10 juin, 2017

Bac philosophie: centres étrangers

Les élèves de TES dans les centres étrangers (Algérie, Tunisie, Grèce, Rome) ont réfléchi aux sujets suivants:
Sujet 1: Faut-il vouloir la vérité plus que tout?
Sujet 2: Accomplir son devoir, est-ce agir librement ?
Sujet 3: texte de JS Mill

Il s'agit de réfléchir dans le texte à la question du bonheur et du sens de la vie. L'auteur critique l'idéal stoïcien de non-attachement à la vie. Il ne s'agit pas non plus, pour reprendre l'utilitarisme de Bentham, de défendre uniquement l'idée de jouissance, de satisfaction. Celui qui veut être heureux  doit disposer en lui d'une "sympathie fraternelle pour les intérêts collectifs de l'humanité": c'est par l'intérêt porté aux choses - les choses de la nature, les œuvres d'art, les créations de la poésie - que nous nous accomplirons et non en restant ignorant et égoïste. Il est vrai que le fait de partager ce que nous aimons nous rend heureux et confiant en l'avenir - pour moi, ce sera l'amour de la philosophie, de la nature - la montagne et les animaux - et l'éducation !  Certes, nous pouvons choisir de ne pas être heureux; mais c'est dans le partage que nous trouverons "des sources inépuisables d'intérêt".
 Je donne une autre traduction de L'utilitarisme (Chap II, "Ce qu'est l'utilitarisme") que celle proposée au Bac:

" Pour ceux qui ne s’intéressent ni aux choses publiques ni au domaine privé, la vie est très peu excitante et, en tout cas, elle perd de sa valeur quand le temps approche où tous les intérêts égoïstes disparaissent avec la mort, alors que ceux qui laissent après eux des objets d’affection personnelle, spécialement ceux qui ont sympathisé avec les intérêts collectifs de l’humanité, conservent un intérêt aussi vif pour la vie à la veille de leur mort que quand ils étaient jeunes, vigoureux et en pleine santé. Juste après l’égoïsme, c’est le manque de culture qui fait qu’une vie ne satisfait pas quelqu’un. Un esprit cultivé – je ne parle pas de l’esprit d’un philosophe mais d’un esprit pour lequel les fontaines de la connaissance ont été ouvertes et à qui on a un peu appris à exercer ses facultés – trouve des sources inépuisables d’intérêt dans tout ce qui l’entoure, dans les objets de la nature, dans les œuvres d’art, dans les idées des poètes, dans les événements historiques, dans les routes empruntées hier et aujourd’hui par l’humanité et dans les perspectives d’avenir." 
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