21 juin, 2016

19 juin, 2016

portrait

Vendredi, j'ai reçu une journaliste de Var-matin chez moi pour parler de mon livre, de la disparition de Bill l'épagneul; mais pas seulement car il fallait évoquer les liens avec ma famille. L'idée bien-sûr est de rendre la cause animale moins austère en dévoilant certains aspects de ma personnalité - et ce n'est pas facile.
 Il fallait se souvenir de la guerre d'Algérie, de mon père envoyé en Algérie et de la rencontre avec ma mère (très jeune). Beaucoup d'images ont surgi, et je n'ai pas raconté cette histoire ancienne: mon père avait décidé d'offrir une bague de fiançailles à ma mère, et arrivé avec un quart d'heure de retard face aux portes du désert, il avait essuyé un refus; la bague fut jetée en pleine figure  (à cause du retard) ! Quel caractère de cochon cette femme ! Et pourtant, ce sont bientôt 59 ans de mariage et beaucoup de passions et de disputes !
 En revanche, j'ai mentionné la "rencontre" avec Bill l'épagneul, cette histoire racontée au Chat; des liens sans doute très fort entre le Chat et la Chienne !
 
 Je vais tenter d'écrire un roman cet été et ensuite je rêve de partir sur une île déserte !
 
   En attentant, il faut que je me prépare à courir à Aix le 25 juin à 20h avec Samia de l'AVF; et je vais commencer à m'entraîner dès mardi vers 20h sur la plage de Magaud car le soir ce n'est pas ma spécialité (je suis une matinale) !
 


17 juin, 2016

De l'esprit créatif !

Il est toujours très difficile de trouver sa place dans un monde où prime l'apparence; j'ai échoué dans un poste à pourvoir juste pour une question pédagogique ! C'est vraiment dommage que l'éducation nationale  par sa rigidité , son conformisme ne puisse reconnaître les esprits créatifs comme moi! Mais j'ai des ressources - deux arts martiaux - et la pratique quotidienne de la philosophie !
  J'ai tracé ma route - je ne suis pas séduite par l'apparence  que ce soit une chose ou un homme  ; je sais absolument que je dois sortir de ma prison, sinon, je ne pourrai faire mon travail de "philosophe"
.
 Ce matin, j'ai songé à une chanson d'adieu de Mano Solo, mort du sida en 2010 (fils de Cabu); une chanson qui déchire les tripes.
 Mon chat  errant "zen" est mort il y a 15 jours d'une crise d'urée foudroyante, et j'ai été obligée de le faire euthanasier pour abréger ses souffrances ! Adieu le chat !
 
https://www.youtube.com/watch?v=-7wL0dngbnk


"Je suis venu vous voir avant de partir, y'avait personne ça vaut mieux comme ça. Je savais pas trop quoi vous dire, croyez pas que je vous abandonne même si encore une fois je vous laisse le pire, les larmes qu'on verse sur la mort d'un homme. Adieu mes amis, je me serais bien battu encore, adieu mes amours, priez pour moi.

Toi que j'aime, que j'ai aimé, compagnon d'un jour ou d'une année, déjà tu sais que dans mon coeur même moisi flottent encore violence et tendresse.
Mon existence ne tient pas qu'à ma graisse, je suis esprit avant d'être un corps. Je suis mort, mais rien n'est fini, il reste ma voix et bien peu d'écrits.
J'avais surtout une grande gueule pour chanter des chansons d'amour pour Paris sur la petite scène du Tourtour.

Mes amis ne pleurez pas, le combat continue sans moi. Tant que quelqu'un écoutera ma voix je serai vivant dans votre monde à la con.
Avec du sang plein les orbites et même du plastique sur la bite, je vais sûrement être recalé à l'examen du grand sage, mais j'en profiterai quand même pour lui dire ce que j'en pense de l'existence, cette engeance. Et s'il ne voit pas que je suis un ange, alors qu'il change de boulot.

Et si il veut moi je prends sa place.
Y aura des filles et de la ganja, des passions sans limites. Nous nous battrons des ailes et nous volerons pour elles.
Nous mangerons des pommes envenimées et nous cracherons le mal comme un pépin. Nous serons sincères comme jamais, et nous serons beaux pour ça...

Adieu mes amis, priez pour moi... "


13 juin, 2016

La laïcité 9 décembre 1905

Concentration  maximale sur la laïcité et la démocratie: tout est possible. Répondre et agir au "moment opportun" !
 

08 juin, 2016

Paternalisme et émancipation !

 Excellente analyse de l'attitude de E. Macron face au pouvoir. Effectivement, si on traite les citoyens comme des enfants (rapport roi/sujets), on ne peut attendre que des comportements d'enfants.
Je ne tutoie pas mes élèves en cours... Parce que j'estime qu'il faut une certaine distance pour enseigner; il reste qu'il faut être clair sur la notion de respect...Un homme qui exigerait par exemple d'une femme une certaine conduite imposerait sa propre domination; il serait donc nécessaire de le quitter afin de s'émanciper  - l'idéal des Lumières tel qu'il est pensé par Condorcet. La réciprocité exige en effet les mêmes droits. Mais il est évident que se pose le problème du rapport au pouvoir.

« On ne tutoie pas un ministre, on ne l’invective pas ». C’est ainsi que Macron, le ministre de l’Économie, s’est justifié de la réponse qu’il fit à un manifestant quelque peu hostile. Mais là où le bât blesse c'est que le respect – selon Emmanuel Macron – n’engage pas la réciprocité : ce n’est pas celui que se doivent deux inconnus, mais celui du citoyen pour le ministre. Le ministre est au-dessus du citoyen.
 
« On ne tutoie pas un ministre, on ne l’invective pas ». C’est ainsi qu’Emmanuel Macron, le ministre de l’Économie, s’est justifié de la réponse qu’il fit à un manifestant : « Vous n'allez pas me faire peur avec votre T-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler ». L’explication est, malheureusement, aussi révélatrice que la phrase qu’elle est censée éclairer.
 
Le respect – selon Emmanuel Macron – n’engage pas la réciprocité : ce n’est pas celui que se doivent deux inconnus, mais celui du citoyen pour le ministre. Le ministre est au-dessus du citoyen.
Cette supériorité hautement revendiquée en dit long sur l’effacement des « valeurs » républicaines dont le gouvernement n’hésite pourtant jamais à se faire le défenseur. En République, l’exécutif n’est – comme son nom l’indique – que l’exécutant des décisions du législatif, lequel sert le peuple qu’il représente et qui reste toujours, en dernière analyse, souverain. Si rapport de subordination il y a, c’est donc le citoyen interpellant Macron qui est de deux degrés supérieurs à ce dernier, puisque celui-ci n’est que mandaté par les représentants du peuple. Évidemment, en ces temps de dictature de l’exécutif au moyen du 49.3, cette hiérarchie des pouvoirs n’a plus grand sens.

Confusion des valeurs

La confusion des pouvoirs produit la confusion des valeurs. À moins qu’elle n’en procède ? L’outrage fait à Macron est révélateur des attentes de celui-ci. Comment peut-on ne pas le respecter ? Comment peut-on ne pas déférer à la richesse, dont le costume est l’emblème et le travail – bien sûr – la source ? Comment peut-on ne pas déférer au statut, car enfin, un ministre, tout de même ! Richesse et statut fondent une prétention au monopole du savoir qu’avait exprimée avec une candeur déconcertante une autre ministre, Najat Vallaud-Belkacem. Celle-ci « une vision un peu paternaliste » de la République :
"Pardon pour ce bon sens, peut-être un peu trop classique pour certains, mais je trouve qu’un responsable politique et en particulier un responsable politique au sommet de l’État, qui préside aux destinées d’un pays, d’une certaine façon, il a un peu un rôle équivalent à ce que peut avoir un père de famille ou une mère de famille à l’égard de ses enfants."
Suit une comparaison entre le chef de l’État et les parents :
"N’est-il pas utile que, de temps en temps, vous leur donniez confiance en eux-mêmes, vous leur disiez où on va et comment on y va ? Parce que vous, vous avez l’ensemble des informations utiles pour éclairer, justement, leur chemin."
Vous savez ce que vos enfants ignorent et c’est pourquoi vous devez – avec amour, patience, pédagogie, mais au besoin avec fermeté – guider leurs pas… L’habileté de la comparaison filée par la ministre consiste en cela qu’elle s’adresse à nous en tant que parents pour nous ravaler au rang d’enfants : c’est la façon dont nous traitons nos enfants qui nous enseignent la façon dont nous devons être traités nous-mêmes. Ainsi se constitue la grande pyramide sociale dans laquelle les enfants sont élevés par des enfants plus grands, dans le respect de notre père à tous.

Roi, père et intendant

Ce qui relève, pour Najat Vallaud-Belkacem, du simple bon sens est en réalité l’imaginaire monarchique le plus pur, aux antipodes de la pensée des Lumières que Kant définissait « comme la sortie de l’homme hors de l’état de tutelle », c’est-à-dire de « l’incapacité de se servir de son entendement sans être dirigé par un autre ». La ministre de l’Éducation pourrait relire avec profit la célèbre exhortation : « Sapere aude ! » Osez savoir !
C’est parce que les Lumières visaient à fortifier ce courage en tout homme qu’elles se sont précisément attaquées à la confusion entre pouvoir politique et autorité paternelle. Ainsi Diderot écrivait-il dans l’Histoire des deux Indes que "l’on a confondu les idées de père avec celles de roi. Un père est peut-être un roi dans sa famille ; mais un roi, même un bon roi, n’est jamais un père dans la société : il n’en est que l’intendant. C’est à lui qu’elle a remis ses intérêts, pour en être dignement récompensé s’il gère bien, sévèrement puni s’il gère mal".
 
Dans Le Contrat social, Rousseau soulignait pour sa part que « dans la famille, l’amour du père pour ses enfants le paye des soins qu’il leur rend ; et que, dans l’État, le plaisir de commander supplée à cet amour que le chef n’a pas pour ses peuples ». Le peuple infantile, c’est celui qui attribue à son roi amour et savoir et qui, dès lors, renonce à être lui-même souverain.
Les penseurs des Lumières n’avaient pas attendu Pierre Bourdieu pour analyser la structure symbolique des pouvoirs politiques : cinq ans avant la Révolution, un jeune avocat nommé Maximilien Robespierre constatait amèrement que "ce n’est ni la raison, ni la vérité, mais l’éclat des distinctions extérieures qui détermine l’estime de la multitude. Voyez comme partout elle considère la vertu moins que les talents, les talents moins que la grandeur et l’opulence ; voyez comme le peuple se méprise lui-même à proportion du mépris qu’on a pour lui".
Il n’est donc pas étonnant que la Révolution se soit jouée sur le plan symbolique autant que politique ou économique.

Civilité républicaine

Or le tutoiement avait de longue date été comme une consécration de l’inégalité des conditions dans le langage. Condillac, déjà, enseignait au prince de Parme :
"Sans doute, on a, dans les commencements, dit tu à tout le monde, quel que fût le rang de celui à qui on parlait. Dans la suite, nos pères barbares et serviles imaginèrent de parler au pluriel d’une seule personne, lorsqu’elle se faisait respecter ou craindre, et vous devint le langage de l’esclave devant son maître."
Dans la chaleur de la lutte, les sans-culottes firent du tutoiement le signe de l’émancipation de toute tutelle : la Chronique de Paris du 3 octobre 1792 déclarait que « si vous convient à Monsieur, toi convient à Citoyen. » Le 10 Brumaire an II (31 octobre 1793), un délégué des Sociétés populaires, Malbec, rappelle :
"Les principes de notre langue doivent nous être aussi chers que les lois de notre République [demandait] un décret portant que tous les républicains français seront tenus à l’avenir, pour se conformer aux principes de leur langage en ce qui concerne la distinction du singulier au pluriel, de tutoyer sans distinction ceux ou celles à qui ils parleront en seul, à peine d’être déclarés suspects, comme adulateurs, en se prêtant, par ce moyen, au soutien de la morgue qui sert de prétexte à l’inégalité entre nous."
En visite à Valenciennes, le 31 mai 2016.
On voit que le tutoiement dont Emmanuel Macron fut l’objet a lui-même son histoire : il n’est pas un manque de politesse mais une marque de civilité républicaine. Tutoyer son ministre, c’est le rappeler à l’égalité – rappel opportun en ces temps où le pouvoir revendique à nouveau l’autorité paternelle. Face au bon sens paternaliste dont s’autorise la répression du mouvement social, comme une fessée infligée à un peuple qui s’est montré rétif à l’amour, la patience et la pédagogie, il est peut-être bon de rappeler ce qu’écrivait Diderot :
"Des enfants qui se constituent juges d’un mauvais père et qui le condamnent à mourir, sont des parricides. Des sujets qui s’assemblent et qui se font justice d’un mauvais souverain, ne méritent point ce nom odieux ; ils ne le mériteraient même pas en faisant justice d’un bon souverain qui aurait fait le bien contre la volonté générale. […] Peuples, ne permettez donc pas à vos prétendus maîtres de faire le bien contre votre volonté générale. Songez que la condition de celui qui vous gouverne n’est pas autre que celle de ce cacique à qui l’on demandait s’il avait des esclaves, et qui répondait : « Des esclaves ? Je n’en connais qu’un dans toute ma contrée, et cet esclave, c’est moi ! "
The Conversation
, Lecturer in Modern and Medieval Languages,
 



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07 juin, 2016

Pique-nique avec l'AVF et course à Aix !

Un samedi qui s'annonce chargé: un pique-nique avec l'AVF puis rencontre avec le directeur du Faron à 17h à Toulon avec les militantes. Et ce matin, Samia de l'AVF Marseille me demandait au téléphone si j'étais ok pour courir à Aix le 25 juin au soir ( cause animale) et il faut juste galoper très vite ! ! J'aime bien les défis sportifs et j'espère être en forme après la correction des copies du bac !
 

06 juin, 2016

Le bonheur au Revest !

Le lundi après-midi, je m'en vais marcher au Revest (barrage) avec Litchi la chienne hyperactive; et aujourd'hui, elle s'est jetée à l'eau et nage très bien (après trois essais ) ! Un pur moment de bonheur ! J'aime la simplicité de la vie.
  Pour le moment, mon dossier de "chargée de mission" est consulté à Lyon; mais je vais mettre le paquet pour un poste dans l'académie de Nice; j'aimerais vraiment piloter des projets éducatifs ! Je suis en train de revoir mon CV; pas trop mal dans la mesure où j'ai été "référent laïcité" dans le Var.  
Ce serait vraiment bien de rencontrer le chat de ma destinée s'il veut bien se manifester !


 

Journée contre les abattoirs et pique-nique végétalien !

Grande manifestation à Paris et dans le monde contre les abattoirs: une belle démonstration de notre volonté de voir la fin de la souffrance ! Mais j'étais à Toulon pour le pique-nique près de la plage des Sablettes: un moment convivial !


 

02 juin, 2016

courir au Faron !

Je discutais hier au téléphone avec mon beau-frère de retour de Chennaï en Inde du Sud (avec ma sœur et les enfants): il m'a confirmé que 1h07 c'était pas mal pour ma course de 10 km ce dimanche: il reste que j'ai mal négocié mes descentes; donc je compte bien tirer profiter de cet enseignement pour courir en 1h d'ici trois semaines au Faron tous les dimanche jusqu'au sommet ! Courir demande un dépassement de soi comme aimer demande de l'attention, de la constance même quand l'être aimé nous bouscule !   
 En attendant, révision avec mes élèves pour les épreuves du bac; une période que j'aime particulièrement où j'essaie - dans la limite de mes possibilités -  de leur faire gravir des sommets !!


01 juin, 2016

Du pouvoir

Je me méfie toujours de ceux qui ont un peu de pouvoir et qui s'en servent pour humilier les autres, reprendre leur propos, leur interdire de s'exprimer. A ce titre, je préfère un homme sans "pouvoir" qui n'utilise pas sa fonction sociale pour se sentir supérieur . Ce que j'aime, c'est la probité, la spontanéité, la bienveillance, la modestie et quand on ne retrouve plus de telles qualités, mieux vaut partir.
 J'espère pouvoir sortir de ma "prison"; pour l'instant, un dossier de candidature est consulté; je ne dépasse pas la région de Lyon (car je ne veux pas vivre dans l'est ou le nord de la France).

De l'indécence !

J'avoue avoir été choquée par le propos du ministre de l'économie Emmanuel Macron: demander à une personne de travailler pour s'acheter un costard, c'est indécent ! Le pouvoir doit être exemplaire et non donneur de leçon ! N'y aurait-il donc en France que le parti de la frustration -  le FN - ou le parti des gagnants, des biens nés - le mouvement de E. Macron ! Le mépris affiché par le ministre ne fait qu'exacerber les frustrations sociales !

http://www.liberation.fr/france/2016/05/28/emmanuel-macron-tee-shirt-costard-et-sortie-de-route_1455746