31 janvier, 2016

WE émotion

Un WE riche en émotion: une intervention auprès des lycéens à propos de la vivisection, un happening sur le port de Toulon et une séance dédicace du livre d'Audrey Jougla; il faudra que je parle des fortes convictions des militants dans un autre billet. En tout cas, les élèves et militants ont été touchés par la sincérité d'Audrey !
 Pour reprendre des forces, footing avec Litchi près de la Tour Royale !
 


28 janvier, 2016

Cauchemar et surmenage

Cette nuit, j'ai rêvé qu'un homme marchait au bord de la mer avec une tortue; le sable les recouvrait !
 Du surmenage en ce moment: trop de projets intéressants et pas vraiment le temps de les préparer avec mes milliers de copies. Bref, il va falloir changer de vie. En attendant, "Cani-cross" avec Litchi le matin !
 


26 janvier, 2016

Vous êtes embarqués !

Côté français, j'ai une profonde admiration pour le philosophe Blaise Pascal: chaque année, en été (on peut aussi faire du parapente), je me rends sur le Puy-de-Dôme et je célèbre son expérience de la pression atmosphérique.
 Pour le fameux pari - convaincre le libertin de croire en Dieu -, il ne s'agit pas d'un pari ni d'un calcul des probabilités. En fait, nous sommes "embarqués".
Et si je doute - ce n'est pas de la constance de mes sentiments - mais des intentions d'autrui: qu'est-ce qu'il veut me dire ? S'adresse-t-il à moi ?  Face à cette incompréhension, il faut tenir bon: je suis en face de la profondeur et je ne la comprends pas: "Le silence de ces espaces infinis m'effraie" !

25 janvier, 2016

Le temps qui reste !

Très beau texte de Serge REGGIANI et souvenir de la mort de ma grand-mère décédée il y a 7 ans. J'avais écrit en sa mémoire un texte sur l'éthique du Care (le soin); elle qui se consacrait avec passion et dévouement aux malades de "sa clinique" près de Rouen:
 
 
 
 
 
"Combien de temps...
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures, combien ?
Quand j'y pense, mon coeur bat si fort...
Mon pays c'est la vie.
Combien de temps...
Combien ?

Je l'aime tant, le temps qui reste...
Je veux rire, courir, pleurer, parler,
Et voir, et croire
Et boire, danser,
Crier, manger, nager, bondir, désobéir
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Voler, chanter, parti, repartir
Souffrir, aimer
Je l'aime tant le temps qui reste

Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais qu'il n'y a pas longtemps...
Et que mon pays c'est la vie
Je sais aussi que mon père disait :
Le temps c'est comme ton pain...
Gardes-en pour demain...

J'ai encore du pain
Encore du temps, mais combien ?
Je veux jouer encore...
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d'Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix...
Je l'aime tant le temps qui reste...

Combien de temps...
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je veux des histoires, des voyages...
J'ai tant de gens à voir, tant d'images..
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
C'est drôle, les cons ça repose,
C'est comme le feuillage au milieu des roses...

Combien de temps...
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je m'en fous mon amour...
Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore...
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul...
Quand le temps s'arrêtera..
Je t'aimerai encore
Je ne sais pas où, je ne sais pas comment...
Mais je t'aimerai encore...
D'accord ?"


24 janvier, 2016

On ne badine pas avec l'amour !

A la fin de On ne badine pas avec l'amour (Alfred de Musset),
 
Perdican répond magistralement à Camille: ceux qui doutent, ceux qui ont peur de souffrir passent sans doute à côté de leur vie et de l'amour...Ainsi va la vie:
 
 
"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueuilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompés en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit : j'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueuil et mon ennui."
 


22 janvier, 2016

Hommage à Jean-Pierre Cometti

Un grand philosophe Jean-Pierre Cometti, professeur à l'université d'Aix-Marseille, vient de disparaître le 5 janvier 2016: j'ai le souvenir d'un esprit ouvert, un travailleur acharné et un homme d'une grande gentillesse. Je me souviendrai toujours de ce grand colloque à Cerisy sur "cent ans de philosophie américaine" avec Rorty et Davidson (les Editions de l'Eclat sont remarquables). Des ouvrages de Jean-Pierre Cometti devraient sortir en février 2016; mais quelle tristesse de voir disparaître cette personne !

La mort n’est pas un événement de la vie. On ne vit pas la mort. Si on entend par éternité non la durée infinie mais l’intemporalité, alors il a la vie éternelle celui qui vit dans le présent.”           Ludwig Wittgenstein, Tractatus logico-philosophicus (1918).
 
Voici deux hommages:
 

"Jean-Pierre Cometti, professeur honoraire à l’université d’Aix-Marseille, brusquement décédé dans la nuit du 5 janvier, fut un passeur de premier plan.
Passeur, il le fut avec « Tiré à Part », une collection unique qu’il créa et dirigea aux Éditions de l’Éclat pendant vingt ans, de 1989-2009. On découvrit alors, traduits en français, de l’allemand, de l’italien, de l’anglais surtout, Karl Otto Apel, Stanley Cavell, Paolo Virno, Iris Murdoch, Nelson Goodman, Donald Davidson, Ian Hacking, Jerrold Levinson, Hilary Putnam. Infatigable traducteur lui-même, Jean-Pierre Cometti fut aussi le passeur d’un pan important de la philosophie américaine dont le lecteur français ne savait à l’époque pas grand-chose. Sans endosser les dichotomies entre philosophie anglo-saxonne et continentale, entre perspective analytique et phénoménologie, il la présenta comme un tout complexe, avec ses nœuds, sa dynamique, son évolution.
À partir de sa précoce lecture du « second » Wittgenstein, dont il rendit populaires en France les notions d’usage, de forme de vie, de jeu de langage, il accompagna aussi le rapprochement entre la philosophie issue du « tournant linguistique », la théorie critique et le pragmatisme, sachant saisir les intuitions constitutives des philosophies qu’il interprétait tout en élaborant les siennes propres. Il trouva chez Richard Rorty, son ami, dont il fit découvrir les écrits en France, une nouvelle manière de faire de la philosophie qui résonnait avec la sienne. Comme Rorty, Cometti combattait tous les dualismes, le substantialisme, la sacralisation, le fondationnalisme, les idées d’arrières mondes. Il apprécia vivement la lecture que Rorty proposait des enjeux et des conséquences du pragmatisme qu’il revisita et remis sur le devant de la scène. Il trouva aussi chez lui une interprétation de John Dewey à laquelle il adhéra, estimant qu’il permettait de saisir ce que l’instrumentalisme et l’expérimentalisme de Dewey avaient de plus radical et libérateur, et en quoi on ne pouvait les rabattre sur le courant romantique naturaliste américain issu d’Emerson et Thoreau. C’est par Rorty que Jean-Pierre Cometti découvrit Dewey, à qui deux de ses derniers livres, bientôt disponibles, sont consacrés. La traduction des œuvres majeures de Dewey et la difficile question de leur publication à une époque où les éditeurs n’étaient guère intéressés l’ont préoccupé du tout début des années 2000 jusqu’à aujourd’hui.
Jean-Pierre Cometti fut aussi un passeur au sens où il créa des passages entre des domaines, des disciplines, des pratiques différents. On connaît ses très nombreux travaux en esthétique, ses contributions majeures à la philosophie de l’art et sa critique de toutes les thèses qui, d’une manière ou d’une autre, postulent l’autonomie de l’art, son amitié avec Rainer Rochlitz qu’il admirait. On connaît moins son intérêt vivace pour les pratiques des arts, pour la littérature, celle de Musil en particulier, à qui il consacra ses premiers textes, pour la musique, notamment pour le jazz qu’il jouait sur sa basse de temps à autre. Et on en sait encore moins concernant sa démarche en quelque sorte de terrain, celle qui lui fit découvrir les peintres de la vallée de l’Hudson, qu’il traversa à plusieurs reprises, contemplant les paysages dont il admirait les tableaux, affirmant haut et fort, comme c’était sa coutume, que les Américains n’avaient pas attendu Marcel Duchamp pour se mettre à la peinture et à l’art. En compagnie des nombreux artistes qui étaient ses amis, et avec lesquels il discutait à bâtons rompus, il fréquenta de près le « processus créatif », la vie de l’atelier, la très cuisante question de l’économie de l’art, le rapport des artistes à l’enseignement. Fréquemment, sans jamais refuser aucune invitation, curieux et attentif, il prenait part aux discussions des acteurs des mondes de l’art, de la danse, de la poésie, et fréquentait assidûment leurs lieux. Une fois à la retraite, il reprit du service à l’école des Beaux-Arts d’Avignon où il enseigna plusieurs années la philosophie, animant des séminaires, mettant en place la recherche au niveau du Master et aussi explorant les ateliers où les étudiants sont formés à la conservation-restauration des œuvres, dont provient la matière d’un livre à paraître prochainement. S’il était prompt à prendre position, parfois avec la colère qui s’imposait, parfois avec admiration, il était aussi enclin à changer d’avis et à faire évoluer ses priorités. Il fut pour beaucoup un ami généreux et fidèle, et là encore un passeur irremplaçable. Il pratiquait la philia, c’est-à-dire cette sorte d’amitié qui sied à chaque situation parce qu’elle s’y adapte et se découvre une forme appropriée. Il m’avait par exemple raconté comment il avait réussi à déménager un nid de petites mésanges, situé au creux d’un arbre de son jardin, dans une boîte qu’il avait suspendue assez haut pour les sauver des griffes de son chat qui les avait repérées. Sans aucune suffisance, sans jamais se mettre en avant, avec une grande modestie, une excellente écoute, une capacité hors norme de lecture, il savait donner une chance aux êtres et aux idées.
De nombreux travaux de Jean-Pierre Cometti sont disponibles sur ces pages : https://sites.google.com/site/jipco… et https://univ-amu.academia.edu/JeanP…
Ses livres à paraître en janvier et février 2016 sont les suivants :
- La démocratie radicale. Lire John Dewey, « Folio essais », Gallimard, 25 janvier 2016.
- La nouvelle aura. Economies de l’art et de la culture, Questions théoriques. janvier 2016,
- Conserver / restaurer : l’œuvre d’art à l’époque de sa préservation technique, « Les essais », Gallimard, 18 février 2016,
- Les Essais politiques de John Dewey, (avec J. Zask), traduction et présentation, « Bibliothèque de philosophie”, Gallimard, 15 février 2016.
publié le 11.01.2016 http://www.raison-publique.fr/article799.html"

Joëlle Zask


21 janvier, 2016

Travail des élèves

J'ai proposé à une classe de Terminale (séquence 1h) de lire le texte de Horta sur la nécessité ou non d'intervenir dans la nature pour protéger les animaux sauvages: il s'agit donc de présenter des arguments:
 
 
L’homme doit intervenir dans la nature pour diminuer les souffrances des animaux
L’homme ne doit pas intervenir dans l’ordre de la nature
 Pour éviter la disparition des espèces protégées
 pour défendre l'ordre naturel
 Les hommes et les animaux ont la même âme donc ont droit au respect
 on fait partie des vivants donc on ne doit pas intervenir dans la nature
 pour éviter la loi du plus fort
 On ne doit pas bouleverser un ordre naturel


19 janvier, 2016

La nature en question: l'intervention de l'homme

Je me suis souvent posée la question: l'homme doit-il intervenir dans la nature pour diminuer la souffrance des animaux ? Mais par là, ne remet-il pas en question l'équilibre de la nature ? Mais peut-on accepter la loi de la nature ? Il faut se demander quelle réponse peut apporter l'antispeciste?

17 janvier, 2016

L'expérimentation animale en question !

Le scandale de Rennes à propos des cobayes humains et animaux montre à quel point l'expérimentation doit être repensée, car il s'agit de défendre le vie et la santé des animaux et des humains !
 Il reste 10 jours pour mobiliser les militants et militantes  lors du happening à Toulon le 30 janvier 2016 sur le port de Toulon. Pour ne pas se tromper de direction, voici le programme détaillé (une semaine précédant l'événement sur FB):
 
Quai de Sinse (face à la place Louis Blanc) de 10h à 13h30;
 puis repas végétalien au resto de "La tête d'aïl" à 13h30
 et enfin présentation du livre d'Audrey Jougla "Profession: animal de laboratoire" à 15h15 à la librairie "le Carré des mots" !
Hélas, je n'ai pu me rendre ce matin à Nice avec des militants pour la défense du loup car je dois changer le boitier de direction et la barre stabilisatrice de ma voiture (j'ai pu donc aller courir au Faron avec Litchi le labrador, mais quel froid ! ) mais en région PACA, nous avons beaucoup de causes à défendre.
 


16 janvier, 2016

Barcelone et Gaudi !

Je pars à Barcelone du 9 février au 13 février: revoir avec plaisir le chef d'œuvre de Gaudi et Barcelone, un vrai bonheur !
 


09 janvier, 2016

Intention et action

Petit footing avec Litchi à l'Anse de Méjean: bon, il va falloir apprendre à courir au même rythme ! De la patience...Elle doit comprendre mes intentions. Et c'est un véritable bonheur de communiquer, de chercher à comprendre. En aïkido, on montre bien le lien entre l'intention et l'action, sinon pas de rencontre entre les deux protagonistes.
 
 !

01 janvier, 2016

2016 à construire !

Pour cette année 2016, travaillons pour un monde plus respectueux des droits humains et non humains !
Et des actions sont prévues à Toulon _ le 30 JANVIER 2016 sur le port de Toulon happening contre la vivisection:
 
 
Pour cette année 2016 défendons la cause animale: le 30 janvier à Toulon Happening contre la vivisection en présence d'Audrey Jougla et une militante de la PEA (pour l'égalité animale) devrait nous rejoindre, alors n'hésitez pas, inscrivez-vous: il nous faut un grand triangle, puis des actions pour la défense du loup et pour l'abolition de la viande sont prévues à Nice en Janvier. Et pour terminer, la balade des animaux heureux avec Cindy le 7 février à la Sainte-Baume: du cœur et de l'action !
https://www.facebook.com/events/476551082524517/
 
 Bill décédé en mars 2015
 
 
 
Litchi née en septembre 2015