05 avril, 2016

estime de soi, magnanimité et franchise

Il me semble qu'il existe chez le magnanime une grande force contrairement à celui qui a peu d'estime de lui. Donnons une définition de ce terme dans le livre IV de L'éthique à Nicomaque (Aristote)
:
"Est magnanime celui qui se juge digne de grandes choses et qui en est réellement digne".

 Evidemment, la magnanimité, si elle est en accord avec les actes vertueux n'est pas de l'orgueil: elle traduit une haute estime de soi, parce que celui (ou celle) qui dit la vérité, se moque bien des convenances et des hypocrisies sociales; il (elle) veut provoquer pour susciter une prise de conscience sans être atteint par la moquerie:

"Il trouve par ailleurs nécessaire d'afficher ce qu'il déteste et ce qu'il aime, car le secret trahit un timoré, de cultiver la vérité plutôt que l'opinion et de parler et d'agir au grand jour. Il possède en effet la liberté de langage que lui donne son mépris des conséquences."

 Au fond, l'homme (ou la femme) généreuse se moque bien du ridicule: elle sait que pour un être ayant une faible estime de soi le prestige social n'est que parure; et qu'en conséquence, on ne peut estimer un être qui est à la fois esclave et dominateur.

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