04 mai, 2015

Thich Nhat Hanh et le chat de Schrödinger !

Dans la vallée du Valgaudemar, le soir je lisais le moine bouddhiste Thich Nhat Hanh vietnamien:

"Par une belle journée ensoleillée, vous regardez le ciel et vous voyez un beau nuage traverser le ciel. Vous admirez sa forme, la façon dont la lumière vient jouer sur lui et l'ombre qu'il crée sur le champ vert. Vous voulez qu'il reste avec vous et qu'il continue à vous rendre heureux. Mais la forme et la couleur changent. D'autres nuages viennent se joindre à lui, le ciel s'assombrit et il commence à pleuvoir. Le nuage n'est plus qu'apparent. Il s'est transformé en pluie. Vous vous mettez à pleurer pour que votre nuage bien-aimé revienne.
Mais si vous saviez qu'en regardant la pluie profondément, vous pouvez continuer à voir le nuage, vous cesseriez de pleurer."

 Je suis sûre que cette réflexion sur l'impermanence est compatible avec la compréhension du fameux paradoxe, en mécanique quantique, du chat de Schrödinger: comment conserver la notion d'individualité dans des multi-univers; la mécanique quantique à saisir !
 D'ailleurs, sur un plan psychologique, nous préférons la stabilité à l'instabilité, la certitude à l'incertitude. Et dès que nous sommes délivrés de nos illusions, dès que nous savons (l'illusion amoureuse en constitue une bonne illustration), nous retrouvons notre sérénité.
Mais saurons-nous vraiment si le chat est vivant ou mort de manière déterminée? Notre intelligence ne peut nous permettre de comprendre.

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