26 décembre, 2014

Morale et empathie

Il est étrange que les scientifiques se livrent à des interprétations douteuses: suite au comportement d'un macaque dans le Nord de l'Inde en Décembre 2014, un scientifique du CNRS de Marseille prétend que l'animal n'a pas "sauvé" un autre animal, mais s'est plié à certaines lois du comportement ! Or, l'objectivité scientifique ne consiste en aucune manière à nier - sans avoir de preuve - l'empathie, la conscience de la mort. Frans de Waal, à juste titre, s'oppose à de telles pseudo-explications ! Bref, le raisonnement de ce chercheur du CNRS est constitué de sophismes :


Firenze !

Je pars quelques jours à Florence, pour je l'espère, de belles rencontres dans cette splendide ville ! A mon retour, beaucoup de choses à écrire et à préparer !

Limousin: remise en liberté d'un orang-outan !

C'est une bonne chose que les scientifiques s'interrogent !


http://france3-regions.francetvinfo.fr/limousin/2014/12/25/remise-en-liberte-d-un-orang-outan-les-specialistes-limousins-d-interrogent-619804.html

24 décembre, 2014

Morale laïque

Par manque de temps et de motivation, j'ai délaissé ce blog; mais c'est pour la bonne cause: la préparation du happening  "stop aux animaux" à Toulon le 10 Janvier 2015 et la préparation des cours à l'ESPE de Draguignan: fin Janvier, j'attaque la question des valeurs et de la morale laïque; les sujets me passionnent !

15 novembre, 2014

Blog ALARM

Merci à mes amis d'ALARM ("association de libération animale") de partager mon article - "La justification utilitariste de l'expérimentation animale". Etre militant, c'est défendre une cause, des valeurs morales. C'est agir surtout !

06 novembre, 2014

Publication "Animal et droit"

Mon article "La justification utilitariste de l'expérimentation animale" a été publié sur le site du juriste Jean-Marc Neumann; un grand merci à lui:
http://www.animaletdroit.com/2014/11/article-de-laurence-harang-la.html#.VFt2Tz_LTIV

30 octobre, 2014

La justification utilitariste de l'expérimentation

Sur le site "Réseau de Minerve" (mutualisation des connaissances), mon article "la justification utilitariste de l'expérimentation animale" (août2014) apparaît dans la rubrique du droit des animaux. Notons qu'il est très difficile en France de publier ce type d'article; l'année dernière, mon article a été publié sur un site d'une juriste à Barcelone ("Vers une abolition de la vivisection"):







28 octobre, 2014

Happening à Toulon

Le happening "stop aux animaux dans les labos" doit se tenir à Toulon le 10 janvier 2015; parce que la vivisection est un crime contre l'humanité:
https://www.facebook.com/events/440925102715438/

25 septembre, 2014

La philosophie de l'éducation

J'enseigne en partie au lycée et à l'ESPE de Draguignan: plaisir de redécouvrir la philosophie de l'éducation avec Hannah Arendt, John Dewey...





15 août, 2014

Coll: la libération animale, 40 ans plus tard !

Voici un appel à communication; à vous plumes !
http://creum.umontreal.ca/appel-a-communications-la-liberation-animale-40-ans-plus-tard/?doing_wp_cron=1404497322.5213060379028320312500

12 août, 2014

L'animal n'est pas le modèle biologique de l'humain

Pour répondre aux questions des militants, le blog d'Alarm ( "Marseille contre la vivisection"). Voici un nouvel article à propos de la critique de la vivisection:


 L'animal est-il le modèle biologique de l'humain-e ?
(n'en déplaise à la doctrine utilitariste)




A la question de savoir si les animaux peuvent être des modèles biologiques de l'humain-e, il faut se demander si   les recherches effectuées sur les animaux sont « des données pertinentes pour comprendre et guérir les maladies humaines. » Bref, le modèle biologique  de l’animal permet-il de comprendre et de prédire les réactions d’un organisme humain ?
 "D’abord, il faut expliquer l’utilité d’un modèle en science : il s’agit de se représenter une situation afin d’en déduire des conséquences. En ce sens, le modèle est proche de la fiction dont la finalité est de constituer une carte du monde. Les expériences de pensée en philosophie et en science ont justement pour but d’explorer les possibilités du monde : par exemple, l’expérience du chat de Schrödinger (mi-vivant et mi-mort) en physique ou bien l’hypothèse d’un malin génie dans la philosophie cartésienne. Le but de ces expériences de pensée est d’analyser des conséquences possibles qui ne sont pas réalisables (d’où leur richesse). Sans doute Descartes parvient-il par quelques fictions à mieux comprendre la nature de l’âme. Mais l’utilité d’un modèle repose aussi sur son caractère prédictif : s’il est possible de déduire d’un modèle des hypothèses, alors une simulation des phénomènes est envisageable ; par exemple, des modèles informatiques  permettent de prédire si un bâtiment est capable de résister à un tremblement de terre…Il suffit d’imaginer une grande variété de situations. Or, il est absurde de prétendre faire de l’animal le modèle biologique de l’homme car les expérimentations produites ne conduisent ni à une meilleure compréhension de l’homme ni à une prédiction des maladies humaines.
A)     Les limites du modèle du vivant
Un modèle peut être considéré comme une représentation schématique de la réalité sans constituer une description fidèle de cette réalité. A ce titre, on pourrait faire du vol de l’oiseau  le modèle de l’avion sans pour autant que les propriétés de l’animal soient comparables à celles de l’avion.
Il serait  donc hasardeux de prétendre à une parfaite similarité entre les réactions physiologiques de l’homme et de l’animal. L’erreur de Bernard et des vivisecteurs au XIXe siècle est d’isoler une partie de l’organisme afin de parvenir à une connaissance secrète d’une fonction biologique. Or, c’est oublier que l’organisme est un Tout et qu’il ne peut par conséquent être analysé par l’ensemble de ses parties. Or, l’expérimentation animale se fonde sur l’idée d’une similarité des réactions physiologiques, psychologiques entre l’homme et l’animal. Toutefois, un modèle a pour fonction de représenter un phénomène, d’explorer des possibilités (par exemple dans la simulation informatique) et non d’identifier des propriétés communes.
B) La spécificité du vivant
L’association scientifique « Antidote-Europe » entend dénoncer les excès de la vivisection par une meilleure compréhension des phénomènes biologiques. En premier lieu, il faut bien reconnaître qu’une espèce ne peut être définie exclusivement par ses fonctions biologiques mais qu’elle se caractérise par ses habitudes, son rythme d’activité et de repos ; bref une espèce est définie par une niche écologique particulière. En second lieu, les spécificités de chaque espèce – la réaction d’un rat, d’un singe – sont singulières : c’est pourquoi, il n’y a aucune certitude quant à l’identité de réaction face à un stress, face à l’absorption d’une substance chimique. Or, l’erreur de CL Bernard et des vivisecteurs de son temps était de généraliser la fonction biologique d’un organe à celui d’une autre espèce. Le scandale de la médecine s’accompagne donc de la croyance selon laquelle les tests effectués  sur les animaux protègent l’homme de toute maladie, de tout effet secondaire. Or, les connaissances acquises aujourd’hui permettent de démentir cette croyance. En effet, selon une étude révélée par le journal Le Monde (13 novembre 1997), vingt mille patients succombent en France des effets secondaires des médicaments. Evidemment, les scientifiques d’Antidote Europe, preuve à l’appui, montrent bien que les effets secondaires des médicaments n’étaient pas connus ! On sait bien, suite à des observations, que le cancer ne se développe pas de la même manière chez l’homme que chez l’animal. Or, les instituts de recherche encouragent ce type d’expérimentation sur les animaux pour des résultats quasi nuls ! Car, les fonctions biologiques sont avant tout déterminées par des protéines, lesquelles vont conduire à la digestion, à la transformation des aliments.
C) L’animal n’est pas un modèle prédictif pour l’homme
 On peut donc en déduire que les espèces différentes auront des protéines différentes. Si les réactions physiologiques sont différentes d’une espèce à l’autre, il n’est pas possible d’espérer un modèle prédictif pour l’homme. A titre d’exemple, il suffit de rappeler que certaines substances sont toxiques pour les humains alors qu’elles sont inoffensives pour certains animaux ; ensuite le virus comme le sida ne se développe pas chez le chimpanzé alors qu’il est efficient chez l’homme ; enfin, certains produits sont plus cancérigènes pour certaines espèces que pour d’autres. Il est en un sens absurde de déclencher des cancers chez des souris sachant que le développement d’une telle maladie n’obéit pas aux mêmes mécanismes que chez l’homme. A juste titre, les scientifiques d’Antidote Europe préconisent de faire des recherches dans le domaine de la biologie moléculaire, lors des dérèglements cellulaires à l’origine des cancers.

Il est donc évident que l’expérimentation animale reste inutile et  indubitablement contestable sur le plan éthique . Elle semble satisfaire les chercheurs soucieux de gloire et de renommée comme au XIXe siècle. Pourtant, des méthodes substitutives existent. Ainsi Antidote Europe a mis en place un programme de toxicologie scientifique (PTS) fondé sur la culture de cellules humaines et la technologie des puces à ADN. Il est possible à partir de ces tests effectués de comprendre par quels mécanismes sont affectées nos cellules par des substances toxiques. Dans le domaine de la biologie biomédicale, des tests sur les tissus humains et les cellules humaines font l’objet d’expérimentation. A cela, on peut ajouter la modélisation informatique : les différentes parties du corps sont ainsi représentées ce qui permet de mieux saisir la complexité du système vivant. Les modèles informatiques seront certainement en mesure de prédire le développement de certains cancers.
Conclusion 
 Il est absurde de  penser le modèle du vivant par une identification des propriétés des êtres ; mais il faut le concevoir comme une représentation de phénomènes. Les observations démontrent l’inefficacité des tests sur les animaux pour garantir  la santé humaine."

03 août, 2014

Les Estivales 2014 intervention

Voici le texte de l'intervention aux Estivales 2014 de la question animale:



  Les estivales de la question animale 2014 :
   La vivisection n’est pas un mal nécessaire !

                                                             
 Un constat s’impose : au sein de l’Union européenne, 11 millions d’animaux sont sacrifiés sur l’autel de la science dont plus de deux millions en France ! Les domaines d’application de la vivisection sont vastes ; en chimie, ce sont des tests de produits cosmétiques et d’entretien, en pharmacie, des tests sur les médicaments, en médecine des expériences invasives très douloureuses sont faites sur les animaux et enfin dans le domaine des SVT, la dissection est autorisée.
Selon une définition courante, la vivisection est une intervention chirurgicale sur un animal conscient à des fins de connaissance. Evidemment, il faut distinguer deux formes d’expérimentation ; la première prétend avoir le souci de guérir tandis que la seconde vise à augmenter le savoir. Il est vrai que pour des raisons éthiques, la recherche sur les animaux est obligatoire depuis Nuremberg puisque, au nom du consentement éclairé, le citoyen doit être informé et libre de ses décisions.
   Il est évident que l’on ne peut admettre l’acceptation « neutre » du terme de vivisection tant par l’idéologie véhiculée que par la cruauté de sa pratique. L’expérimentation animale heurte en effet notre sensibilité morale par les souffrances infligées aux êtres sensibles.
Ce qu’il faut comprendre et combattre, c’est l’idée que la vivisection est un mal « nécessaire » et qu’elle améliore la santé humaine. Une précision de langage s’impose : nécessaire pour qui ? Les scientifiques depuis des siècles ne cessent de dire que la souffrance animale est justifiée par le progrès de la connaissance et de la médecine. Mais nous pouvons affirmer- nous, défenseurs de la cause animale – a) qu’aucune souffrance n’est légitime moralement, b) que certaines recherches menées sur les primates non-humains sont arbitraires et inutiles et c) que certains médicaments testés sur les animaux ne sont pas fiables pour les êtres humains. Enfin, au XXième siècle, des méthodes alternatives existent. Toute est une question de volonté politique.
C’est pourquoi, il faut mener des combats contre la vivisection pour faire pression sur les industries pharmaceutiques, les décideurs politiques et surtout il faut informer le citoyen… C’est à partir des campagnes menées contre la vivisection que nous pourrons parvenir à une prise de conscience et changer les comportements (campagnes menées en Europe et en France sur lesquelles nous reviendrons).

Rappel historique

De Claude Bernard, médecin et spécialiste de physiologie (1813-1878), on connaît les travaux dans le mécanisme de la sécrétion interne du glucose dans le foie, l’action du curare dans l’action de paralysie des membres d’une grenouille…Bref, Cl Bernard a fait de la physiologie la science de la biologie expérimentale. C’est pourquoi, il ne peut y avoir une science digne de ce nom sans expérimentation. C’est ainsi qu’il faut insister sur la démarche expérimentale de la médecine : le recherche en biologie ne doit servir que la médecine, autrement ce serait un art superflu ; l’expérimentation permet de découvrir des fonctions biologiques.
  La vivisection animale pour ses partisans au XIXe siècle représente « l’intervention chirurgicale, à des fins de connaissance, sur un animal conscient. »  Le mot « vivisection » provient en latin du terme « vivus » qui désigne l’action de couper, sectionner les parties d’un corps vivant sans anesthésie. Aujourd’hui, la vivisection désigne les expériences invasives pratiquées sur des animaux vivants. Il reste que les méthodes utilisées, en dépit de l’exigence d’assurer le bien-être de l’animal, sont cruelles.
  CL Bernard découvre par l’action d’un poison, le curare, la séparation anatomique du système nerveux : sur des animaux vivants expérimentés, le médecin prouve que la section des nerfs  rachidiens antérieurs produit la paralysie du mouvement alors que ce n’est pas la même chose pour les nerfs rachidiens supérieurs. En se livrant à de telles expériences, Bernard comme Magendie peuvent ainsi tester la sensibilité, le mouvement des animaux en leur coupant les racines rachidiennes antérieures et postérieures. Il est curieux de constater l’idée selon laquelle la connaissance du vivant reposerait sur la découverte de son anatomie et de son organisation biologique ; autant dire que CL Bernard partage la croyance selon laquelle les phénomènes de la vie résultent d’un déterminisme physico-chimique : chaque être vivant serait ainsi organisé d’une manière spécifique. C’est pourquoi, la vivisection donne à la physiologie ses lettres de noblesse. La médecine expérimentale, telle qu’elle est inaugurée par CL Bernard, participe à la connaissance du milieu intérieur de chaque espèce. C’est donc au cœur des laboratoires que le médecin prétend  parvenir à une meilleure compréhension du vivant sur « le terrain fétide et palpitant de la vie. »
C’est au nom du Progrès, de la Science que les vivisecteurs en France justifient la cruauté des expériences sur les animaux. La vivisection est au service de la vie et de la médecine :
«  Le physiologiste n’est pas un homme du monde, c’est un savant, c’est un homme qui est saisi et absorbé par une idée scientifique qu’il poursuit » et « Il faut donc nécessairement avoir disséqué sur le mort, disséquer sur le vif, pour mettre à découvert et voir fonctionner les parties intérieures ou cachées de l’organisme ; c’est à ces sortes d’opérations qu’on donne le nom de vivisection, et sans ce mode d’investigation, il n’y a pas de physiologie ni de médecine expérimentale possible.»  (Introduction à l’étude de la médecine expérimentale).
 Peu importe les souffrances, les cris, les mutilations subies par les animaux, poursuit l’auteur dans la suite de son propos. Nier les bienfaits de l’expérimentation animale, revient à s’opposer aux progrès de la médecine. CL Bernard justifie ainsi l’exploitation de l’animal par l’homme puisque cela s’est toujours fait !
Dans un livre remarquable,  La douleur des bêtes, J-Y Bory montre que les vivisecteurs possèdent une liberté absolue au XIXème siècle : les institutions, les grandes écoles, l’école pratique de médecine font la gloire des vivisecteurs (prix de physiologie en 1851 pour CL Bernard). La science est au service d’une idéologie du progrès car les vivisecteurs, lors des conférences publiques, prennent soin de ne pas heurter la sensibilité du public.
Pour lutter contre cet autoritarisme républicain, les défenseurs de la cause animale – Victor Hugo, Victor Schoelcher – les féministes anglaises, les socialistes vont livrer un combat sans fin contre l’idéologie de la vivisection en France. Mais la lutte contre la vivisection du XIXème siècle au XXIème siècle reste la même : il faut toujours opposer la compassion à la cruauté, l’utilité de la science ; notamment dans l’action militante d’Anna Kingsford et Marie Huot). Mais aujourd’hui, les militants disposent d’armes redoutables !

Les campagnes contre la vivisection

Il faut d’abord insister sur la force des actions militantes dans la rue pour informer le citoyen des pratiques de la vivisection. D’autre part, les scientifiques ne forment pas un bloc monolithique et certains dénoncent la cruauté et l’inutilité de l’expérimentation animale.
 Pour vous convaincre de militer contre la vivisection, nous allons nous appuyer principalement sur les actions de « International Campaign », « Antidote-Europe » et ALARM (Association de libération animale de la région marseillaise).
 International Campaign, depuis 6 ans, s’oppose à la règlementation européenne sur l’expérimentation animale. C’est pourquoi cette association multiplie les actions de terrain pour sensibiliser les citoyens par des « happening ». Ces actions « choc » ont pour but d’éveiller la conscience des gens ; notamment sur le triste sort des animaux de laboratoire ; sur l’usage des produits testés sur les êtres vivants Depuis 2010 à aujourd’hui, beaucoup de villes en France – Rouen, Charleville-Mézières, Grenoble, Lyon, Paris, Reims, Montpellier – dénoncent dans la rue les lobbies des industries pharmaceutiques ! IC a participé activement à la collecte des signatures l’initiative européenne contre la vivisection.
Antidote-Europe, depuis presque 10 ans, est composée de scientifiques comme Hélène Sarracesa, André Ménache (vétérinaire) et Claude Reiss (biologiste, toxicologue, ancien membre du CNRS). Il faut vraiment se féliciter d’avoir des scientifiques parmi nous, car cela signifie que la vivisection ne fait pas l’unanimité parmi les chercheurs :
« Antidote œuvre pour une meilleure prévention en matière de santé humaine, informe sur le danger d’utiliser des données issues de l’expérimentation animale. »
. La force de cette association tient à ses multiples interventions tant dans la connaissance des méthodes alternatives à la recherche animale, qu’à la remise en cause de l’enseignement de la biologie et de la médecine qu’à la publication d’articles scientifiques pour dénoncer le manque de fiabilité des tests sur les animaux en matière de santé. Mais ce sont les actions ponctuelles d’Antidote en Europe qui ouvrent de nouvelles perspectives aux scientifiques, étudiants, médecins, citoyens… On peut citer par exemple une lettre d’André Ménache le 29 avril 2014 adressée au ministre de la défense au Royaume-Uni pour contester l’utilisation de cochons à des fins militaires ; ou bien une intervention de Claude Reiss au Parlement européen à Bruxelles pour soutenir une pétition demandant l’arrêt de l’exploitation d’animaux ; enfin, deux autres interventions d’André Ménache en avril 2014, à la faculté des sciences de Marseille Saint-Charles puis à l’Université de Genève
 Antidote a également œuvré à la collecte des signatures pour l’initiative européenne contre la vivisection. Les citoyens, lors des actions militantes, ont pu ainsi prendre connaissance de la précieuse documentation fournie par Antidote (« L’animal n’est pas le modèle biologique de l’homme »). Car s’il est incontestable d’un point de vue moral que la vivisection est un mal, il faut s’appuyer sur des arguments scientifiques pour dénoncer le manque de fiabilité de l’expérimentation animale en matière de santé animale.
 Enfin, l’ALARM est une association très dynamique de Marseille : toutes ses actions visent à mettre fin à l’exploitation de l’animal. C’est pourquoi, cette association  est résolument abolitionniste et antispéciste. L’ALARM s’est montrée particulièrement active entre 2012 et 2014 sur la question de la vivisection : une action de terrain est actuellement menée sous le slogan « Marseille contre la vivisection ». Le 26 avril 2014, un happening a été organisé sur la Canebière - « scène de crime » - regroupant plus de 150 militants pour dénoncer la construction d’une animalerie « implantée au sein du campus du CNRS Joseph Aiguier » :
« POUR UNE SCIENCE SANS SOUFFRANCE !
- De plus en plus de scientifiques affirment que les tests sur les animaux sont imprécis, inutiles, voire dangereux pour les humain-e-s car les résultats varient d’une espèce à l’autre. Les chimpanzés par exemple, sont immunisés contre le sida, l’hépatite B et le paludisme, alors que les humain-e-s peuvent contracter ces maladies qui peuvent leur être fatales.
- La recherche est désormais capable de progresser sans expérimentation animale grâce à de nombreuses méthodes modernes et fiables.
- Une Initiative Citoyenne Européenne, cautionnée par des associations de scientifiques de plusieurs pays, a réuni 1.326.807 signatures en 2013 en vue d’ABOLIR LA VIVISECTION, pratique archaïque et générant douleur et souffrance. » (travail collectif sur un tract de campagne).  
 Cette action est accompagnée d’une pétition qui rencontre un vif succès. Mais cette association est allée encore plus loin dans son souci d’informer les étudiants  et les chercheurs en sciences : ainsi, André Ménache, directeur exécutif d’Antidote-Europe, a donné une conférence à l’Université de sciences Marseille Saint-Charles le 2 avril pour exposer « les méthodes alternatives à l’expérimentation animale ». Ajoutons que les militant(e)s et sympathisants d’ALARM ont pu bénéficier le 1 avril 2014 d’une formation dispensée par André Ménache sur la manière de répondre aux questions des citoyens (et déjouer de vaines polémiques notamment sur les cellules-souches embryonnaires).
Lors de la campagne européenne contre la vivisection, L’ALARM s’est investie avec beaucoup de conviction dans la collecte des signatures de Marseille en passant par Avignon, Montpellier et Toulon. Il faut donc avec stratégie et conviction continuer le combat contre les industries pharmaceutiques, les compagnies aériennes (notamment Air-France), les centres de recherche destinés aux animaux de laboratoires…afin d’abolir la barbarie de la vivisection.
Dans le cadre de la campagne contre la vivisection, une manifestation est prévue le 20 septembre  2014 à Marseille contre Air-France : cette compagnie aérienne transporte des primates non- humains destinés aux laboratoires !
Pour résumer, les trois slogans des militant(e)s d’ALARM sont : « mobiliser, dénoncer et sensibiliser. » !
Les méthodes alternatives à l’expérimentation animale
 Lutter contre la vivisection, c’est contester la validité des tests sur les animaux dans le domaine de la toxicologie et de la recherche fondamentale. Antidote-Europe défend deux arguments fondamentaux :
-         L’animal n’est pas le modèle biologique de l’homme
-         Les tests pré-cliniques effectués sur les animaux ne sont pas viables pour les humains
Antidote s’oppose à  la directive 2010/63/UE stipulant que l’utilisation des animaux doit se faire dans un but précis à savoir la protection de « la santé humaine et animale ainsi que l’environnement » ; or, le respect de la règle des 3 R (remplacement, réduction, raffinement), ne tient pas compte de l’intégrité de l’animal. Il est absurde de défendre le bien-être de l’animal sans abroger la vivisection, car cela témoigne d’une certaine hypocrisie sur le sort des animaux de laboratoire. Citons un passage de la Notice d’Antidote en juin 2014 :
« Dans quelle mesure doit-elle (la société) tolérer, encourager, financer des recherches qui peuvent faire souffrir des animaux sans apporter de réponse à un quelconque problème physiologique ? »
C’est pourquoi Antidote œuvre pour une meilleure prévention en termes de santé. Il existe des méthodes alternatives : analyse des cellules des tissus humains, travail en laboratoire, recours à l’informatique. Ainsi, il sera possible de prédire des réactions biologiques à partir de modèles informatiques et à partir de la culture de cellules humaines dont le but consiste à collecter des données utiles pour l’homme.
 A titre d’exemple, on peut citer les travaux du docteur Susanna Penco en Italie qui utilise des cellules nerveuses issues de cellules adipeuses pour tester des médicaments (prix DNA 2013 sur des recherches sans animaux).

En premier lieu, il faut bien reconnaître qu’une espèce ne peut être définie exclusivement par ses fonctions biologiques mais qu’elle se caractérise par ses habitudes, son rythme d’activité et de repos ; bref une espèce est définie par une niche écologique particulière. En second lieu, les spécificités de chaque espèce – la réaction d’un rat, d’un singe – sont singulières : c’est pourquoi, il n’y a aucune certitude quant à l’identité de réaction face à un stress, face à l’absorption d’une substance chimique. Or, l’erreur de CL Bernard et des vivisecteurs de son temps était de généraliser la fonction biologique d’un organe à celui d’une autre espèce. Le scandale de la médecine s’accompagne donc de la croyance selon laquelle les tests effectués sur les animaux protègent l’homme de toute maladie, de tout effet secondaire. Or, les connaissances acquises aujourd’hui permettent de démentir cette croyance.  En effet, selon une étude révélée par le journal Le Monde (13 novembre 1997), vingt mille patients succombent en France des effets secondaires des médicaments. Evidemment, les scientifiques d’Antidote Europe, preuve à l’appui, montrent bien que les effets secondaires des médicaments n’étaient pas connus ! On sait bien, suite à des observations, que le cancer ne se développe pas de la même manière chez l’homme que chez l’animal. Or, les instituts de recherche encouragent ce type d’expérimentation sur les animaux pour des résultats quasi nuls ! Car, les fonctions biologiques sont avant tout déterminées par des protéines, lesquelles vont conduire à la digestion, à la transformation des aliments. On peut donc en déduire que les espèces différentes auront des protéines différentes. Si les réactions physiologiques sont différentes d’une espèce à l’autre, il est impossible d’avoir un modèle prédictif pour l’homme. A titre d’exemple, il suffit de rappeler que certaines substances sont toxiques pour les humains alors qu’elles sont inoffensives pour  certains animaux ; ensuite le virus comme le sida ne se développe pas chez le chimpanzé alors qu’il est efficient chez l’homme ; enfin, certains produits sont plus cancérigènes pour certaines espèces que pour d’autres. Il est en un sens absurde de déclencher des cancers chez des souris sachant que le développement d’une telle maladie n’obéit pas aux mêmes mécanismes que chez l’homme. A juste titre, les scientifiques d’Antidote Europe préconisent de faire des recherches dans le domaine de la biologie moléculaire, lors des dérèglements cellulaires à l’origine des cancers. Mike Leavitt, secrétaire d’Etat à la santé aux Etats-Unis en 2006 (dernière notice d’Antidote) affirme :
« Actuellement, neuf médicaments sur dix échouent aux essais cliniques car les études faites sur des animaux de laboratoire ne nous permettent pas de prédire avec précision comment ces médicaments vont se comporter sur l’homme. »
  Il est donc évident que l’expérimentation animale reste inutile et contestable sur bien des aspects. Elle semble satisfaire les chercheurs soucieux de gloire et de renommée comme au XIXe siècle. Pourtant, des méthodes substitutives existent. Ainsi Antidote Europe a mis en place un programme de toxicologie scientifique (PTS) fondé sur la culture de cellules humaines et la technologie des puces à ADN. Il est possible à partir de ces tests effectués de comprendre par quels mécanismes sont affectées nos cellules par des substances toxiques. Dans le domaine de la biologie biomédicale, des tests sur les tissus humains et les cellules humaines font l’objet d’expérimentation. A cela, on peut ajouter la modélisation informatique : les différentes parties du corps sont ainsi représentées ce qui permet de mieux saisir la complexité du système vivant. Les modèles informatiques seront certainement en mesure de prédire le développement de certains cancers. Selon certains chercheurs d’Antidote, on peut prédire l’activité biologique d’une substance à partir de sa structure, exemple le bisphénol A (méthodes in silico).
Antidote défend depuis un certain nombre d’années l’idée que la toxicologie constitue une méthode d’avenir notamment la possibilité d’un test sur des cellules cancéreuses. André Ménache défend la cause d’une médecine personnalisée ; autrement dit, l’idée que l’individu est un être unique. Dans un futur proche, il sera possible de remplacer la chimiothérapie par une immunothérapie adaptée à l’individu.
En résumé, l’expérimentation animale doit être abolie pour des raisons scientifiques (absence de preuves des tests sur les animaux) et pour des raisons morales (souffrance cruelle et inutile pour les animaux). Il faut que les scientifiques quittent leurs certitudes de vivisecteurs (par un refus d’expérimenter sur des objets vivants comme cela se fait dans beaucoup de disciplines scientifiques).
Résumé du programme d’Antidote :
-         Reproductions d’animaux ou d’organes
-         Mannequins et plastination pour créer un modèle de tissus, organes ou corps humains
-         Mannequin interactif ; « Jerry » le chien (dans les écoles vétérinaires)
-         Des programmes informatiques interactifs (collaboration avec l’association « Interniche »)
-         Possibilité d’utiliser des cadavres pour des dissections (don de son corps pour la science)
-         Mettre fin à la dissection dans les collèges par des programmes informatiques

 ALARM,
Juillet 2014




  




10 juillet, 2014

Départ 12 juillet

Vacances dans le Jura près de Malbuisson puis la Loire.

Les Estivales de la question animale

L'intervention sur les "méthodes substitutives à l'expérimentation animale" est prévue le 29 juillet dans le cadre des Estivales:

10 juin, 2014

Le pacifisme et la révolution

La recension du livre (recueil de textes) "Le pacifisme et la révolution" sera bientôt disponible:




"Bertrand Russell ne s’est pas contenté d’être un philosophe des mathématiques et de la logique ; son engagement politique le conduit à refuser catégoriquement la Première guerre mondiale. Aussi le 4 août 1914, lorsque la Grande-Bretagne déclare la guerre, notre militant pacifiste écrit un article dans le journal « the Nation », article refusé tant la critique est violente :


« La première nécessité pour la démocratie, pour la civilisation et pour tout progrès facilitant la lente transformation de la bête sauvage en homme, c’est la paix : non pas la « paix » que Sir Edward Grey et les ministres des Affaires étrangères des autres pays ont concoctée, celle où les armées se font face munies de fusils chargés, et où l’ordre de donner le feu ne retentit que lorsque les nerfs d’un soldat craquent à  cause d’une tension trop longue. (P 34).


 Pacifiste, libéral dissident, Russell philosophe et logicien dénonce dans son engagement de militant les excès de la Première guerre mondiale..."