29 mars, 2013

Mélodie, chronique d'une passion !

Le livre d'Akira Mizubayashi Mélodie, chronique d'une passion, donne des frissons par sa beauté, sa vérité. La mort de son chien fidèle rappelle celle de son père...L'auteur ne peut assister aux derniers jours de ces deux êtres. Le livre est écrit comme un conte musical. Le maître devient élève et apprend de son animal. Les pages consacrées à l'attente, à l'amitié entre un animal et un être humain sont superbes:
 
"Mélodie fut pour moi - je mets à part les deux chiens de mon enfance - l'être le plus totalement réduit à un état d'impuissance constante. Et par cette vulnérabilité extrême, elle a occupé, tout au long de son existence qui se confondait avec la mienne, la position de maître, et moi celle d'élève. Elle a été comme un grand maître d'un art traditionnel japonais dont l'enseignement consiste à ne rien dire de son art, mais à laisser son élève en deviner la quintessence." (P 236)
 
"Elle attend. Mélodie, c'est un être qui attend, qui ne fait qu'attendre. Sa vie aura consisté à attendre. Mais attendre quoi ? Attendre le retour de celui à qui elle se sent attachée."  (P 145)
 
Akira Mizubayashi, Mélodie, chronique d'une passion, Gallimard janvier 2013


19 mars, 2013

Martha Nussbaum

 
Un article de Fabienne Brugère à propos de cette grande philosophe américaine Martha Nussbaum. Je cite souvent cette philosophe dans ma réflexion sur la vulnérabilité: comment faire de la philosophie précise et rigoureuse sans délaisser la réalité ?

03 mars, 2013

De retour d'Inde

Bien-sûr, il est difficile de se faire une idée de l'Inde tant ce pays est immense. J'ai donc découvert une partie du Sud-Est de l'Inde - le Tamil Nadu: j'ai pris conscience du caractère gigantesque de Chennaï, de la beauté des temples de Mahabalipuram, de la forteresse de Gingee  et enfin, j'ai pu  découvrir Auroville et Pondichéry côté indien, côté français.
 Auroville, c'est le rêve d'une cité universelle et idéale: la galaxie tournante d'Auroville symbolise l'unité. C'est Sri Aurobindo et la Mère qui en sont les "créateurs"; reste à savoir si le rêve d'une communauté idéale tient la route (en 1968). Il est complexe de savoir si ce projet est authentique tant les propos des uns et des autres sont divers et contradictoires parfois.
 Il reste que voyager bouscule nos repères et nous invite à observer attentivement ce que nous voyons ! Ensuite, il faut digérer lentement...