28 décembre, 2012

Philosophie des sites de rencontre

J'ai reçu le livre de Marc Parmentier en décembre, et j'en propose une recension:
 
"Il est toujours possible de s’émerveiller de la puissance du virtuel tout en manifestant des signes d’inquiétude quant à son pouvoir. C’est ainsi que Marc Parmentier, maître de conférences à Lille, se livre à une analyse des « sites de rencontre ».  Pourquoi les individus éprouvent-ils le besoin de nouer des relations lointaines, virtuelles ? Est-ce parce que le lien social est rompu, brisé ou bien est-ce que l’attrait des nouvelles technologies offre de nouvelles possibilités de se « connecter » avec autrui ?
  Marc Parmentier se propose de faire de « Meetic » un objet théorique par excellence. Que cherche précisément celui qui s’affiche devant son écran d’ordinateur ? Est-il vraiment à la recherche d’une « âme-sœur » ou bien sa quête est-elle autre ? Car il faut le rappeler ; l’intrusion des nouvelles technologies dans nos vies modifie en profondeur nos repères initiaux : perte de la notion de temps, retrait du corps, jeux d’identité…
 Le philosophe structure son discours en trois grandes parties :
a)      Le désir de l’internaute est « un désir en mal d’objet »
b)      Ensuite, il n’est pas évident qu’existe une adéquation entre ce que dit la personne d’elle-même et le message qui lui est adressé
c)      Enfin, il est possible de jouer avec son identité, puisque sous couvert d’anonymat, les internautes peuvent mentir sur eux-mêmes ou bien se plier à ce qu’on attend d’eux en matière de séduction.
Tentons de résumer l’univers de « Meetic », site de rencontre par excellence, par les abrégés à chaque chapitre :
-         Mais que cherche-t-elle ? Elle cherche ce qui lui plaira
-         Lui ou lui ou lui, toi peut-être                           
-          Recherche amitié et plus si infinité               
-          Recherche personne sincère
-         Profils sans photos, passez votre chemin
-         Recherche avant tout le feeling
-         Aventuriers d’un soir, passez votre chemin
-         40 ans, le bel âge pour écrire une nouvelle page
-         Le respect, l’écoute, la confiance, le dialogue sont indispensables
-         J’ai l’impression de me vendre
 
Il me semble qu’on retrouve les caractéristiques précédentes décrites  dans les phénomènes de séduction. Mais au sein des réseaux sociaux, ces relations sont exacerbées ; et l’auteur décrit avec beaucoup de finesse les « jeux » de l’identité : suis-je la personne que je prétends être ou ne suis-je qu’un simple avatar ? Suis-je un « moi » ou bien un flux de « perceptions » à l’aune de mes interactions avec l’image d’autrui ? Mais sans doute mon identité n’est-elle pas fixe et déterminée : elle se construit comme une histoire à faire, à raconter. Il serait absurde de penser que notre identité est figée comme une « chose ». Forcément, notre identité repose sur une structure narrative et temporelle puisque toute relation virtuelle s’élabore à partir d’un récit celui que nous nouons avec notre partenaire au cours d’un échange :
« Qui est ou qui fut quelqu’un, nous ne le saurons qu’en connaissant l’histoire dont il est lui-même le héros- autrement dit sa biographie ; tout le reste de ce que nous savons de lui, y compris l’œuvre qu’il peut avoir laissées, nous dit seulement ce qu’il est ou ce  qu’il est ou ce qu’il était. » (H .Arendt, Condition de l’homme moderne).
 
Nous ne pouvons donc pas échapper à la manière dont nous  nous « présentons » à autrui. Il reste à savoir si l’internaute ou l’individu ordinaire a conscience de la façon dont il s’appréhende lui-même dans ses relations avec autrui. "
 
                             
 

20 décembre, 2012

Orwell: la vérité ou la servitude

Je vous conseille ce très bon article de "Philarête", du blog "L'esprit de l'escalier" à propos du dernier livre de James Conant sur George Orwell:
http://atheles.org/agone/bancdessais/orwelloulepouvoirdelaverite/index.html#article3084

09 décembre, 2012

Un philosophe végétalien contre l'élevage industriel

Thomas Lepeltier est un chercheur indépendant qui a écrit récemment un article  très clair dans la magazine "Sciences Humaines" sur la possibilité de manger ou non de la viande. Pour lui, être végétalien c'est vivre en accord avec ses convictions notamment le fait de ne pas imposer d'inutiles souffrances aux animaux. Pour autant, les "carnivores" accepteraient-ils de s'abstenir de manger de la viande s'ils connaissaient les conditions inhumaines dans lesquelles sont abattues ces pauvres bêtes?On peut espérer du moins que les hommes devraient au moins refuser de faire souffir les animaux. Ce ne sont pas bien-sûr les éleveurs qui sont responsables, mais la société qui ne cesse de défendre l'élevage intensif, le rendement.
Je suis d'accord avec l'auteur que c'est en dévoilant les pratiques odieuses de l'abattage que des consciences peuvent se réveiller !

http://www.vegeshopper.com/2012/12/thomas-lepeltier-un-philosophe.html?showComment=1355043663779#c2402256262512817975
 

23 novembre, 2012

Table ronde à Lyon !

Le 30 novembre 2012 JBJ Vilmer abordera la question du droit des animaux, de l'éthique environnementale avec les lycéens de la région à la Villa Gillet à Lyon. Il est essentiel de rendre les problèmes clairs et accessibles:
http://www.villagillet.net/portail/mode-demploi/details/article/questions-decologie-ethique-environnementale-eux-et-nous/

09 novembre, 2012

La beauté des mathématiques

Bertrand Russell philosophe et mathématicien évoquait la beauté des mathématiques; beauté du raisonnement et élégance de la démonstration. Cédric Villani, mathématicien contemplatif fait le même constat:
« Les mathématiques, c’est pour moi la beauté et la surprise. La beauté réside dans les constructions élégantes et harmonieuses. La surprise provient d’un rapprochement inattendu."
 


07 novembre, 2012

Orwell ou le pouvoir de la vérité

1984 de George Orwell est sans conteste un livre dont le but est d’envisager les dérives d’une société totalitaire. Le totalitarisme est selon l’écrivain anglais « un ensemble de tendances culturelles et intellectuelles qui rendent la littérature authentique et le discours politique authentique également impossibles. »
  Il est évident que pour James Conant, Orwell avait à cœur de défendre des convictions profondes ; citons celles qui nous semblent essentielles à la lecture de 1984 :
a)      Le sentiment que le concept même de vérité objective disparaît du monde est terrifiant et il doit l’être
b)      Les faits existent indépendamment de nous, et nous pouvons plus ou moins les découvrir
 
Comment peut-on expliquer que Richard Rorty, dans sa lecture de 1984 (contingence, ironie et solidarité) puisse à ce point se méprendre sur l’interprétation de la pensée de George Orwell ?
Il semble que Rorty ne prenne pas la mesure du concept de « vérité objective » pourtant essentielle à la critique du totalitarisme. C’est sans aucun doute parce que le philosophe américain défend une conception de la démocratie à l’aune de ses propres concepts notamment le rejet de toute conception réaliste du monde. La volonté de vérité n’est pas dès lors synonyme d’objectivité mais de bonheur. Mais le concept de vérité objective est sans signification et apparaît comme un « leurre ».
 Pourtant Conant, avec raison, affirme l’existence d’un lien essentiel entre la vérité objective et la liberté. Sans vérité objective, aucune autonomie et aucune liberté de pensée ne sont possibles. Orwell l’affirme en toute clarté dans le recueil de textes  A ma guise :
« C’est une illusion de croire que, sous une dictature, on peut être libre intérieurement. »
 
Serait-on en droit d’établir un rapprochement entre les stratégies totalitaires et les  stratégies « constructivistes » à la Rorty ? James Conant semble le penser ; c’est tout l’intérêt du livre que de montrer comment Rorty passe à côté de 1984 par sa critique et son rejet du réalisme. Or, c’est pourtant à un véritable travail de sape que se livrent les régimes totalitaires :
«  Ce qu’il y a de véritablement effrayant dans le totalitarisme, ce n’est pas qu’il commette des atrocités mais qu’il s’attaque au concept de vérité objective » affirme Orwell dans A ma guise. Il suffit de se souvenir des stratégies déployées par le pouvoir dictatorial :
 
a)      La mutabilité du passé : les fiats disparaissent et sont remplacés par d’autres
b)      Le novlangue (les concepts sont modifiés)
c)      La double pensée (« on ne survit que si l’on parvient à ne pas croire ce qu’on sait vrai et à croire ce qu’on sait faux. »)
 
Comment survivre dans une société où ce qui est faux doit être cru comme vrai, où l’esclavage devient la liberté ? Il est vrai, pour reprendre une expression de la philosophe Judith Shklar que « 1984 est un cauchemar cognitif. »
Toutefois, le « scénario » totalitaire est incohérent selon James Conant car on demande à Winston de croire non pas seulement ce que le pouvoir exige mais ce que l’on vous fait croire que cela est vrai. Or, cela ne peut déraciner la croyance en une vérité objective, en un ensemble de faits cohérents car la vérité est «  comme quelque chose qui existe en dehors de nous. »
  Il serait donc dangereux pour la défense de la vérité objective de soutenir avec Rorty que nos affirmations doivent répondre du verdict de notre communauté. Mais si une société sombre dans le totalitarisme, alors aucune croyance ne peut être tenue pour vraie.
Sans la garantie d’une vérité objective, les membres d’une société deviennent les victimes d’un « solipsisme collectif » : il n’est plus possible de participer à une vie commune. Or, le maintien d'une "mentalité libérale" repose sur le lien entre la vérité et la liberté.
  Par l’éveil des consciences, George Orwell entend bien défendre une part de notre humanité qui reste fragile et incertaine.
Remercions James Conant de cette lecture stimulante et perspicace.  
 
James Conant,   Orwell ou le pouvoir de la vérité, trad J.-J Rosat, Agone Banc d'essais, octobre 2012
 
 


29 octobre, 2012

24 octobre, 2012

La crise de l'université française !

Il serait temps de prendre conscience de la crise de l'université française tant au niveau du recrutement des enseignants que de la formation des étudiants. En effet, "l'université des pauvres" constitue hélas une triste réalité.
A lire dans le journal " Le Monde":

12 octobre, 2012

Les origines naturelles de la morale

Vidéo très intéressante de Frans de Waal à propos des singes (capucins): si on donne un concombre à un singe et un raisin à un autre, le premier réagit car il est confronté à une inégalité, une injustice. Donc, les singes ont le sens de l'injustice il me semble.
A savourer:
http://www.youtube.com/watch?v=g8mynrRd7Ak

30 septembre, 2012

Stop à la vivisection !

RV à Lyon samedi 6 octobre devant la société Marshall à 14h30 pour manifester notre soutien à nos amis italiens et nous opposer à cette pratique barbare:
 

"Le 28 avril dernier, une manifestation avait lieu en Italie contre l'élevage "Green Hill". Durant cet événement, quelques militants italiens ont pu pénétrer à l’intérieur de l’élevage. Dans leur élan, ils ont libérés quelques chiens beagles. Rapidement identifiés par la police, les militants ont été arrêtés, puis au bout de 48 heures libérés, mais en attente d'un procès."
http://www.respect-animal.org/agenda

23 septembre, 2012

Le bouddha à la rencontre de Socrate !

J'ai fait une lecture très stimulante la semaine dernière: Le Bouddha à la rencontre de Socrate; promenade philosophique avec le 17e Gyalwa Karmapa.
Imaginez une confrontation de l'Orient avec l'Occident ! Est-ce à dire comme le suggère H. Pemberton que la philosophie occidentale est confinée à l'univers universitaire ? Toutefois, la philosophie occidentale présente des avantages puisqu'elle permet de parvenir à "un discernement rationnel", de devenir "un esprit ouvert" et d'atteindre "la lucidité intellectuelle" !
 Il vaut la peine de lire le chapitre consacré à la possibilité d'enseigner la vertu par une confrontation Socrate/ Bouddha. Il existe un point commun entre ces deux philosophies:
"Notre véritable esprit est détourné par des distractions. Nous recouvrons ce qui est là depuis toujours."
 Il est intéressant de remarquer que les moines (près de Kalimpong) ont le sens du débat puisqu'ils n'hésitent pas à claquer une main dans l'autre pour lancer une discussion!
 Bien évidemment, le concept de vérité repose sur une double interprétation et semble beaucoup plus facile à saisir que dans les systèmes rationnels:
a) vérité relative ou conditionnelle: idée que nous pouvons avoir sur les choses de ce monde
b) vérité ultime: esprit éveillé
 
 Ensuite, il est possible de comprendre la difficulté de la philosophie cartésienne et kantienne à l'aune de l'effort conceptuel des moines.
 Une lecture indispensable pour les esprits ouverts.
 
 

16 septembre, 2012

Philippe Descola !

Philippe Descola vient de recevoir la médaille d'or du CNRS 2012 ! Pour ceux qui ne connaissent pas son oeuvre, n'oubliez pas de consulter par- delà nature et culture: l'originalité de notre anthropologue est de refuser les oppositions classiques entre nature et culture. Sans doute cela conduit-il à s'interroger sur la spécificité de la culture occidentale.
Sur le site Non-Fiction:
http://www.nonfiction.fr/article-6092-philippe_descola_medaille_dor_du_cnrs.htm

07 septembre, 2012

Suis-je maudite ?

Faut-il le rappeler ? Au Soudan, une femme" coupable" d'adultère peut-être condamnée à la lapidation. Face à la pression internationale, certaines femmes sont épargnées. Mais pourquoi la charia devrait-elle autoriser la la lapidation ? Dans un très beau livre-témoignage, Lubna Ahmad al-hussein interrogée par Djénane Kareh Tager montre bien que le Coran n'a rien à voir avec les "Hadiths"édictés par les hommes pour justifier l'oppression des femmes.
Lubna Ahmad al-Hussein avait été condamnée à 40 coups de fouet au Soudan pour avoir porté un pantalon ! Il faut reconnaître à cette femme un certain courage pour défendre un Islam authentique. C'est ainsi que l'auteur, par un travail minitieux, expose les contradictions des lois humaines au service de l'oppression alors que le Coran n'autorise en aucune façon la soumission des femmes.

 A découvrir:

Suis-je maudite ? La femme, la charia et le Coran
Lubna Ahmad al-Hussein (avec D. Kareh Tager)
Plon 2011

04 septembre, 2012

24 heures chrono. Le choix du mal

Attention un livre intéressant vient de sortir; je vous le conseille car Jack Bauer est un héros vraiment intéressant (je le lirai plus tard). Voici le résumé des PUF:
 
"En 24 heures toujours, Jack Bauer, agent anti-terroriste, doit faire face aux pires menaces : bombes nucléaires, armes biologiques, gaz innervant, guerre mondiale. Dans huit saisons, huit « journées en enfer » sur fond de conspirations au plus haut niveau, ses méthodes sont contestables, son efficacité redoutable. 24 heures chrono est un casse-tête moral qui produit plus d’un dilemme par heure. Une série sur la sécurité nationale, mais surtout une tragédie sur le sacrifice, des autres et de soi. Et une réflexion profonde sur le choix du mal. Êtes-vous prêt à vous salir les mains ? Quel prix accepteriez-vous de payer pour sauver des milliers de personnes ? Le moment venu, aurez-vous même le temps de vous poser ces questions ? Cet ouvrage le fait pour vous."

26 août, 2012

Retour dans le Sud

 
Retour dans le Sud et remise du manuscrit pour une première lecture. De chouettes vacances et de sérieux protecteurs; Descartes et Pascal !
 Il est temps de reprendre les petites marches au bord de l'eau, le matin !

06 août, 2012

Anniversaire Blaise Pascal !

Pour le 350ème anniversaire de la mort du philosophe Blaise Pascal, Francis Métivier se propose d'accompagner les textes du philosophe à la guitare au sommet du Puy-de-Dôme le dimanche 19 août à 18h près de l'observatoire. Nous sommes en train d'organiser cette causerie.
Venez nombreux !

02 août, 2012

La vallée des singes

Petite visite à la vallée des singes près de Poitiers: un véritable régal pour nous !

 J'en profite pour présenter l'association d'Amandine Renaud "HELP CONGO":
http://www.help-primates.org/

08 juillet, 2012

Le bac, le livre et les vacances !

Demain ce sont les oraux du bac; puis enfin ce sera les vacances loin de la maison: un livre à écrire (avec un contrat en poche) et des singes à observer !

05 juillet, 2012

Doit-on mettre fin à l'expérimentation animale ?

Un débat est à suivre sur "newsring" à propos de l'expérimentation animale. Je suis farouchement opposée à cette pratique d'un autre âge. Mais on peut se rendre compte des motivations distinctes des individus quant à cette question: défense de principes éthiques, défense de la vie sacrée, défense du bien-être animal et rejet de toute forme de souffrance. En termes utilitaristes, on peut se poser la question de savoir s'il est justifié moralement de sacrifier des animaux pour sauver des vies humaines. Mais il n'est pas évident que l'utilité de telles pratiques puisse être avérée. Et enfin, la science à mon sens   a le devoir de limiter la souffrance; et aujourd'hui des scientifiques montrent que d'autres méthodes alternatives sont possibles:

http://www.newsring.fr/planete-sciences/1067-doit-on-mettre-fin-a-lexperimentation-animale/13065-torturer-un-animal-pour-la-science-est-immoral-et-inhumain

27 juin, 2012

Philosophie populaire ou philosophie savante ?

Encore une fois la philosophie fait parler d'elle. Elle correspond à une demande forte dans notre société et semble décevoir les lycéens par les efforts qu'elle exige. Mais surtout, se pose la question de savoir à qui elle doit s'adresser: philo pop ou philo savante ?

26 juin, 2012

L'éducation du petit orang-outan

Je recommande la lecture du livre de Marylise Pompignac-Poisson -L'éducation du petit enfant; les orangs-outans de La Boissière-du-Doé nous livrent leur secret.
 Par des observations minitieuses, l'auteure montre comment se consolident les liens affectifs et sociaux de ces animaux. Il s'agit principalement d'une communication "tactile" et "corporelle".
 Pour ceux qui seraient intéressés, des stages sont prévus en juillet et en août.

13 juin, 2012

Promenades dans le Verdon

Pour se préparer à la correction des copies du bac, rien de tel qu'une petite promenade à deux heures de la maison dans le Verdon: observation des faucons et vautours "percnoptère" près de Rougon, avec une collègue philosophe et naturaliste ! Ces espèces sont considérées comme les "éboueurs" de la nature

06 juin, 2012

Article: le cas de la Syrie

A lire dans l'édition du journal Le Monde du 7/6/12, un article de JBJ Vilmer sur la Syrie: pourquoi les interventions humanitaires sont toujours le fruit de" motivations plurielles":

30 mai, 2012

Non à l'expérimentation animale !

Il faut se mobiliser contre l'expérimentation animale. N'hésitez pas à signer la pétition et à écrire pour manifester votre désapprobation contre le sacrifice de 30 macaques.
Pour plus de détails:
http://www.fondationbrigittebardot.fr/experimentation-animale/actualites/macaques-ricerca

06 mai, 2012

Beccaria: héritage et lumières

Voici l'annonce d'un colloque. La confrontation Beccaria/ Bentham est à connaître:


Colloque international « Cesare Beccaria, Réception et Héritage, du temps des Lumières à aujourd’hui »
Genève, 21 février 2012
Organisé par Département d’histoire générale - Unité d’histoire moderne - Equipe Damoclès ; International Association for the History of Crime and Criminal Justice (IAHCCJ) ; Centre Bentham (Paris, Ecole de droit de Sciences-Po)
Info: Centre Bentham


29 avril, 2012

Ecrire un livre !

Voilà, le projet se concrétise: 5 pages de présentation à mon éditrice sur un thème moral qui me tient à coeur. Et d'ailleurs, quand on écrit, c'est parce qu'on juge utile de le faire. Il reste à trouver le bon équilibre: écrire pour jouer avec les idées; écrire pour vendre. Ni l'un, ni l'autre. Le tempérament devrait faire la différence !

21 avril, 2012

Psychologie du bien et du mal : recension

J'ai lu une excellente recension du livre de L. Bègue, Psychologie du bien et du mal": il s'agit d'interroger l'origine de notre sens moral et le poids social de nos comportements. Il est évident que cela permet de confronter les arguments de la philosophie morale à ceux de la psychologie expérimentale.
Je cite T. Ménissier:
"L'auteur substitue progressivement à la représentation courante d'une nature morale de l'humanité la thèse de la sociabilité profonde de cette dernière."


 Je dois préparer l'argumentaire d'un futur livre; ça tombe bien !


20 avril, 2012

Du Coudon au Puy de Dôme !

Les vacances arrivent: bien méritées; 5 paquets de copies corrigés en cinq semaines. On va se remettre à courir en altitude : du Coudon près de chez moi puis au Puy de Dôme dès jeudi !

18 avril, 2012

Freud passions secrètes

A voir ou à revoir ce grand film de J. Huston avec M. Clift (un de mes acteurs préférés) interprétant le docteur Freud: magistral ! Le scénario de J. -P Sartre fut trop long.
Histoire de confronter avec mes élèves de Terminale les prétentions de la psychanalyse avec les exigences de la science !

07 avril, 2012

La pédanterie

Dans le premier discours de La logique ou l'art de penser, on peut lire:
"La pédanterie est un vice d'esprit et non de profession; et il y a des pédants de toutes robes, de toutes conditions et de tous états. Relever des choses basses et petites, faire une vaine montre de la science, entasser du grec et du latin sans jugement, s'échauffer sur l'ordre des mots attiques, sur les habits des Macédoniens et sur de semblables disputes de nul usage; piller un auteur en lui disant des injures, déchirer outrageusement ceux qui ne sont pas de notre sentiment sur l'intelligence d'un passage de Suétone et sur l'étymologie d'un mot, comme s'il s'y agissait de la religion et de l'Etat..."

 Bien vu et bien pensé:  les pédants ont l'apparence du savoir alors qu'ils manquent totalement d'esprit aujourd'hui et hier !

La logique ou l'art de bien penser;Arnauld et Nicole, Gallimard 1992

28 mars, 2012

Week-end à Paris

Au menu la cité des sciences à Paris et un exposé sur la morale à propos de L. Bègue "Psychologie du bien et du mal"
http://www.universcience.fr/fr/conferences-du-college/seance/c/1248126421058/-/p/1239025081414/

 Ensuite, un RV dans Paris avec peut-être un projet éditorial. Vive le Printemps !

07 mars, 2012

Déplaire au public !

"La nation française était, à quelques égards, trop civilisée; ses institutions, ses habitudes sociales, avaient pris la place des affections naturelles...Et loin de prendre en soi le sentiment de sa propre valeur; on cherchait dans les regards des autres l'idée qu'ils se faisaient de l'importance qu'on avait acquise parmi ses pareils."

                                        G de Staël, " De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales" dans Déplaire au public: le cas Rousseau


 Je dois rendre compte de l'ouvrage de C. Hammann (thèse très ambitieuse); Déplaire au public: le cas Rousseau
Il serait intéressant de montrer pourquoi certains se soucient fort peu de plaire dans leur recherche de la vérité et de la justice alors que d'autres cherchent la raconnaissance parmi leurs pairs (sans grand souci pour la vérité et la justice !)

02 mars, 2012

Salon du livre 2012 !

Programme très stimulant à Paris le 16-19 mars:
La culture manga et deux interventions de JBJ Vilmer dans deux domaines distincts mais reliés par la même "réaction":
- Peut-on (encore) manger les animaux ?
- Intervenir en Syrie: pour ou contre ?

29 février, 2012

La liberté du chien !

Par une lecture très assidue du livre de J-L Guichet, je découvre une remarque très intéressante à propos de Rousseau: il est incontestablement le philosophe de la liberté -et sans aucun doute invivable... Il raconte dans ses Lettres à Malesherbes une manière de se comporter avec son chien:
"Mon chien lui meme etoit mon ami mais jamais il ne m'a obéi." J'aime quand les philosophes sont conséquents. Rousseau voulait être libre et ne souhaitait  donc pas que son chien soit son esclave; c'est pourquoi son chien ne lui obéissait pas !
Sacré Rousseau: on peut bien lui pardonner sa querelle avec Hume !

Jean-Luc Guichet: Problématiques animales (PUF, janvier 2012)

20 février, 2012

I Philosophie !

J'ai lu avec beaucoup de plaisir et d'intérêt le livre envoyé par Vincent Billard: I Philosophie,comment la marque à la pomme investit nos existences.
Il faut le reconnaître sans détour : l’Iphone de Apple constitue un trésor de technologie. Rares sont les philosophes qui ont mis toute leur compétence, tout leur savoir-faire pour rendre compte de l’existence de ce petit bijou ! D’emblée Vincent Billard l’affirme clairement :

« Il aurait été inconcevable, incompréhensible et sans doute même immoral de ne pas le vouloir, de ne pas désirer ardemment posséder un tel bijou, quel qu’en fût le prix. »

Mais le monde peut-il suffire à réaliser nos désirs, nos vœux les plus chers ? Est-ce par la fuite de la réalité que l’on parvient à la rendre séduisante? Sans doute, les passionnés d’informatique auront toujours besoin de mondes imaginaires : Apple semble les combler !

Il faut donc comprendre d’où vient le pouvoir mystérieux de cet objet : la technologie change nos vies et fait advenir des objets qui bouleversent nos manières d’exister. Mais le logo d’Apple recèle en lui-même une richesse hors du commun. Cette pomme est présente dans notre culture et donc nous invite à une réflexion. Elle évoque sans doute la Genèse : le fruit de la connaissance nous envoûte et nous fait sombrer dans la faute. Est-ce la force de Apple ? Mais il faut aller plus loin : la pomme est croquée ! Donc l’homme ne peut échapper au désir de connaissance même si cela doit le conduire au mal. Et il est vrai que les produits d’Apple se caractérisent par leurs aspects esthétiques très séduisants. Mais souvenons-nous du premier logo d’Apple : une pomme prête à tomber sur la tête de Newton (l’iPad se nomme Newton). Toutefois, il existe d’autres significations : dans le tout dernier album des Beatles apparaît une pomme croquée… Et enfin, le célèbre Alan Turing, inventeur de l’ordinateur, s’est empoisonné volontairement en croquant une pomme avec du cyanure ! Autant dire que le mystère entoure le logo d’Apple et c’est sans doute ce qui fascine.

L’auteur se livre ensuite à une réflexion très pertinente de « la technologie appliquée » et défend une position philosophique dite « réaliste » : il existe dans le monde des objets réels indépendants de notre volonté. En un sens, les objets possèdent bien des qualités. L’analyse proposée par l’auteur consiste précisément à comprendre la signification de tels objets et « en quoi consiste la mentalité qui les a fait advenir à l’existence. »

Le I d’Apple comporte tout d’abord une triple signification : I comme instruire, informer et inspirer. Car l’éducation ne pouvait que connaître de profondes transformations puisque l’outil informatique devient incontournable dans les années 90. Certes, l’utilisateur de l’Ipod écoute de la musique et semble transformer son baladeur en « juke-box ».

Mais quel peut-être l’intérêt de disposer de chansons dans sa petite boîte ? L’auteur en suivant Roger Pouivet dans sa philosophie du rock constate que la musique permet de gérer nos émotions au quotidien. Toutefois, il existe bien des critiques quant à cette possibilité de s’isoler en écoutant de la musique ou en consultant son smartphone (téléphone intelligent) Mais Vincent Billard fait fi de ces critiques superficielles car elles ne rendent pas compte de l’ontologie de l’IPhone ! Toutefois un auteur italien comme Ferraris s’est intéressé à l’ontologie du téléphone portable (2006). D’emblée ce philosophe remet en cause une idée couramment défendue : le téléphone portable ne vise pas uniquement à communiquer oralement ! Il doit être conçu comme une machine à écrire ! Par une analyse très subtile Vincent Billard décortique le propos de l’auteur italien et en arrive à la conclusion que le téléphone portable est plutôt une machine à calculer. Et force est de constater que toute recherche implique un calcul. En effet, on peut dire que l’avenir du téléphone portable repose sur la capacité à exécuter des tâches multiples. Il existe donc bien un lien entre l’ordinateur et le smartphone.

Il est vrai de dire que l’histoire du téléphone portable commence avec le souci de faire des calculs. On voit apparaître les systèmes de numération puis au XVIIème et XVIIIème siècle les célèbres machines de Leibniz et de Pascal. Certes, l’ordinateur est une machine à calculer d’un certain type, sa « programmabilité ». Bref la réalité ontologique à laquelle appartient le téléphone portable est sa propriété à calculer et non à écrire.

Il reste que le logo de Apple reste paradoxal :

« La Pomme renvoie à ce paternalisme fondateur de notre civilisation, fortement influencée par le christianisme et ses symboles. » En effet, il est question d’interdit et de désir. Il est presque inévitable que chacun d’entre nous tente d’enfreindre cet interdit. Peut-on dire pour autant que les objets technologiques n’existent qu’à l’aune de notre désir ? L’auteur soutient un réalisme métaphysique qui lui interdit de refuser l’existence à des « objets inventés par la firme américaine Apple. » Il ne s’agit donc pas de dire qu’il n’existe que des atomes, des particules dans l’univers ! Il convient plutôt de comprendre comment à partir d’un modèle (fixant l’essence d’un objet), d’autres configurations sont possibles. Tous ces objets technologiques constituent selon l’auteur « l’ameublement du monde ». C’est pourquoi, l’invention de nouvelles technologies enrichit notre monde de nouvelles potentialités et nous transforme en quelque sorte.

On peut supposer que Apple même après la disparition de son président Steve Jobs poursuivra son investigation dans de nouvelles configurations de la machine à calculer.

Saluons les analyses originales, philosophiques de ce grand livre. Vincent Billard parvient à s’interroger sur la nature de l’objet technologique par une fine connaissance des dernières prouesses de la firme Apple.

18 février, 2012

Une possible évolution des grands singes !

Je découvre une remarque très intéressante dans le livre de Jean-Luc Guichet- Problématiques animales- à propos de kant. Ainsi dans L'anthropologie d'un point de vue pragmatique, on peut lire à la note 15 (Vrin):
"Est-ce qu'à cette seconde époque dans les grandes révolutions de la nature n'en doit pas succéder une troisième lorsqu'un Orang-Outang ou un Chimpanzé développera les organes qui servent à marcher, à manier les objets, à parler, jusqu'à la formation d'une structure humaine, contenant en son élément le plus intérieur un organe pour l'usage de l'entendement et se développant peu à peu par une culture sociale ?"
Kant évolutionniste ? Bien- sûr, J-L Guichet ne peut faire de cette note un point de doctrine, tant le plan de la conception de la nature de Kant ne s'y prête pas. Mais c'est vraiment surprenant !

12 février, 2012

L'animalité et la sauvagerie

Le débat est toujours rude lorsqu'il s'agit d'évoquer "la civilisation": est-il approprié de faire référence au terme "sauvage" et peut-on dire que certaines "cultures" valent mieux que d'autres ? En ce sens, on peut s'interroger sur la pertinence de la distinction "civilisation" et "culture" . Dans mon cours en Terminale, j'essaie de montrer aux élèves ce qu'impliquent le relativisme et l'universalisme (en prenant soin de mettre à jour une idéologie).
Un séminaire qui est à propos:

"Mercredi 08 février 2012
Paris (75005)



L'animalité et la sauvagerie : Kant après Lévi-Strauss

Séminaire Collège international de philosophie

Animality and Savagery: Kant after Lévi-Strauss

Collège international de philosophie



Résumé

Kant distingue, à l’intérieur d’un peuple, d’un côté la nation, constituée par ceux qui se reconnaissent dans un passé et un présent communs, de l’autre côté la populace, « l’élément sauvage » du peuple. Comment réinterpréter cette idée à la lumière de la pensée sauvage de Lévi-Strauss ?


Argumentaire:

Au moins depuis Lévi-Strauss, le mot sauvage n’est plus synonyme d’inculte ni de barbare : ceux qui ont souvent été appelés sauvages possèdent une culture et un langage en rien inférieurs à ceux des « civilisés ». Vidé de son contenu injurieux, le mot se transforme en un ressort pour la pensée, qui devient elle-même sauvage, quoique dans un autre sens : elle se soustrait désormais à la raison constituée, celle qui prétend ériger ce qui serait « notre » culture et « notre » langage en critères de civilisation.


Il arrivait autrefois à la philosophie de faire aussi des partages selon un supposé critère de sauvagerie. Ainsi Kant distingue-t-il, à l’intérieur d’un peuple, d’un côté la nation, constituée par ceux qui se reconnaissent dans un passé et un présent communs, de l’autre côté la populace, qui s’excepte des règles en cours et dont la « réunion contraire aux lois est l’émeute ». Dans le même élan, Kant désigne la populace comme « l’élément sauvage » du peuple, rendant la sauvagerie intérieure au peuple, et non plus extérieure, comme dans l’étrangeté de la rencontre avec des cultures habitant des horizons lointains.


La reprise aujourd’hui du motif d’une pensée sauvage répond au besoin renouvelé de contrecarrer ce mouvement d’intériorisation. Si après l’anthropologie structurale les « sauvages » d’ailleurs ne le sont plus, il reste que d’autres « sauvages » font apparition parmi nous (mais on voit bien que ce « nous » se constitue aussi par et dans le geste de considérer certains « autres » comme des « sauvages», notamment des « autres » intérieurs à « nous »). C’est ce qui arrive lorsque des mots plus au moins infamants (la racaille, les bandes, les casseurs) servent à désigner ceux qui ne se plient pas aux lois en vigueur ou aux convenances établies. Hier comme aujourd’hui, ce vocabulaire partage la société en « bons citoyens » et en « hors-la-loi ». Pourtant, que se passerait-il si on affirmait qu’il n’y a pas de « sauvages » parmi « nous » et que le peuple n’est pas scindé comme le prétendait Kant et comme d’autres continuent de nous le faire croire ?"



01 février, 2012

21 janvier, 2012

Le juste et l'injuste!

On peut toujours s'étonner des réactions de ceux qui identifient la justice à la vengeance. Par esprit de justice, on peut s'opposer à toute forme de tricherie, de mensonges; mais par "esprit de justice", devrait-on aller jusqu'au bout de ses principes et mettre en difficulté financière une personne avec une famille - aussi malhonnête soit-elle ? D'autre part, on peut bien évidemment s'interroger sur la rationalité d'une punition: est-il possible de réparer par la sanction? J'avais écrit en 2007 un article avec un camarade sur la question des peines à partir de l'analyse de BECCARIA et de BENTHAM. En relisant La République de Platon, je rédécouvre des arguments assez fins. Jugez plutôt:

-" Est-ce donc, repris-je, le fait d'un homme juste de faire du mal à un homme, quel qu'il soit ?
- Mais certainement, dit-il, il faut faire du mal aux gens malhonnêtes et qui sont des ennemis.
- Mais si l'on maltraite les chevaux, deviennent-ils meilleurs ou pires ?
- Ils deviennent pires.
- Est-ce par rapport à l'excellence propre aux chiens, ou par rapport à celle des chevaux ?
- Par rapport à celle des chevaux.
- Et si on maltraite les chiens, deviennent pires par rapport à l'excellence propre aux chiens, et non à celle des chevaux ?
- Nécessairement.
- Et pour les êtres humains, camarade, ne faut-il pas affirmer que lorsqu'on leur fait du mal, ils deviennent pires par rapport à leur excellence humaine propre ?
- Oui, certes.
- Mais la justice n'est-elle pas l'excellence humaine ?"
                                                                                 La République, Livre I, 335a-335c

 Dans Le Criton (49d) on peut lire de la bouche de Socrate:
"Il ne faut donc pas répondre à l'injustice par l'injustice ni faire du mal à aucun homme, quoi qu'il nous ait fait..."

14 janvier, 2012

Un site à connaître: Grotius

"Grotius.fr, Médias & humanitaire », depuis avril 2009, grâce aux nombreuses contributions, venues du Nord comme du Sud, d’universitaires, d’étudiants, d’acteurs humanitaires, et de journalistes, a atteint son objectif initial : devenir un carrefour mensuel d’analyse sur les pratiques humanitaires et les discours médiatiques en temps de crise politico-militaire ou de catastrophe naturelle."

N'hésitez pas à lire les articles.


11 janvier, 2012

Gilles Jacquier: reporter de guerre !

Gilles Jacquier est décédé aujourd'hui en Syrie: fin tragique d'un homme soucieux de vérité !
"J'ai horreur de la guerre, mais sur ces terrains, je peux faire de vraies rencontres. Le plus souvent les gens sont eux-mêmes, très sincères face à une caméra et on ne peut rester insensible à leur souffrance, racontait le journaliste dans une interview. Moi, j'aime surtout filmer les gens au plus près de l'action, avec leurs émotions et sans voyeurisme" (extrait d'un entretien dans le Journal Le Monde).

08 janvier, 2012

Justice et vérité: le droit de montrer ?

Dans le cadre d'un travail avec les élèves, nous nous sommes interrogés sur l'exigence de justice au travers de la photographie. Peut-on tout montrer et peut-on montrer pour dénoncer des injustices ? Avec un intervenant, trois photographes ont fait l'objet d'une interrogation (ensuite les élèves vont mener leur réflexion): Lewis Hine, Nick Ut, R. Capa.
Pour les infos, voici un site:

02 janvier, 2012

Adieu Cheetah !

Le singe Cheetah a rejoint le royaume de ses congénères il y a quelque jours:
Cheetah, l’ami de Tarzan, est mort à 80 ans

"Le 28 décembre 2011 à 12:03



L’inoubliable singe Cheetah, ami de Tarzan incarné par Johnny Weissmuller dans les années 30, est décédé le soir de Noël à 80 ans des suites d’une insuffisance rénale

Sa disparition a été annoncée sur le site internet du Suncoast Primate Sanctuary, un refuge situé en Floride, relate Le Parisien. Cheetah était considéré comme l’un des plus vieux chimpanzé vivant, l’espèce atteignant entre 25 et 35 ans à l’état sauvage, une dizaine d’années de plus en captivité. Le singe avait joué aux côtés de Johnny Weissmuller dans Tarzan l’homme singe (1932) et Tarzan et sa compagne (1934).



Le singe avait d’abord appartenu à l’acteur, avant d’être donné au refuge dans les années 60. Le rôle de Cheetah avait été tenu par une quinzaine de chimpanzés dans les films de Tarzan."