29 mai, 2011

Pitié pour les hommes !

Tout à fait d'accord avec les propos de Hélé Béji dans le journal Le Monde du 26 mai: il faut cesser de faire de la femme une victime. Le tort des fémininistes est de défendre un discours sexiste haineux suite à l'affaire DSK. De même, je comprends qu'on puisse défendre un "ami" et qu'on puisse s'étonner de son comportement.
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/05/26/refusons-le-feminisme-victimaire_1527716_3232.html

Et s'il y a viol, il doit être jugé comme tel; comme une chose très grave.
A mon sens, la démocratie a pour devoir de limiter les rapports de domination entre les hommes/femmes, les blancs/Noirs, enfants/ hommes...
Il me semble qu'en France, la génération des 30 ans est plus "machiste" que celle des 60ans pour la bonne raison que les femmes sont beaucoup plus instruites, autonomes...
 

28 mai, 2011

Colloque au collège de France

Enfin, un colloque est organisé au Collège de France sur "Un tournant animaliste en anthrolpologie"   le 22, 23, 24 juin pendant la correction des copies du bac! J'ai beaucoup de respect pour l'oeuvre de P. Descola:
UN “TOURNANT ANIMALISTE”
EN ANTHROPOLOGIE ?
AN ‘ANIMAL TURN’
IN ANTHROPOLOGY ?


21 mai, 2011

DSK: de l'intime conviction à la preuve

Le feuilleton DSK se présente comme un thriller: un homme d'un grand pouvoir vient d'être inculpé pour une tentative de viol. Ces faits sont évidemment très graves. Ma conviction intime est que cet homme est coupable en raison même des chefs d'accusation. Mais je sais aussi qu'une conviction intime ne constitue pas une vérité laquelle repose sur des preuves.
Dans ce débat, je pense qu'on assiste à des dérives morales inévitables, à des évidences admises -"le pouvoir, l'argent, le sexe", à des discours féministes...
En même temps, une conviction intime repose sur des croyances. Si un homme est connu pour ses addictions, alors on peut supposer que ses comportements le conduiront au pire. En cela, on affirme une nécessité, un certain déterminisme entre l'acte et les motifs (en tant que cause) par lesquels on agit. Je songe au passage très célèbre de Hume dans L'enquête sur l'entendement humain ("Liberté et nécessité"):

"Si un homme, que je connais pour honnête et riche et avec qui je vis en amitié intime, était pour venir chez moi, où je suis entouré de mes serviteurs, je reste persuadé qu'il ne me frappera pas de son poignard, avant de partir, pour me dérober mon encrier d'argent; je ne redoute pas plus cet événement que la chute de la maison elle-même, qui est nouvelle et bien bâtie sur de bonnes fondations. _ mais il a pu être saisi d'une folie subite et inconnue._ C'est ainsi que peut se produire soudain un tremblement de terre qui secoue ma maison et me la fasse crouler sur la tête. Je changerai donc d'hypothèse."
 Pour autant, doit-on reconnaître la même nécessité à toutes les causes ?  N'est-ce pas précisément notre connaissance du cours des actions humaines et notre expérience de la nature humaine qui nous conduisent à postuler une nécessité dans les événements ?
 La liberté est dans ce cas bien mince - un pouvoir d'agir ou de ne pas agir selon les déterminations de la volonté.
De ce fait, on peut reconnaître une certaine plausibilité dans les actions d'un homme. Et je ne suis pas du tout certaine (comme le prétendait une personne de ma famille) qu'un homme politique est "blindé" contre toute pulsion sexuelle.
Il reste qu'une conviction intime n'est pas une preuve. La vérité d'un fait doit être établie. Maintenant, il est question de procédure judiciaire. Et à juste titre, la procédure "accusatoire" n'est pas parfaite puisqu'elle repose en grande partie sur l'habileté des avocats...

18 mai, 2011

12 mai, 2011

Langue et mathématiques

A l'initiative de mon collègue de math, nous recevons Stella Baruk, pédagogue, spécialiste des maths: enseigner une langue, est-ce la même chose qu'apprendre les mathématiques ?

10 mai, 2011

Abolition de la peine de mort

Aujourd'hui, le 10 mai 2011, je vais évoquer la question de la peine de mort par un document visuel: le discours de François Mitterrand.
L'élection de F. Mitterand, c'est ma Seconde scientifique à Rouen et l'espoir que ce changement politique  suscita. Je me souviens encore de ces petits bourgs qui craignaient qu'on leur prenne leurs biens (incroyable mais vrai) et puis la suite...

05 mai, 2011

De la bienveillance !

J'ai été très touchée par les propos réconfortants de mes lecteurs après les vilaines insultes de FC, pas encore 30 ans et déjà imbu de sa personne ! Enfin, je vais continuer à écrire et j'ai déjà une idée d'un second livre pour cet été: