28 avril, 2011

Dialoguer avec soi ou un autre !


http://www.implications-philosophiques.org/

Il arrive parfois qu'on se parle à soi-même ne serais-ce que pour éclaicir ses propres pensées; maîtriser ses propres tourments. Il existe bien sûr une tradition philosophique très riche en ce domaine. Aussi, je vous laisse prendre connaissance du thème de la revue Implications philosophiques qui me parle:



« Ludwig Wittgenstein en dialogues »

« Ce que j’écris est presque toujours un dialogue avec moi-même. Des choses que je me dis entre quatre yeux ».

« Il y a, je crois bien, une vérité dans ce que je pense parfois : qu'à proprement parler je suis simplement reproductif dans ma pensée. Je crois que je n'ai jamais inventé un chemin de pensée, mais qu'il m'a toujours été donné par quelqu'un d'autre. Tout ce que j'ai fait, c'est de m'en emparer immédiatement avec passion pour mon travail de clarification. »

25 avril, 2011

Bashung par Cantat

Je ne peux résister: ma nièce apprécie: reprise de Bashung par Cantat: "Aucun express"...
http://www.youtube.com/watch?v=kuMR5o8NqJw

22 avril, 2011

Le ciment des choses: Claudine Tiercelin au Collège de France

Claudine Tiercelin, spécialiste de Peirce occupe désormais la chaire de métaphysique au Collège de France ! Le dernier ouvrage  Le ciment des choses , ouvrage de métaphysique, est présenté par François Loth. Dès que possible, je vais commander ce livre.

20 avril, 2011

Michael Jackson et Barack Obama

Enfin, l'article écrit il y a presque deux ans pour une revue juridique va donc voir le jour en avril 2011! Voici une petite introduction à lire:

"Dans le récit autobiographique Les rêves de mon père, Barack Obama, Président
des États-Unis d’Amérique raconte comment il prit conscience, en consultant le
magazine « Life », de la couleur de sa peau en constatant que certains noirs essayaient
de changer la leur. Au-delà de cette anecdote, il suffit de se souvenir de la
pop star Mickaël Jackson mort en juin 2009 qui ne cessa au cours de sa vie de
blanchir sa peau, sans doute par refus de sa propre négritude. Ces deux illustrations
montrent la difficulté et la complexité à assumer sa propre différence dans un monde
régi par les rapports de force entre ethnies, entre cultures et entre sexes opposés.
Dans cet article, nous souhaiterions analyser la manière dont les premières
féministes américaines de Gilligan en passant par Tronto, Friedman dans les années
80 tentent de concilier les exigences de la justice sociale avec une éthique d’un
genre spécifique – l’éthique du Care. Carol Gilligan entend montrer qu’une autre
sensibilité en politique peut s’exprimer, par la voix de la sollicitude, du soin apporté
à autrui. Plus précisément, il s’agit de faire appel à la bienveillance naturelle des
femmes afin de mettre fin à toute forme de discrimination et d’exploitation entre les
hommes et les femmes, mais aussi entre les individus de couleur blanche et de
couleur noire...

15 avril, 2011

Nous les femmes !

J'avoue ne pas avoir été convaincue par le livre de V. Despret et I. Stengers -Les faiseuses d'histoire. En fait, le mélange des genres pose problème: s'agit-il de confessions de femmes-universitaires ? S'agit-il d'insister sur la résistance des intellectuelles dans un monde d'hommes ? Mais les intentions ne sont pas claires.
Voici mon résumé:
Les intellectuelles ont-elles une spécificité propre que les distinguent de la gent masculine ? Telle est la question posée par un collectif de femmes occupant des postes à l’université.
Dans une première partie, Vinciane Despret et Isabelle Stengers, philosophes de formation, explicitent les raisons de leur travail : elles se sont inspirées d’une réflexion de Virginia Woolf : dans l’ouvrage « Les trois guinées » publié en 1938 , « œuvre de résistance à la limite du désespoir », la question est de savoir pour les intellectuels anglais, face à la montée en puissance d’Hitler, comment il est possible d’empêcher la guerre, comment il est possible de « protéger la culture et la liberté intellectuelle. » Un manifeste est rédigé : Curieusement, Virginia Woolf ne signe pas le manifeste des intellectuels anglais. Les motivations profondes de ce refus tiennent à la volonté de résister :
« Par-delà les différences, c’est peut-être le lien entre la lutte contre cette amnésie et la capacité à résister, de penser contre le consensus, qui trace une continuité entre Woolf et celles qui disent aujourd’hui « pas en notre nom » » (P 21).
Et précisent les auteures -V. Despret et I. Stengers-, elle en a fait « toute une histoire. » Le refus de V. Woolf, c’est la volonté explicite de rompre avec la société des intellectuels hommes illustres. Courageux et audacieux pour l’époque ! Il est en effet contradictoire de défendre « la liberté intellectuelle » et de faire preuve de violence, de soif de pouvoir. Un mot pour exprimer cette exigence féminine : « think we must » (« penser, nous devons »). Est-il possible, dans une université en crise de maintenir cet impératif ? Les intellectuelles ne trahissent-elles pas Virginia Woolf en acceptant de travailler à l’université ?
Dans la seconde partie, le livre s’articule sur le témoignage et l’expérience vécue de quelques universitaires-femmes qui ont accepté de se livrer. Il s’agit de communiquer des expériences diverses dans le domaine des sciences, de la philosophie ; en d’autres termes, il s’agit de témoigner d’une expérience commune avec une certaine ironie et une certaine colère.
S. Harding a posé la question de la spécificité du genre en science. Peut-on constater des différences dans l’observation chez les femmes ? D. Haraway, dans son étude sur les singes, se demande bien si on peut se définir « en tant que femmes » dans son travail. On peut s’interroger sur la nécessité de se dégager d’une violence spécifique de « la science mâle ».
Mais l’application de « penser, nous devons » exige bien un relais, une nécessité de faire parler « un nous » face à la passivité de l’université, de la concurrence acharnée entre individus. Mais faut-il croire les discours des hommes ? La pensée ne serait-elle qu’une affaire d’hommes ? En effet, on peut s’étonner que les femmes soient incapables « de prendre au sérieux les grands problèmes qui transforment la pensée en champ de bataille. » (P65).
A cela, Despret et Stengers répondent qu’elles se sentent étrangères à « l’héroïsme de la pensée ». Elles se caractérisent comme des « opportunistes », des « touche-à-tout » au sens où elles ne sont pas les auteures d’une grande œuvre !
E. Naert constate que les femmes ne s’érigent pas en « chef de sectes », mais partagent un amour désintéressé du langage et de la pensée (P 85). J. Porcher montre bien que sa démarche n’est pas dogmatique avec les éleveurs puisqu’elle élabore avec eux un questionnaire.
L’ironie, la colère semblent constituer les armes de ces universitaires-femmes. Citons certains de leurs propos pour mieux s’en convaincre :
L. Bouquiaux (mathématicienne et philosophe) évoque le poids de la voix masculine :
« Les ténors de la faculté sont, comme il se doit, tous des hommes. Pas étonnant, un homme qui prend la pose, se scandalise et en appelle à l’équité, à l’honnêteté intellectuelle et à la dignité académique est un homme qui a le sens des valeurs universelles ; une femme qui fait de même est une hystérique. » (P 113). On peut se demander si la situation des femmes n’est pas comparable à une personne issue d’un milieu défavorisé. En un certain sens, on pourrait dire que la situation des femmes ressemble à celles des parvenus qui n’appartiennent pas à un milieu favorisé : en quelque sorte, les femmes ne sont jamais à leur place quand elles sont à l’université.
F. Balibar se montre ironique quant à la prétention des hommes de « représenter l’universel » .Avec raison, la philosophe reconnaît, 70 ans plus tard après le constat de Virginia Woolf, que les femmes ne se comportent pas mieux que les hommes à l’université…
Bref, il ressort de tous ces témoignages, que les femmes ne souhaitent pas imposer leur volonté de puissance. Elles savent aussi qu’il est nécessaire de se faire une place pour éviter les discours masculins dominants, conformistes.

Toutefois, on peut s’interroger sur les intentions des auteures de cet ouvrage : il est d’un accès facile et amusant à lire. Mais il n’est pas porteur d’une intention critique, subversive. C’est pourquoi - comme l’affirment les auteures -, on peut être déçu(e) de ne pas trouver de réponse à la question « que font les femmes à la pensée ? ». Il faut bien avouer que la pensée féminine s’est construite « dans un monde d’hommes ». Le livre de V. Despret et de I. Stengers reste donc de l’ordre de l’anecdote. On pourrait peut-être espérer que ces témoignages invitent les hommes et les femmes à vivre en harmonie.
Il reste sans doute une caractéristique des « faiseuses d’histoire » :
« Les faiseuses d’histoires ne sont pas des figures héroïques, plutôt des emmerdeuses. » ! Mais est-il pertinent sur un plan philosophique et scientifique de procéder à des distinctions de genre ?
Les faiseuses d'histoire, que font les femmes à la pensée ? La Découverte, mars 2011

06 avril, 2011

Nos amis les bonobos !

Il faut aller voir le film Les bonobos: vous découvrirez des singes du Congo capables d'intelligence, de coopération et d'affection. Claudine André a créé une association au Congo "Lola" (paradis)   et avec son équipe, elle s'occupe des petits orphelins victimes des hommes:


http://www.youtube.com/watch?v=kv7P2KDzMOE
Sur le site de Trente millions d'amis, on peut consulter  le témoignage de Claudine André:
http://www.30millionsdamis.fr/acces-special/actualites/detail/article/2872-claudine-andre-le-bonobo-est-un-cadeau-de-la-nature-au-congo.html

Remarques: il faut souligner un article "nul" du journal  "Le Monde" (29/03/11) à propos de ce film: il est faux de dire que cette association ne vise qu'à promouvoir le bien des bonobos. Grâce à son action, le refuge paie des personnes et indirectement contribue à l'économie d'un pays. Il est évident que le tourisme pourra améliorer le niveau de vie des habitants. C'est un sophisme de penser que l'intérêt pour les animaux en voie de disparition se fait au détriment des enfants !