28 février, 2010

Marre de la corrida !


A signaler une revue de droit animalier à l'Université de Limoges. En outre, un très bon article de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer à propos de la corrida: son article est vraiment limpide, logique. Cela fait longtemps que je voulais réfuter Renaut, Wolff à propos de cette pratique cruelle. JBJV utilise la technique des arts martiaux: efficace, propre et intelligent !

Hélas, les traditions sont solides mais j'espère qu'un jour, on parviendra à montrer (agir sur la sensibilité humaine) qu'il n'y a aucune gloire à combattre un taureau !



Revue Semestrielle de Droit Animalier – RSDA
2/2009

"TRIBUNE CONTRADICTOIRE
Les sophismes de la corrida
Jean-Baptiste JEANGÈNE VILMER
Chargé de recherche auprès de la direction de l'École Normale Supérieure
Ulm

Tout est dit dans la loi. La corrida est en France une exception juridique, une
exception à l’interdiction de pratiquer des « sévices graves ou actes de
cruauté envers les animaux » (art. 521 du Code pénal). Elle est donc, de fait,
reconnue par le législateur lui-même comme un sévice grave ou un acte de
cruauté, mais qui, à la différence des autres, n’est pas puni. Pourquoi cette
impunité ? Parce qu’elle a lieu là où « une tradition locale ininterrompue peut
être invoquée ». Voilà donc une pratique punie à Brest, au nom de la
sensibilité de l’animal, mais permise à Nîmes, malgré la sensibilité de
l’animal.
Cette aberration est fondée sur l’appel à la tradition, qui est un sophisme
connu depuis 2000 ans sous le nom d’argumentum ad antiquitam. L’excision
est également un rite millénaire, une pratique culturelle, une tradition
profondément ancrée. Pourtant, le même législateur l’interdit et fustige ce
relativisme culturel, qu’il invoque au contraire quand il s’agit de protéger le
« patrimoine » national, dans le cas de la corrida comme dans celui du foie
gras. Ce n’est pas parce que l’on fait quelque chose depuis longtemps au
même endroit que l’on a raison de le faire. Tous les progrès sociaux ont eu
lieu contre les traditions, de l’abolition de l’esclavage au droit de vote des
femmes. La tradition en elle-même explique mais ne justifie rien."

21 février, 2010

La phrase qui tue !


Je cite Bourdieu:


"Si j'ai une minute, ce que je voudrais dire, c'est que le rapport du sociologue à son travail et à son écriture, autant que je connaisse la schizophrénie, correspond tout à fait à la description que l'on se fait de la schizophrénie. Il faut dire quelque chose ou faire quelque chose et, au moment où on le dit ou on le fait, dire qu'on ne fait pas ce qu'on fait, qu'on ne dit pas ce qu'on dit, et, dans un troisième discours, dire encore qu'on ne fait pas ce qu'on vient de dire qu'on fait." (P36; Le sociologue et l'historien).


A méditer !

18 février, 2010

Le sociologue et l'historien


Les Editions Agone ont pris l’heureuse initiative de publier les entretiens de Pierre Bourdieu pour une série d’émissions sur France-Culture en 1988 animé par l’historien Roger Chartier.

Dès la préface de cet ouvrage – Le sociologue et l’historien -, Roger Chartier rappelle que l’auteur de La distinction « avait été la cible de critiques féroces de certains historiens, qui l’avaient mal ou, plutôt, trop bien compris » (P 8). Or, il s’agit de confronter précisément la méthodologie de la sociologie avec celle de l’histoire : force est de reconnaître le caractère illégitime de la catégorisation opérée par l’historien qui semble ignorer « la construction sociale » de ses propres objets. La sociologie – d’après les propres mots de Bourdieu – doit assumer le fait d’être « insupportable » : en effet, cette discipline a pour caractéristique essentielle de situer le sujet de l’observation dans « le champ social » qu’il prétend explorer. C’est pourquoi, le sociologue vit l’expérience douloureuse de la scission entre ses propres évidences et la nécessaire dénonciation des apparences trompeuses.
Il est évident que la mission conjointe de l’historien et du sociologue est salvatrice en tant que la production de savoir peut à certains égards participer à l’émancipation d’une société à condition d’en reconnaître les principaux déterminismes.
La suite de ces entretiens est découpée en cinq étapes par les Editions Agone :
I le métier de sociologue, II illusions et connaissance, III structures et individu, IV habitus et champ et V Manet, Flaubert et Michelet. Tentons d’en préciser le contenu.

A quoi sert la sociologie pourrait-on se demander ? Doit-elle développer l’esprit critique ou aider à la prise de conscience collective ? D’emblée Bourdieu confirme le caractère « dérangeant » de cette discipline. Elle ne bénéficie pas comme l’histoire d’un recul temporel qui a la vertu d’apaiser les conflits ; au contraire, le sociologue est « sur des terrains brûlants » (P23). Pour autant, la sociologie est une science au sens précis d’une science « militante » à condition d’entendre par là qu’elle a « le devoir » de bien poser les questions. Cette science sociale dont se proclame Bourdieu est sérieuse puisque les théories, les critiques formulées tendent à être « vérifiables ou falsifiables » (P 26). Car ce qui est admis sans examen exige au sens de Foucault « un écaillement des certitudes ». Un exemple suffit à éclairer le propos : le terme « politique » qui décrit une certaine réalité doit être reconstitué dans son « champ » sans quoi les mots ne font pas référence à un contexte précis. C’est pourquoi, il faut éviter le piège à la fois pour la sociologie et l’histoire de penser que de tels termes renvoient à une réalité universelle et invariante. Le travail de l’historien consiste alors à « traduire » une réalité c’est-à-dire à confronter un concept historiquement déterminé à d’autres réalités. C’est à cette unique condition qu’une « réalité ancienne » pourra apparaître dans son sens originel. Il appartient en sociologie de délimiter des champs - scientifiques, politiques, sociaux, artistiques. Toutefois, le travail d’objectivation du sociologue risque de se confondre avec le propos du sociologue en tant que sujet. Bourdieu reconnaît avec une certaine ironie que son travail s’apparente à une attitude assez schizophrène. La description de la culture « dominante » n’implique pas que l’on partage les valeurs d’une société sans pour autant que l’on invalide son propre discours ; bref, il s’agit de distinguer des niveaux de discours qui peuvent conduire à de profonds malentendus. Autrement dit, la réalité décrite par le sociologue peut être « vraie » tout en étant dénoncée par son propre discours critique ! Il semble donc nécessaire de décrire des mécanismes politiques, sociaux afin de pouvoir les dénoncer, les éclairer.
Ce travail critique et réflexif s’impose pour l’individu dont le souci est de prendre « possession » de lui-même : en quelque sorte, il faut mettre en lumière les contraintes, les déterminismes qui pèsent sur l’individu. Bourdieu l’exprime clairement :
« Nous naissons déterminés et nous avons une petite chance de finir libres ; nous naissons dans l’impensé et nous avons une petite chance de devenir des sujets. » (P 40).
Proche de l’éthique Spinoziste, Bourdieu entend bien dénoncer les illusions dans lesquelles sont plongés les individus et particulièrement les intellectuels : c’est ainsi que Sartre définit l’individu « sans attaches, ni racines », libre de sa propre vérité. Etrangement, Bourdieu voit en Socrate le premier sociologue : c’est par une méthode d’interrogation que le philosophe dénonce les évidences reconnues. Il devient possible de dénoncer les adversaires d’hier et d’aujourd’hui : les sophistes confondent l’apparence et la réalité ; les manipulateurs de l’opinion rendent le réel opaque. La faiblesse ou la force de la sociologie est en quelque sorte d’être dans une position défensive puisqu’elle doit sans cesse s’opposer aux discours des « demi-habiles », discours de l’apparence et du mensonge. En ce sens, la sociologie peut prétendre être comme « un instrument de transformation du monde social » (P53). Mais elle pourrait être porteuse d’espérance « rationnelle » si les intellectuels acceptaient de travailler pour dénoncer les « auto-mystifications ». C’est dire que la transformation du monde s’accompagne d’un savoir lucide condition de la liberté de l’individu et du bien-être des sociétés.
La difficulté de la méthode en sociologie est de comprendre sur quoi repose l’objectivation. En un sens - pour reprendre la formule de Durkheim - « il faut traiter les faits sociaux comme des choses ». D’après Bourdieu, cela rend vaine les oppositions traditionnelles – « objectivisme » / «subjectivisme » pour la bonne raison que le scientifique est engagé dans une sorte « d’expérimentation épistémologique » (P 63). Il est intéressant de noter que Bourdieu évoque « une certaine propension à l’objectivisme ou au subjectivisme » : en terre étrangère par exemple, le sociologue a plus tendance à se montrer objectif à cause de sa situation « d’étrangeté » ; en revanche, dans une situation proche - analyse d’un village du Béarn, du milieu universitaire -, « des intérêts subjectifs » peuvent se manifester. Mais le vrai travail scientifique consiste à jouer sur deux types de représentation :
« En tant qu’indigène, j’observe dans l’indignation des tas de pratique qui ont pour principe un travail collectif pour cacher ces évidences, pour nier ces hiérarchies que toute le monde connaît. » (P 66).
Autrement dit, il y a bien une subjectivité éprouvée dans le sentiment d’indignation mais en même temps une reconstruction objective des mécanismes de la réalité sociale que les puissants s’évertuent à ignorer (tout système, toute institution cherchant à se protéger). Dans cette mesure, il est pertinent de s’interroger sur la manière dont les individus intériorisent les valeurs à l’origine de leur choix (choix de l’orientation des enfants, choix des trajectoires sociales…).
« L’habitus » est précisément le concept majeur dans l’exploration des « champs » sociaux, scientifiques, économiques, artistiques. Cependant, on a souvent accusé Bourdieu de défendre une conception « fataliste » des trajectoires sociales, des choix des individus…Si « l’habitus » est proche de l’idée de « virtualité », cela n’implique pas que toutes les dispositions se réalisent. Tout au plus, faut-il admettre que l’individu est structuré à partir de sa propre histoire, de son propre milieu…L’originalité de Bourdieu consiste à relier l’idée de « champ » et celle « d’habitus » : certains « habitus » vont délimiter des champs spécifiques ; c’est le cas de certaines trajectoires sociales ; d’autres au contraire vont produire des résultats inverses de l’habitus d’origine. L’habitus comporte une valeur explicative en tant que la situation de l’individu est définie à l’intérieur d’un « champ ». Notons bien que les habitus conduisent à des préférences, des valeurs… L’idée de Bourdieu, c’est de saisir la spécificité des structures pour mieux comprendre les sociétés, les trajectoires sociales…
Il en est de même de la spécificité d’un artiste comme Manet : la compréhension de sa trajectoire exige de pénétrer dans ses différents univers qui à leur tour définissent des champs précis (P 91). L’intérêt de l’analyse de Bourdieu, c’est qu’elle permet de comprendre comment un artiste comme Manet est allé au-delà d’un certain académisme par la contestation d’une institution. On serait tenté de dire que cet artiste avait des ressources psychologiques alors que le travail de la sociologie consiste à mettre en lumière les différents espaces qui ont pu le constituer.
Au fond, une grande partie du travail de Bourdieu consiste à repérer les ordres de hiérarchie, les ordres de légitimité afin d’en saisir les mécanismes en jeu. Or ce travail réflexif exige une dénonciation des évidences admises par une critique des mystifications opérées à l’intérieur des champs (sociaux, artistiques, philosophiques…).

Voir sur le site de Didier Moulinier:

http://nouvelles-philosophiques.blogspot.com/2010/02/parution-de-le-sociologue-et-l-aux.html




Le sociologue et l'historien; Pierre Bourdieu et Roger Chartier, Agone, Banc d'essais, février 2010

17 février, 2010

Voir ce qui est sous ses yeux

Il est parfois étonnant de se dire: "mais il est aveugle, il ne voit pas..." Enfin, il a compris ! L'intelligence est une question de tact ! Il a compris qu'il ne devait pas finir comme eux prétentieux, tricheur, confus.

16 février, 2010

Expo japan !


A ne pas manquer: le festival made in Japan au Parc Chanot à Marseille ce Week-end; surtout les arts martiaux ! Pour le reste, je vais m'informer.

13 février, 2010

Lecture des ouvrages


C'est la première fois qu'un auteur me remercie pour avoir fait une lecture d'un de ses ouvrages; c'est plus agréable que d'être publiée. Car il faut le lire: ce n'est pas facile de rentrer dans la logique d'un autre. Mais avec le temps, je prends beaucoup de plaisir à commenter les textes des autres. Et puis cela me permet de comprendre comment il est possible - quand on écrit- de se montrer explicite.

12 février, 2010

L'air du temps


Imaginez une petite fille tuée qui se retrouve au paradis et observe avec émotion la vie des siens: C'est Lovely bones, le dernier film de Peter Jackson inspiré du roman d'Alice Sebold.

11 février, 2010

Justice et Care


Quelle récompense: mon deuxième article écrit cet été vient d'être accepté par la Recherche Juridique (mai-juin 2010)! Il s'agit de s'interroger sur les grandes orientations politiques !

L'esprit en paix, je suis en train de prévoir un voyage au Vietnam pour Avril !!

10 février, 2010

Qu'est-ce qu'une bonne information ?

Hier soir sur Arte, je suis restée clouée sur mon siège en assistant à l'analyse de la falsification de l'info: du 11 septembre 2001 en passant par les propos d'un média "raciste" (je ne fais pas faire sa publicité). Evidemment, on peut se poser des questions quant à la solidité de la démocratie mais plus encore aux limites de la liberté d'expression... Souvent, je me suis demandée ce qui faisait l'honnêteté d'une institution, d'un individu quant aux propos défendus. Ma réponse était: "l'acceptation des faits" et non la négation des faits. Or hier, j'ai assisté à la thèse de la théorie du complot; du Orwell à l'envers...
Sans doute le journaliste de France 2 - D. Pujadas -, a raison: nous sommes victimes d'un bruit de fond médiatique !

07 février, 2010

Voir

L'empire des lumières; René Magritte, 1954

Comment les aveugles voient-ils le monde ?


A lire le dernier numéro de philosophie magazine,"Au royaume des aveugles": on serait tenté de dire que les aveugles n'ont pas les mêmes perceptions que nous. Certes; mais il serait faux de les priver d'imaginaire. Puisseaux, l'aveugle de Diderot affirme que les yeux sont "un organe sur lequel l'air fait l'effet de mon bâton sur la main". Mais les témoignages des aveugles réfutent cette approche matérialiste: " Nous avons une représentation scopique d'à peu près toute chose. Et à partir de tout ce que nous apportent la culture et les autres, nous nous formons des représentations imaginées."

Difficile d'expliquer à un voyant cette possibilité d'une représentation de la réalité; voire plus: une vie imaginaire. Et d'ailleurs, les aveugles risqueraient d'être déçus s'ils voyaient la réalité avec des yeux de voyants ! Il est important de constater que chacun structure la réalité à l'aune de ses besoins et se l'approprie par ses connaissances, ses goûts...

Je crois donc que cela ne plaide ni en faveur de l'idéalisme, ni en faveur du réalisme: la perception reste une chose complexe !

05 février, 2010

Les vacances de février !


Voici les vacances: encore deux paquets de copies et plein d'autres choses !

04 février, 2010

La lumière de Provence !


Une douce lumière d'hiver traverse mon nouvel appartement. La lumière, c'est comme l'évidence: elle s'insinue en vous et c'est un délice !

colloque George Orwell !

Un colloque qui s'annonce captivant: "George Orwell, une conscience politique du XXe siècle" à Lille le 19-20mars 2010 .Que reste t-il des idéaux politiques ? Loin des pessimistes, loin des petits chefs soumis, George Owell clame ses raisons d'être politiques. Quand l'illusion est débusquée, on se sent fort de sa propre liberté: c'est la voix du socialisme.

Vendredi matin/ Friday morning :
09h30-09h55 : Peter Wilkin (Brunel University), “Orwell as Tory anarchist – a very peculiar practise”.
09h55-10h20 : Jeremy Tranmer (Nancy 2), “Big brother watching friends and foes ? George Orwell and the British Left”
10h35-11h20 : Jean-Jacques Rosat (Collège de France) : « Ni anarchiste ni tory : Orwell et « la révolte intellectuelle ».
Vendredi après-midi / Friday afternoon :
13h30-13h55 : Charles Holdefer (Université de Poitiers), “ ‘As surely doomed as the hippopotamus’, George Orwell and the anachronistic writer”.
13h55-14h20 : Joseph Maslen (University of Manchester), “Inside the whale of British communism”.
14h20-15h05 : Antoine Capet (Université de Rouen), “George Orwell and the ‘phoney left’, 1939-1945”.
16h00-16h45 : Dominic Cavendish (The Daily Telegraph, metteur en scène) : “Coming Up for Air revisited, Orwell, England, and the idea of escape”.
16h45-17h10 : Sébastien Lefait (Université de Corse) : « ‘The Big Screen is watching you’ -1984 (Michael Radford) ou le Panopticon cinématographique ».
17h10-17h35 : Sébastien Denis (Université de Provence) : « La ferme des animaux revisitée : sur deux films et un album ».
Samedi matin/ Saturday morning :
09h30-09h55 : Giora Goodman (Kinneret College, Israel), “George Orwell and the question of Palestine”.
09h55-10h20 : François Bordes (IEP Paris), « La gauche hétérodoxe et la réception d’Orwell en France au début de la guerre froide ».
10h20-10h45 : Christophe Le Dréau (IEP Paris), « George Orwell, icône de l’Europe unie ».
10h45-11h10 : Dolores Martin (Cité des Sciences et de l’industrie), “George Orwell’s Homage to Catalonia, Rethinking the Spanish Civil War”.
Samedi après-midi / Saturday afternoon :
13h30-13h55 : Marina Rémy Abrunhosa (ENS Lyon) : “Face-to-face encounters in Orwell’s early works : an aesthetics of the contemporary”.
13h55-14h20 : John Crowley (UNESCO), S. Romi Mukherjee (Institut d'Etudes Politiques de Paris/ l'Université de Chicago), “Orwell’s people”.
14h20-14h45 : Patricia Rae (Queen’s University, Ontario), “Modernist Orwell”.
14h45-15h10 : John Baxendale (Sheffield Hallam University), “Orwell and Priestley : two ways of being a left-wing writer in XXth century England”.
16h00-16h45 : Nick Cohen (The Guardian), conférencier invité, “George Orwell and the British left today”.
16h45-17h10 : Philippe Vervaecke (Université de Lille III), “Orwell as heritage. Commemorations of Orwell in contemporary Britain, c. 1994-2010”.


03 février, 2010

conférence bioéthique


Quelle bonne nouvelle: Samia Hurst bioéthicienne à Genève, interviendra le 24 février 2010 auprès de nos lycéens puis des étudiants-infirmiers à Toulon ! C'est vraiment génial de pouvoir recevoir des professionnels de la médecine; j'attends de vrais débats !