29 novembre, 2009

Marc Jeannerod et le cerveau

A signaler la parution d'un livre de Jeannerod; sûrement passionnant !


"Le Cerveau volontaire
La volonté est au cœur de la réalité humaine, elle est la manifestation de notre être intérieur. Comment le cerveau assure-t-il sa mise en œuvre ? Paradoxalement, il semblerait que son activité se développe à l’insu de l’auteur et anticipe l’apparition de l’expérience consciente. La conscience d’être l’auteur d’une action ne serait-elle donc qu’une illusion ?"

25 novembre, 2009

La condamnation morale !

Une formule profonde:" Que celui qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle."
Voilà pourquoi, je déteste les jugements moraux hâtifs, les jugements de groupe ! Et pourtant, je suis une non-croyante !

22 novembre, 2009

La main de Thierry Henry

Je me demande bien pourquoi on fait de "la main" d'Henry un tel sujet à polémique ! D'abord, il y a bien longtemps que l'éthique dans le domaine du football est discutable. Ensuite, on peut comprendre la réaction d'un joueur qui vient de permettre la victoire de son équipe. Et enfin, il aurait fallu un grand sens de l'honneur et de la justice pour aller se "dénoncer" auprès de l'arbitre. Ce n'est pas pour cette raison qu'on peut qualifier un joueur de "tricheur"...pour un simple réflexe. Mais ce qui est intéressant, ce sont les réactions morales des gens.
Pour moi, le geste du joueur français n'est certes pas louable mais non l'objet d'un blâme; il n'y a pas l'intention consciente de nuire.
Bon on aborde la question de l'éthique avec Thierry Long, mon collègue de Nice ,avec les étudiants-infirmiers le 9 décembre.

18 novembre, 2009

Les chiens au Canada

Les chiens au Canada ont besoin de vous ! Il est possible de faire des dons.

"Our team saved suffering sled dogs from likely death.

Help us rescue animals in situations like this, and work for stronger anti-cruelty laws


Imagine being left in a forest, chained to a tree, without regular access to proper food, clean water or adequate shelter. Imagine growing more and more desperate as the days and weeks go by, your cries unanswered.

For approximately 100 neglected sled dogs in Québec, this was reality until their owner surrendered them, and Humane Society International and the SPCA Laurentide-Labelle arrived to rescue them. Please consider a donation to help us stop this kind of suffering.

As we walked onto the property, my heart broke. The huskies had been chained to plywood structures over barren stretches of frozen mud. Hungry and dehydrated, they were unable to move more than the two-meter radius their chains permitted.

I am always amazed by the power of dogs to forgive. It was as if they realized we were there to help them, and slowly the miserable, emaciated huskies began to wag their tails as we approached. The dogs began to bark in excitement, but one remained quiet, waiting as his friends were rescued. I went to him and, as I grew closer, I realized he was blind because of cataracts—another casualty of the neglect these dogs endured. Carefully, we walked him to freedom, and the promise of a better life.

We arrived just in time. Winter is coming, and many of these dogs may not have survived without our intervention. With extreme cold temperatures approaching, these dogs—including a number of puppies—could have faced a horrific death.

Thankfully, our rescue operation was a complete success. One by one, we led or carried the dogs into our Emergency Services vehicle, and transported them to our emergency shelter an hour away—space generously donated by a local businessperson. There, dedicated volunteers from United Animal Nations will provide round-the-clock care, while SPCA LL veterinarians will treat and vaccinate the dogs. Once healthy, these deserving dogs will be adopted out to loving homes in Canada and the United States.


While these lucky dogs are now safe in their warm, temporary enclosures, so many more less fortunate animals across Canada still face neglect and abuse. With your help, we can ensure sled dogs and other animals do not have to face this kind of misery again.

Please give what you can to help us continue to fight cruelty by rescuing animals and advocating for stronger laws.

Together, we can make animal suffering a thing of the past.

Sincerely,

Rebecca Aldworth
Director
Humane Society International/Canada

15 novembre, 2009

Inertie clinique

A Paris, j'ai assisté à quelques conférences du colloque "Sciences et décision". Mais j'ai découvert en quoi consiste l'inertie clinique. Grâce aux explications de Gérard Reach, j'ai pu comprendre que le médecin ne fait pas toujours ce qu'il devrait faire; bref une vraie révolution in my mind !

07 novembre, 2009

Ce n'est qu'un animal !


A lire "Ce n'est qu'un animal après tout", Cahiers antispécistes, de David Furrer: la réflexion porte sur l'éthique animale.


Voici un extrait:

"La maman du premier humain au premier humain :
« Ce n'est pas bien de manger ton papa ! »
Le premier humain :
« Mais ce n'est qu'un animal après tout ! »

Cet essai va aborder la question d'éthique normative de savoir où doit s'arrêter notre considération morale. On peut en effet se demander si nous n'avons pas des obligations morales en dehors de celles que nous avons à l'égard des représentants de l'espèce humaine que nous côtoyons. Est-il possible d'envisager des obligations à l'égard des animaux ou des générations futures ? C'est une question qui fait débat dans la philosophie morale depuis l'antiquité – pour les animaux du moins – mais qui a connu un regain d'intérêt depuis une quarantaine d'années, principalement dans la philosophie anglo-saxonne, et qui a parfois été appelée problème du périmètre. Nous allons nous intéresser plus particulièrement au statut moral des animaux : quelle considération morale leur doit-on ? Doivent-ils être inclus dans le périmètre ou rester au-delà ? "

04 novembre, 2009

La philosophie est un sport de combat !

Je reprends bien évidemment cette expression de Pierre Bourdieu. Je n'aime pas le milieu philosophique que je trouve fermé et clanique. Sans doute réside -t-il de l'arbitraire dans cette affirmation, mais tant pis.
Reprenons mon parcours philosophique (je suis obligée de changer les noms pour ne pas porter atteinte aux individus).

- octobre 2003: je démissionne d'une association de philosophie, stalinienne dans son fonctionnement (je suis pourtant membre responsable à Marseille); ils défendent un certain type de philosophie IUFM. Je découvre l'idéologie dominante, la haine des uns et des autres.
- septembre 2005: mon premier article "au nom du principe de précaution" est refusé par une revue de la Sorbonne; je constate que l'argument de cette revue est mauvais et que son rédacteur en chef n'écrit pas de bons articles; je me rebelle et publie mon article dans une autre revue;
- novembre 2006: mes écrits sont censurés dans une liste de philo à propos "des crimes sans victime" de Ruwen Ogien; je me rebelle contre les libertariens et réussit à écrire un article à ce sujet ("la reconnaissance de la dignité"); mes amis ont été choqués de ces prétendus libéraux.
- juin 2009: je me fais insulter par une personne pédante de Genève, très manipulatrice et perverse; écrasée par le travail, je parviens néanmoins à publier un article dans la revue "Philosophoire" (d'autres attendent), sans piston, sans soutien universitaire.

Je m'explique:

La France est un pays où subsistent de profondes hiérarchies: les universitaires mal reconnus par l'Etat (les Universités françaises ont un caractère pitoyable) ont besoin de serviteurs; les jeunes philosophes "servent" (non des causes) mais des individus dans le but d'avoir des postes.
En revanche, Les hauts-fonctionnaires de l'Etat ont le prestige social; ils disposent de moyens considérables (énarque,mon frère a été sous-préfet, juge de fond, financier... il est "d'accord" avec moi sur le principe lors de nos longues discussions...). Bref, dans la lutte pour la reconnaissance, il y a ceux qui ont le prestige symbolique (les universitaires) et ceux qui ont le prestige social (administrateurs, hauts-fonctionnaires, hommes politiques); cela ressemble à l'analyse de Bourdieu...

Quand on aime la philosophie, on ne s'y retrouve pas: la comédie est de rigueur. Mais quand on a trouvé sa voie, il faut persévérer. Heureusement, il y a Bourdieu et Lévi-Strauss : la philosophie est une bonne chose sauf quand on en fait une parure.

Philosophes, réveillez-vous !

Hommage Claude Lévi-Strauss


Le collège de France rend hommage à Claude Lévi-Strauss; à lire l'entretien de son fils spirituel Philippe Descola.

http://www.college-de-france.fr/media/college/UPL12800_lettre_LStrauss.pdf

03 novembre, 2009

Disparition de Claude Lévi-Strauss


Claude Lévi-Strauss, un grand de ce monde, est décédé. L'année dernière, il avait fêté son centenaire.


A lire dans le magazine "Sciences humaines":
Edito : Pour une archéologie de l'esprit humain
Nicolas Journet et Jasmina Sopova
« Le don quichottisme, me semble-t-il, c’est, pour l’essentiel, un désir obsédant de retrouver le passé derrière le présent. Si d’aventure un original se souciait un jour de comprendre quel fut mon personnage, je lui offre cette clé ». Ainsi parlait Claude Lévi-Strauss à Didier Eribon en 1988. Il avait alors quatre-vingts ans, et cette année 2008 est celle de son centième anniversaire que l’on se prépare à célébrer. Au cours de ce siècle C. Lévi-Strauss a accompli ce que peu de scientifiques réalisent : une carrière d’ethnologue des Amériques, une renommée d’écrivain et un rôle de déclencheur d’une révolution intellectuelle nommée « structuralisme ».

02 novembre, 2009

Un philosophe en sociologie



Est-ce une gageure que de déserter la philosophie pour la sociologie ou bien faire oeuvre de politique ?


"Un philosophe en sociologie"
Marie-Anne Lescourret



Parution : octobre 2009
Edition : PUF
Collection "Débats philosophiques"

"La renommée nationale et internationale de Pierre Bourdieu lui est venue de la sociologie, une sociologie un peu particulière, dite « des élites », ou plus communément, « de la domination », au fil de laquelle il ne se fit pas faute de fustiger les représentants de celle qu’il appelait « la discipline du couronnement », la philosophie.
C’était là pourtant son terroir d’origine, sa formation première, et la seule dans laquelle il possédât un diplôme (l’agrégation). Mais il ne voyait dans ses anciens « collègues » que des lectors figés dans une position scolastique qui les éloignait des urgences du monde et du « sens pratique ».
Pourtant, c’est à l’aide de la philosophie (dite « analytique ») qu’il critique la philosophie (sartrienne, heideggerienne), et vise à l’éduquer, qu’il forge les concepts majeurs de sa sociologie, comme l’habitus, la violence symbolique. Et l’enjeu de ses recherches est encore un enjeu philosophique, qui le rapproche de ceux qui ont voulu transformer le monde, au lieu de se borner à le penser."
Source: Blog, nouvelles philosophiques, Didier Moulinier

01 novembre, 2009

Et dans 150 ans !


Et dans 150 ans, on s'en souviendra pas

De ta première ride, de nos mauvais choix,

De la vie qui nous baise, de tous ces marchands d'âmes,

Du type qui vote les lois là bas au gouvernement,

De ce monde qui pousse, de ce monde qui crie,

Du temps qui avance, de la mélancolie,

La chaleur des baisers et cette pluie qui coule,

Et de l'amour blessé et de tout ce qu'on nous roule,

Alors souris.

RAPHAEL
http://www.youtube.com/watch?v=z3gAPnZjsqQ