30 octobre, 2009

Cité philosophie 2009


Un très beau programme cette année du 12 au 29 novembre 2009 à Lille: le savoir comme je l'apprécie ! Et en plus, on peut boire de la bière et manger des frites à Lille !


"Citéphilo est un événement annuel organisé par l'association Philolille. Cette année, du 12 au 29 novembre 2009, retrouvez plus de 90 conférences, avec en ville invitée, Berlin."
www.citephilo.org

29 octobre, 2009

Pourquoi ne suis-je pas normative ?

La dernière fois, en sortant de cours, je m'entretiens avec mon cher collègue des sciences médicales et lui parle de ma perplexité face au test de Milgram: pourquoi en majorité les gens se soumettent-ils à l'autorité même quand ces derniers savent qu'elle est abusive ? Et lui de me répondre:"Parce que nous sommes normatifs !"
J'avoue m'être intéressée à ces questions assez tôt; mon DEA portait sur la question des normes sociales (source d'inspiration: Jon Elster). Mon personnage en tant que tel n'est pas "normatif". Je m'explique: j'ai remarqué en dix ans d'expérience que les gens ont tendance à suivre les normes d'un groupe même quand elles sont injustes.

La patience des concepts

J'avais signalé en avril la parution d'un livre Kant sans le kantisme, articles réunis de Gérard Lebrun, historien de la philosophie à Aix-en-Provence. Il est évident que la disparition, en décembre 1999, de ce grand philosophe a laissé ses disciples tristes. A lire sur le site de La vie des idées, le résumé d'Antoine Grandjean. Je cite un extrait (je suis tout à fait d'accord avec cette manière de concevoir les choses):

"Comme bien des enquêteurs, Lebrun est donc un sceptique que sa passion pour le problématique empêchera de devenir jamais blasé. Son talent rend la lecture de ses récits passionnants. Et tant mieux si quelques « touchantes légendes universitaires » n’en sortent pas indemnes".

28 octobre, 2009

Programme JS MILL



Attention, un beau programme est prévu en novembre: colloque John Stuart Mill le 19 novembre (quant à moi, je serai en train de déménager !!).

Le Centre Bentham vous informe de la manifestation suivante qui se déroulera dans le cadre de la
8ème journée mondiale de la philosophie :

Cent Cinquantenaire de
De la liberté de John Stuart Mill
(1859-2009)

Jeudi 19 Novembre 2009
Maison de l’UNESCO, Salle IX, 125 avenue de Suffren, 75007 Paris
Métro : Ségur ou Cambronne

Programme :

9.30 / Ouverture, Pierre Sané, Sous-directeur général pour les Sciences sociales et humaines à
l’UNESCO.

9.40 / Allocution inaugurale, Monique Canto-Sperber, Directrice, Ecole normale supérieure (Ulm).

10.00 / Catherine Audard, London School of Economics and Political Science (Royaume Uni):
« Solidarité et liberté individuelle: John Stuart Mill et l'invention d'un ‘‘nouveau’’ libéralisme
solidaire ».

10.40 / Pause

11.00 / Irina Myurberg, Senior Research Fellow, Institute of Philosophy, Russian Academy of
Sciences (Russie):
« ‘‘?ne very simple principle’’: Mill’s On Liberty as a Part of Truth Procedure for Liberalism
(case study) ».

11.40 / Serge Audier, Université Paris IV - Paris Sorbonne (France) :
« Mill et Tocqueville : deux voies du libéralisme ?

12.20 / Répondant : Anne Fagot-Largeault (Collège de France).

12.30 / Pause Déjeuner

14.00 / Soumaya Mestiri, Université de Tunis (Tunisie):
« Mill et la question du droit des femmes : le cas d'un libéralisme atypique ».

14.40 / Nadia Urbinati, Columbia University (Etats-Unis):
« Dissenting Democracy: John Stuart Mill on the Political Virtue of the Moderns ».

15.20 / Répondant : Jean-Pierre Cléro (Université de Rouen).

26 octobre, 2009

Les travailleuses du Care

Il est agréable de recevoir le numéro de la revue Philosophoire (La Politique): j'ai écrit ce numéro en mémoire de ma grand-mère, aide-soignante à Rouen; de l'humanité et surtout le souci des autres.
Les photos sont splendides...

Les écrits politiques, George Orwell



Il faut absolument lire Les écrits politiques, textes inédits et réunis; Agone, Banc d'essais, septembre 2009;

Ecrits politiques (1928-1949)
G. Orwell
Banc d’essais, septembre 2009
Traduit de l’anglais par Bernard Hoepffner
Préface de Jean-Jacques Rosat


Dans un texte destiné au journal Tribune, George Orwell en 1943 analyse les rapports du socialisme et du bonheur :
« Le véritable objectif du socialisme est la fraternité humaine. C’est ce que tout le monde pense plus ou moins, bien que ce ne soit pas souvent dit, ou en tout cas pas suffisamment fort. Si les hommes s’épuisent dans des luttes politiques déchirantes, se font tuer dans des guerres civiles ou torturer dans les prisons secrètes de la Gestapo, ce n’est pas afin de mettre en place un paradis avec chauffage central, air conditionné et éclairage a giorno mais parce qu’ils veulent un monde dans lequel les hommes s’aiment les uns les autres au lieu de s’escroquer et de se tuer les uns les autres. »(Les socialistes peuvent-ils être heureux ? ; 1943). Le fondement du socialisme est l’humanisme d’après Orwell.
C’est avec force que l’auteur de 1984 et de La ferme des animaux défend les valeurs du socialisme contre toutes les utopies du XIXème siècle et toutes les formes de totalitarisme du XXème siècle.

Saluons la parution des quarante-quatre textes inédits et réunis dans l’essai Ecrits politiques traduit par Bernard Hoepffner en septembre 2009. On y découvre d’abord un Orwell opposé à toute impérialisme notamment celui de l’empire britannique sur la Birmanie. Il faut se souvenir que le jeune Eric Blair a été officier en Birmanie en 1922. Mais très tôt, il s’est détourné d’une carrière prometteuse par dégoût de l’exploitation humaine. Il choisit donc de devenir l’écrivain George Orwell.Il dénonce le racisme colonial et compare même ce système d’exploitation au racisme nazi :
« Mais le racisme est quelque chose de tout à fait différent. Ce n’est pas l’invention de nations conquises mais de nations conquérantes. C’est une manière de pousser l’exploitation au-delà des limites normalement possibles en prétendant que les exploités ne sont pas des êtres humains. »
Effectivement au cours de l’histoire humaine, la logique impérialiste a toujours justifié le rapport de domination des blancs sur les noirs par exemple et l’empire britannique ne constitue qu’un cas de figure parmi d’autres :
« En Birmanie, j’ai entendu des théories raciales qui étaient moins brutales que les théories de Hitler à propos des juifs,mais certainement pas moinsimbéciles. » (Notes en chemin, mars 1940).
Le racisme et l’impérialisme ne sont donc que les formes larvées d’une logique de l’exploitation humaine. Il faut ainsi les combattre et dès 1939 se pose la question de savoir s’il faut considérer les démocraties libérales, bourgeoises comme des formes dégénérées de fascisme. Orwell est conduit dans le journal de gauche The Left News en 1941 à préciser sa position : il est évident qu’on ne peut pas dénigrer la démocratie. Et il est aussi absurde de faire du nazisme « un déguisement du capitalisme monopolistique ». Il apparaît alors chez Orwell ce que l’on appelle « un patriotisme révolutionnaire » :
« Si je devais choisir entre l’Angleterre de Chamberlain et le genre de régime que Hitler voudrait nous imposer, je choisirais l’Angleterre de Chamberlain sans hésiter un instant. Mais cette alternative n’existe pas dans la réalité. Pour le dire crûment, le choix est entre le socialisme et la défaite. Nous devons aller de l’avant ou périr. » (Fascisme et démocratie, février 1941).
Mais que l’on ne s’y trompe pas : George Orwell milite pour un socialisme tel qu’il n’a jamais existé en Angleterre ; la guerre contre Hitler, c’est aussi la possibilité d’une réalisation du socialisme à l’anglaise. Pour cela, notre journaliste n’hésite pas à passer par la violence si la force de l’idéal l’exige :
« Lorsque le véritable mouvement socialiste anglais apparaîtra…il sera à la fois révolutionnaire et démocratique. Il aura pour but les transformations les plus fondamentales et acceptera d’utiliser la violence si besoin est. » (Fascisme et démocratie).
Même si l’histoire va à l’encontre des espoirs d’Orwell, il faut sans doute rendre hommage à l’engagement de l’écrivain anglais pendant la guerre civile en Espagne. Les écrits politiques retracent le parcours du militant auprès du POUM - parti ouvrier antistalinien - à Barcelone. Là Orwell passe près de la mort et constate comment les communistes ont liquidé ce mouvement :
« Lorsque le POUM –l’opposition de gauche (les prétendus trotskistes) qui émanait du communisme espagnol – a été interdit les 16-17 juin, le fait lui-même n’a surpris personne. » (Témoin oculaire à Barcelone, the socialist forum). L’écrivain anglais est contraint de s’enfuir pour échapper à la répression communiste. Il n’aura de cesse alors de défendre l’honneur de ses camarades du POUM torturés et emprisonnés.
Le mérite de George Orwell réside dans son engagement et dans ses choix lucides. Il faut retenir de lui un homme conscient de l’exploitation humaine et des forces du totalitarisme. Contre tout pessimisme, l’auteur de La ferme des animaux refuse l’alternative de la dictature ou du capitalisme. Citons Orwell :
« La morale, selon moi, est que les révolutions n’engendrent une amélioration radicale que si les masses sont vigilantes et savent comment virer leurs chefs dès que ceux-ci ont fait leur boulot. » (Sur la signification de La Ferme des animaux(5 décembre 1946). "

18 octobre, 2009

Afghanistan


Ce Week-end, j'ai regardé une centaine de photos d'Afghanistan; mon neveu est reporter dans l'armée et est resté trois mois en mission. Je me pose une question: la démocratie est-elle possible ?

17 octobre, 2009

SLAM: essai


Je propose un essai Slam... Bon, il y a du travail ! Une idée très simple s'exprime ici: autrefois, la philo analytique s'apprenait à la fac. Or, aujourd'hui ce sont les minets de Normal Sup qui s'en emparent avec le vieux matériel dialectique. Or, c'est cela que j'ai contesté dans les années 2001. Je dois essayer de convaincre une personne dans un mois de cet état de fait.


Je viens d’un village de Provence
C’est là où tout commence
Ici tout le monde parle et à table ça discute dur
On t’aime si t’as du courage, si t’as un cœur pur

Refrain

A la fac j’ai découvert la philo analytique
La philo analytique c’est pas fait pour les moustiques
Qui piquent
viens pas avec ton agreg, ta dissert et ton plan dialectique
la philo analytique c’est une révolution
pas pour les minets, qui cherchent à faire sensation

dans ma famille les hommes ont le sens du devoir
dans ma famille les femmes veulent la révolution
pas d’idée toute faite, pas d’idéologies à faire valoir
juste de la folie et le goût de l’action

Refrain
A la fac j’ai découvert la philo analytique
La philo analytique c’est pas fait pour les moustiques
Qui piquent
viens pas avec ton agreg, ta dissert et ton plan dialectique
la philo analytique c’est une révolution
pas pour les minets, qui cherchent à faire sensation


16 octobre, 2009

des projets !


Je cours, je cours: mercredi à Toulouse pour mon inscription en psychologie, puis dans un mois à Paris et sans doute la réalisation d'un grand rêve: écrire ce que Wittgenstein n'a pas voulu écrire! Tout de même !

Ballades du beau hasard !


En accord avec ma collègue de lettres, nous avons travaillé le thème du bonheur par une approche littéraire et philosophique; et maintenant, il faut mettre le tout en musique. Alors laissez-vous guider par Paul Fort:


"Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y-vite.

Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite. Il va filer"


Quelques élèves sont souvent convaincus que les méchants peuvent être heureux; et à l'appui, ils me citent les méchants de James Bond ou de la guerre des étoiles. En tout cas, cette "évidence" me laisse toujours perplexe: "prendre du plaisir" à faire souffrir autrui me semble relever d'une pathologie. Pour le moment, il est trop tôt pour exposer les thèses de Socrate, Aristote.

14 octobre, 2009

Formation infirmiers: la réforme est en marche !


Je me permets de répondre à une personne qui a laissé un message à propos de la préparation IFSI: une réforme est engagée et nous essayons à partir de notre propre cursus - secteur médical, secteur social, philosophie - de contribuer à la formation des infirmiers. Cela exige du travail de ma part mais je suis convaincue que cela peut NOUS enrichir mutuellement (des intervenants sont prévus dans le domaine du sport, de la bioéthique...). Quant à la philosophie, elle a un sens pratique pour moi; elle me permet de mieux cerner les problèmes.
" La réforme des études d’infirmier est en marche
Avril 2009

Sources : www.infirmiers.com

Le Président de la République a demandé le 13 mars 2009 au Ministre de la Santé d’engager la concertation sur le volet statutaire de la réforme de la profession d’infirmier liée à la reconnaissance de la formation dans le cursus LMD.
Le Président a rappelé que la France comptait 450 000 infirmiers soit une densité de 7,7 pour 1000 habitants, moindre qu’en Allemagne ou au Royaume Uni.
La reconnaissance au niveau licence permettra d’augmenter les rémunérations, les nouveaux infirmiers seront en catégorie A, les anciens diplômés devraient suivre.

Une réunion de synthèse des groupes de travail sur l’intégration des formations paramédicales dans le dispositif LMD devrait se tenir au Ministère mardi 5 mai.
Les ISI devraient se regrouper au niveau de la région, de l’inter-région ou de l’Académie dans un groupement de coopération sanitaire (GCS) pour passer convention avec les Universités.
L’objectif est de mettre en place le dispositif de coopération dès la rentrée 2009 avec le nouveau référentiel de formation de la profession.

Selon Monique Formanier, formatrice à l’association de recherche en soins infirmiers, les changements portent sur :
- la discipline infirmière
- l’adéquation entre la formation théorique et les terrains de stage
- la finalité de la formation.
Selon elle, parler d’enseignement universitaire, c’est reconnaître que les soins infirmiers sont une science fondée sur une discipline spécifique. L’enseignement des soins devra se faire à partir de données probantes toutes basées sur des recherches.
Dans la pédagogie de la compétence, l’enseignement se fait sur un mode inductif alors que l’enseignement théorique est déductif. L’infirmier est d’autant plus à l’aise pour adapter les soins à un patient particulier qu’il en maîtrise parfaitement la base standardisée.
Le nouveau programme est centré sur les compétences, met l’accent sur les savoirs fondamentaux et les savoirs procéduraux.
Les étudiants doivent comprendre à la sortie de l’IFSI qu’ils devront continuer à se former. Le rôle des enseignants devra évoluer avec une dimension pédagogique réelle.
Les programmes dataient de 1992, les nouveaux programmes vont tenir compte
- de la mise en adéquation des compétences infirmiers avec la demande de soins de la population
- de la nécessité de présenter les diplômes sous forme de référentiels d’activités, de compétences et de formation
Dix compétences avec des critères d’évaluation et leurs indicateurs ont été retenus dans le référentiel.
Le référentiel de formation vise à :
- répondre aux besoins de santé
- professionnaliser le parcours des étudiants
- développer l’autonomisation, la responsabilisation et la réflexibilité de l’étudiant
- développer une éthique professionnelle
La durée de la formation est de trois ans (six semestres de vingt semaines, 4200 heures sur la base de 35h semaine). La formation théorique sera de 2 100 heures, celle clinique également.
Le travail personnel est estimé à environ 300 heures par année.
Le diplôme sanctionne un niveau validé par 180 crédits ECTS (120 pour les enseignements en IFSI).
Un système de compensation entre certaines unités est possible sous réserve d’avoir une note d’au moins 9/20.
Pour passer en seconde année, il faut avoir validé deux semestres ou 48 crédits sur 60. "

Journée mondiale de la philosophie: John Stuart Mill


Un grand moment s'annonce: la célébration d'un grand livre et d'un grand auteur.
J'ai une grande admiration pour cet auteur.
(Bon, je ne retrouve pas l'ouvrage en anglais; il est dans un carton...en vue de mon futur déménagement !)


Journée mondiale de la philosophie - Congrès international sur John Stuart Mill
"Il y a cent cinquante ans la publication De la liberté de John Stuart Mill, ouvrage capital de la philosophie politique, sociale et morale, a vu le jour. Un congrès international sera organisé autour de cet ouvrage, au Siège de l’UNESCO à Paris, le 19 novembre 2009.
A travers son ouvrage, John Stuart Mill, philosophe et économiste britannique du XIXe siècle, entendait défendre et promouvoir « un principe très simple, fondé à régler absolument les rapports de la société et de l’individu », et qui « veut que les hommes ne soient autorisés, individuellement ou collectivement, à entraver la liberté d’action de quiconque que pour assurer leur propre protection ».
Le congrès mettra en avant l’actualité et la force de ce principe dans ses dimensions philosophiques, morales, sociales, politiques et religieuses, en interrogeant à la fois les fondements, les conséquences mais aussi les limites de cette problématique.
Des orateurs venant d’horizons différents se réuniront pour exposer leurs compréhensions de ce « principe très simple » mais capital dont ils diront comment il peut encore guider nos sociétés d’aujourd’hui."
L’événement est co-organisé avec la Chaire de philosophie des sciences biologiques et médicales du Collège de France et l’Université de Paris VII.

Les travaux se dérouleront seulement en français.

L’entrée se fera au 125 Avenue de Suffren 75007 Paris.

11 octobre, 2009

Philosophoire: publication !



Le dernier numéro de Philosophoire paraît le 17 octobre;
je suis vraiment contente d'être publiée et surtout heureuse de ma dédicace.

La Politique-paraît le 17 oct.



Le n°32 est disponible en avant-première au Salon de la Revue les 17 et 18 oct. Espace des Blancs-Manteaux, Paris 4ème arr.

Photo: Vincent Citot (couverture de la revue)


Editorial : pourra-t-on jamais en finir avec la politique ?
Claude OBADIA

LA POLITIQUE

Entretien avec Vincent PEILLON
Claude OBADIA

Entretien avec Lucien SEVE
Laurent PROST

L’obscurantisme démocratique. Prolégomènes à une déconstruction
du discours intimidant
Laurent FEDI
Les femmes en démocratie, la politique contre les mœurs ?
Frédéric DUPIN

D’un « cercle-carré » : la « démo-cratie »
Benoît SCHNECKENBURGER

Les échanges dans les Principes de la philosophie du droit de Hegel
Claude OBADIA

Notes sur la Russie et l’âme russe
Alexis PHILONENKO

Emmanuel Levinas : une intuition du social
Pierre HAYAT

Care et politique : la voix des femmes
Laurence HARANG


LES LIVRES PASSENT EN REVUE

La démocratie en errance ?
Benoît SCHNECKENBURGER

Jacques Rancière et la politique, de Christian Ruby
Stanislas D’ORNANO

Au lieu de soi, de Jean-Luc Marion
Alain SAUDAN


Parutions récentes / Livres reçus


HORS-THEME

Descartes et la morale de la certitude
Frédéric DUPIN

Est-ce en forgeant qu’on devient forgeron ? Dialogue entre
Alain et Freinet
Baptiste JACOMINO

09 octobre, 2009

R POSNER: a failure of capitalism



A lire sur le site de La vie des idées , l'analyse de R Posner à propos de la crise économique par Mathieu Perona.

M. Perona est un ancien élève d'une rare intelligence et d'une grande humilité. En Terminale, il voulait être chercheur et brillait dans toutes les disciplines. Et plus tard, en classe préparatoire, il a réussi à passer son 2ème dan d'aïkido et à apprendre le japonais!! Mais il ne se comporte pas en brillant élève: il est tout simplement d'une grande humanité.

Il faut traduire:

Souvent, je m'ennuie atrocément à l'intérieur des cercles philosophiques pour la bonne raison que les individus ne cessent de vouloir briller (abus de la rhétorique, pédantisme,orgueil démesuré). Voilà pourquoi je m'enrichis dans les autres domaines et je fais ainsi de la philosophie...


"Si l’on n’est pas obligé de partager les conceptions conservatrices de Richard Posner, son dernier livre offre une analyse fine et accessible de la crise financière et des réponses de l’État américain. Il montre comment la catastrophe n’est pas le fruit d’un aveuglement coupable mais le résultat de décisions individuelles rationnelles, dont les conséquences sur l’ensemble du système financier n’ont pas été intégrées au moment où elles furent prises."
M. Perona, La vie des idées

07 octobre, 2009

Préparation IFSI

J'ai commencé mon premier cours pour la préparation au concours d'infirmier: beaucoup de pression. Mais j'aime bien travailler avec un public diversifié -du demandeur d'emploi, au salarié en passant par l'étudiant. On se rend compte que les études de philosophie ne servent pas simplement à être entre gens de bonne compagnie mais plutôt à s'investir dans des questions pratiques: la dignité, le soin, la maladie... Cela dit, il faut préparer chaque mois trois textes et un dossier de presse en relation avec le sujet proposé. Et la prochaine fois, je compte bien m'appuyer sur un spécialiste en médecine, puis un universitaire et une féministe: du travail en perspective en plus des cours et de l'ECJS !!

04 octobre, 2009

Annonce colloque

Le colloque Sciences et décision se tiendra à Paris. Hélas, je ne peux venir montrer ma contribution.
Voir le très beau programme sur le site de SPS.
IIIe Congrès de la Société de philosophie des sciences (SPS )
Paris, 12, 13 et 14 novembre 2009

Thème principal du congrès de 2009 : « Sciences et décision»
Quels sont les liens entre les sciences et la décision ? Tout d’abord, quels choix se présentent aux chercheurs et aux responsables des programmes scientifiques ? Sur quoi leurs décisions se fondent-elles ou devraient-elles se fonder ? En outre, comment prendre de « bonnes » décisions à l’aide de connaissances scientifiques dans des situations d’incertitude ? Quand et selon quelles modalités est-il possible de décider « scientifiquement » ? Enfin, que sont les sciences de la décision et sur quoi se fondent-elles ?
Ces questions peuvent, comme on le voit, se distribuer selon trois grands axes :

1) Les décisions prises dans les sciences. Pensons, en particulier, aux décisions relatives à l’adoption d’une théorie scientifique plutôt qu’une autre, d’une interprétation plutôt qu’une autre comme par exemple dans la mécanique quantique, ou encore d’un programme de recherche plutôt qu’un autre.

2) Les décisions aidées par les sciences, dans des domaines pour lesquels la décision est une composante à part entière du domaine scientifique (sciences médicales par exemple), mais aussi dans des situations où l’on fait appel à l’expertise scientifique.