30 juin, 2009

Entretien avec Joel Janiaud

J'avais déjà évoqué ce grand ouvrage de Joël Janiaud, Au- delà du devoir, l'acte surérogatoire qui a reçu le prix "Bruyère". Aussi, je vous recommande vivement sa lecture; un modèle d'argumentation.
Voici un entretien réalisé avec cet auteur:
1 Pourriez-vous justifier votre intérêt pour l'héroïsme moral ?

L'héroïsme moral, comme la sainteté morale, me semble intéressant à plusieurs titres. D'abord, il correspond à des comportements humains souvent spectaculaires ou remarquables : par exemple, une personne sacrifie sa vie pour en sauver d'autres, peut-être inconnues d'elles. On est là en présence de faits saillants, d'actions qui ne font pas l'ordinaire de la vie morale, mais qui mettent en lumière des valeurs, des engagements qui ne sont pas étrangers à la vie ordinaire. Comme quoi le domaine de la morale n'est pas nécessairement une zone grise ou il n'y a rien à raconter ou observer d'intéressant ! Il y a dans les comportements d'héroïsme ou de sainteté quelque chose d'impressionnant, qui peut devenir provocant pour la pensée et pour l'action.
Mais une fois que l'on a dit cela, il faut aller au-delà de l'aspect fascinant ou spectaculaire de l'héroïsme moral. Parce que les actes en question possèdent une dimension sociale qui me semble intéressante : souvent l'héroïsme est montré en exemple, le héros est statufié comme peut l'être aussi le saint moral. Ici le regard philosophique me semble pertinent, pour ne pas en rester à une pure fascination, pour prendre de la distance par rapport à ces comportements et à la manière dont nous les qualifions. Cette distance peut aller jusqu'à la méfiance : le culte du héros est bien implanté dans de nombreuses cultures, mais il n'est pas sûr qu'il bénéficie toujours à la clairvoyance morale et à la réflexion éthique. Ranger certains comportements dans l'héroïsme moral, cela peut être une manière de les figer, de les mettre à distance, d'une manière un peu facile.
Cela nous conduit au terrain de la théorie éthique. Il y a dans notre vision de tels actes quelque chose de paradoxal, qui a retenu mon attention : comment pouvons-nous à la fois les considérer comme moralement louables et comme étant situés au-delà du devoir, c'est-à-dire, en langage technique, surérogatoires ? Il y a un phénomène troublant : beaucoup de personnes que l'on qualifie de moralement héroïques disent qu'elles « n'ont fait que leur devoir ». C'est par exemple le cas de Jeanne Brousse, citée dans le livre, qui a sauvé pendant la seconde guerre mondiale de nombreux juifs en leur donnant des faux papiers ou un logement, en courant par là même de grands risques. Si de telles actions relèvent du champ de la morale, et si elles témoignent de valeurs humaines importantes, pourquoi ne seraient-elles pas exigibles ? Peut-on limiter le champ du devoir moral ? Quand on va consulter les travaux des philosophes sur la question, on s'aperçoit qu'il n'y a pas d'unanimité : il s'agit d'un vrai débat, qui se poursuit actuellement, notamment dans la philosophie anglo-américaine. Il m'a semblé que ces débats autour de la surérogation ouvraient une fenêtre intéressante sur la philosophie morale en général. Il s'agit d'avoir une réflexion critique sur le statut du devoir, sur la place des normes en morale.


2 Le champ de la moralité vous semble-t-il complexe à définir ?


Ce dont je me suis occupé le plus directement en réfléchissant à la surérogation, c'est de la cartographie que l'on fait du champ de la morale. De quelles catégories avons-nous besoin ? Nous sommes habitués aux catégories de l'obligatoire ou de l'interdit, qui sont les plus normatives et les plus saillantes, mais il y a aussi, potentiellement, la catégorie des actes surérogatoires. Ces derniers posent la question d'une limite « supérieure » de l'obligation. C'est une zone un peu floue, peut-être, de la morale. Il y en a d'autres que j'évoque dans le livre, comme les actes « infravétatoires », qui ne sont pas recommandables mais en deçà de l'interdit. Dans les actes moralement permissibles, on trouve ainsi différentes possibilités. On peut aussi réfléchir aux actions moralement indifférentes, qui sortiraient du champ de la morale – parce que si on déplace les limites de l'obligation, si on dit que toute bonne action n'est pas obligatoire, cela peut avoir des conséquences non seulement sur l'idée de surérogation, mais également sur la zone des actions situées en deçà de l'obligatoire ou hors de la morale. Ainsi, le fait que je passe mes journées devant la télévision plutôt que de travailler à développer mes capacités ou à aider autrui est-il immoral ou indifférent à la morale ? Jusqu'où vont mes devoirs envers autrui ? Ai-je des devoirs envers moi-même ? Ce dernier type de question renvoie au débat sur l'étendue du champ moral, dont traite par exemple Ruwen Ogien dans ses travaux sur les éthiques maximales et minimales.
Ce qui me semble important, c'est que nous ayons une réflexion sur les notions morales que nous utilisons. Le but n'est pas de fabriquer une casuistique complexe ou de savoir combien exactement il y aurait de catégories différentes en éthique. J'ai plutôt tendance à repérer des paradoxes dans notre usage des notions de morale, paradoxes qui ne se résolvent pas aisément mais qui sont stimulants pour la réflexion. En tout cas il est bon de garder à l'esprit ces deux pistes de réflexion : la complexité du champ moral et la question des limites mêmes de la morale.


3 "L'acte surérogatoire semble forcer l'admiration, mais il comporte ses ambiguïtés et sa part d'ombre" (p. 15): Est-ce votre intuition de départ ?


Oui. L'acte surérogatoire est par définition investi d'une valeur positive : il s'agit d'un acte moralement louable, généralement porteur de valeurs altruistes et manifestant une capacité, chez la personne, de maîtriser ses peurs ou ses pulsions.
Mais derrière cette image un peu lisse se cachent en effet des zones d'ombre. Parler d'actes héroïques, au-delà du devoir, n'est-ce pas s'excuser à peu de frais de ses propres inactions ? Dans le livre, j'évoque le cas historique de Kurt Waldheim, ancien président autrichien, dont le passé dans l'armée allemande, pendant la guerre, avait fait l'objet de polémiques. Il s'excusait de ce passé en disant que certes, il n'avait pas du tout résisté, mais que ceux qui avaient résisté étaient des héros. Il ne s'agit pas de porter un jugement sur Waldheim, mais de se demander si ces notions de surérogation ou d'héroïsme moral ne sont pas parfois trop confortables, si elles ne peuvent pas servir d'alibi à la passivité.
Il y a d'autres zones d'ombre. Il y aurait notamment les connotations troubles du sacrifice. Les actes surérogatoires comportent souvent cette dimension du sacrifice de soi : renoncer à ses intérêts personnels, ou les mettre en danger de manière extrême. Or cette tendance au sacrifice de soi peut être manipulée de l'extérieur, à des fins politiques par exemple – on peut penser aux actes de terrorisme fanatique, qui sont considérés par certains, dans certains contextes politiques et culturels, comme des actes d'héroïsme ou de sainteté. L'exaltation du sacrifice est dangereuse. J'ai étudié cette zone trouble, sous un angle plus existentiel, dans un autre ouvrage intitulé Singularité et responsabilité.



4 "La fragilité du devoir moral": pourriez-vous préciser ?


Je défends l'idée qu'il existe par principe un au-delà du devoir, à condition que l'on évite d'en faire un alibi à l'inaction, entre autres. J'estime que la morale ou l'éthique ne peuvent se résumer à des discours normatifs, à un ensemble d'exigences ou de commandements. Il s'agit donc d'affirmer, au contraire d'une morale kantienne, que la notion de devoir n'est pas la seule clé de notre vie éthique.
En ce sens je remarque que l'idée de devoir moral est à la fois forte et fragile. Forte, parce qu'elle peut faire contrepoids à nos pulsions ou à notre passivité. Forte, aussi, comme l'affirme Kant, parce qu'elle comporte une dimension rationnelle qui échappe aux méandres de notre sensibilité. Mais elle a quand même une sorte de fragilité : elle est assez austère, et ne constitue souvent pas un mobile d'action très attrayant (Kant n'y verrait pas un problème, au contraire) ; notre culture contemporaine met en question l'image d'une morale traditionnelle, d'une morale qui se résumerait au devoir. On préfère l'idée d'une éthique des valeurs ou des vertus, d'une sagesse centrée sur la personne sensible et non sur des normes trop impersonnelles. C'est en ce sens que Gilles Lipovetsky, par exemple, a pu parler d'un « crépuscule du devoir ». Ce mouvement culturel me semble important, même s'il engendre aussi la réaction inverse – la nostalgie d'une morale du devoir.
En tout cas, même si le mot « devoir » est peu à la mode, l'idée d'exigence éthique ou morale reste d'actualité, par exemple lorsqu'on parle de moraliser la vie politique ou économique ou lorsqu'on parle de nos responsabilités à l'égard de l'environnement. C'est là d'ailleurs que l'on retrouve des aspects pratiques des questions de surérogation : face à l'ampleur des problèmes de la planète, ai-je une obligation sans limite de contribuer à leur résolution, jusqu'à renoncer à mon confort et même à mes intérêts personnels ? Jusqu'où vont mes devoirs de citoyen du monde, de consommateur ? Je me suis intéressé à ces questions dans le livre.
Joël Janiaud: Au-delà du devoir, PUR, 2007.

29 juin, 2009

Création de ma page personnelle

Je viens de créer ma propre page personnelle; comme cela j'ai la possibilité de discuter certains de mes articles et de faire des projets; j'écris l'été et l'hiver je lis et corrige beaucoup de copies d'élèves!

http://sites.google.com/site/pagepersonnellelharang/

25 juin, 2009

Inégalités et solidarité: entretien avec Louis Maurin

A lire un entretien sur les inégalités en France: Louis Maurin, journaliste à Alternatives économiques, propose une analyse du système français. Il est intéressant de comparer à cet égard la politique d'éducation menée par la Suède pour réduire les inégalités scolaires.

Voici un extrait publié dans le magazine Télérama:

"Quelles sont finalement les inégalités qui vous semblent les plus saillantes en France ?

Plus que les écarts de revenus, je suis inquiet de voir les univers culturels se séparer, et pas seulement géographiquement. Nous sommes confrontés à un conservatisme social, classique à droite, mais aussi présent dans des milieux de gauche, qui voit converger les intérêts des catégories économiquement et culturellement favorisées. Le consensus gauche-droite sur la baisse des impôts a longtemps existé, tout comme celui qui empêche de réformer l'école. Au fond, les inégalités scolaires reposent sur une légitimité bien plus forte que les inégalités liées à l'argent. Elles semblent consacrer « l'intelligence » ou le travail personnel, alors que c'est bien plus complexe. Et elles sont plus difficiles à combattre dans un pays obsédé par les notes et le diplôme. Du coup, la « bourgeoisie intellectuelle », assise sur son diplôme, est aujourd'hui moins gênée par la caissière qu'hier le capitaliste avec sa fortune par le prolétaire."

23 juin, 2009

Soutenance thèse et journée "New perspectives on doxastic voluntarism"

J'aurais bien aimé assisté à la soutenance de cette thèse:" A metaethics of belief". Peut-être le résumé de la thèse est-il disponible. N'oubliez pas de regarder l'illustration (fin de la présentation).
Episteme - the Epistemology research group in Geneva
New Perspectives on Doxastic Voluntarism
Geneva, tue june 23rd, 2009.
Programme FNS connaissance, raison et normes
Workshop with Josep Corbi (Valencia), Richard Feldman (Rochester), Philipp Nickel (Eindhoven), Erik Olsson (Lund), Daniel Schulthess (Neuchâtel).
Download the poster.
Thesis Viva
Anne Meylan's thesis viva, A Metaethics of belief, will take place on mon jue 22th, 14h-18h, Uni Dufour U159. Nota bene: On June 22, 14h30- 18h , Anne Meylan (Unige, Episteme) will defend her thesis A metaethics of Belief ( jury : Prof. Pascal Engel ( UNIGE) , prof Daniel Schulthess (UNINE) , Prof Richard Feldman (Rochester), Prof Kevin Mulligan ( UNIGE) Prof Erik Olsson ( Lund), Duncan Pritchard (Edimburgh), Roger Pouivet (Nancy). All welcome. -->
Programme
The conference takes place at the Uni Mail building, room M2150.
10h Philipp Nickel (Eindhoven), Pyrrhonian Voluntarism
11h30 Josep Corbi (Valencia) First-Person Authority and Self-Knowledge as an Achievement
lunch
2h Daniel Schulthess (Neuchâtel), Propositional structure in Cartesian voluntarism
3h30 Richard Feldman (Rochester), Compatibilism and Doxastic Freedom
5h Erik Olsson (Lund), Rational Goal-setting in Inquiry.

Download the poster.

19 juin, 2009

Les copies du bac sont à la maison !


Je suis très heureuse: j'ai récupéré les copies du bac ES; alors au travail !

18 juin, 2009

Désir, justice, échange, impartialité, loi, science: les sujets philo 2009 !


Des sujets classiques de philosophie; un très beau texte de Locke en série ES sur les fondements de la société, un sujet difficile en série S pour interroger les limites de la science, un sujet passionnant sur le langage en L et un sujet - ô combien attendu - sur le désir en S et un texte de Schopenhauer en L.

Enfin "Est-il absurde de désirer l'impossible" ? Pour un esprit prudent sans aucun doute, mais sinon tellement humain pour un individu! Et puis c'est triste de désirer ce qui est en notre pouvoir. La vie n'est pas une consolation, ah non !


A titre d'illustration, la photo de mon "Aphrodite" ( de Chypre; cadeau de ma soeur); elle va retrouver une autre statue celle de Platon !

16 juin, 2009

Question d'éthique

A voir sur le blog de Samia Hurst "Question d'éthique": il est nécessaire que les médecins et philosophes puissent s'entendre sur l'idée de soin. Un domaine qui m'intéresse. Là, il ne suffit pas d'être un bon raisonneur mais il convient de faire preuve d'une certaine humanité.

10 juin, 2009

Une exception dans un monde universitaire: Gérard Lebrun !


Je salue la préface de Paul Clavier, Kant sans le kantisme, un hommage rendu à Gérard Lebrun, grand historien de la philosophie à Aix-en-Provence:

"Avec Gérard Lebrun, une pensée est vive lorsqu'on la pousse à ses limites, quand on en retrouve le cheminement singulier, quand on entend ses questions inouïes."


Pour ma part, j'ai suivi les cours de Gérard Lebrun pendant de longues années à Aix-en -Provence. Avec lui, j'ai vraiment pu comprendre ce que lire veut dire. Avec lui, j'ai compris ce que la générosité et la passion signifient.
Dans le paysage français universitaire fin 1999, une voix s'est tue; hélas elle laisse place à des gens sans scrupules. Mais les grands ne meurent jamais pour ceux qui se souviennent:

"Puisse ce recueil d'études permettre de le rendre un peu présent à ceux qui l'ont aimé comme à ceux qui auraient aimé connaître son enseignement."

A déguster: "Hume et la ruse de Kant"; on "entend" la voix de Gérard Lebrun !


Gérard Lebrun, Kant sans kantisme, Fayard, avril 2009.

08 juin, 2009

Voir comme !


Imaginons que je dispose de la capacité à voir dans les attitudes, les comportements d'autrui comme une personne comprendrait l'expression d'une pensée. On pourrait penser alors que la personne qui n'est pas capable d'être attentive aux moindres mouvements d'autrui serait comme aveugle; "aveugle à la signification" pour reprendre une expression de Wittgenstein.

Un exemple: certaines personnes très douées en aïkido (art martial) sont en mesure de distinguer des mouvements très proches; de même des personnes très douées en mathématiques peuvent apparaître aux yeux des autres comme ayant des hallucinations. Il est possible alors de dire "j'y vois clair" sans que cette observation intuitive puisse faire l'objet d'un savoir conceptuel.


Ainsi, en voyant clair dans le jeu d'une personne, je peux identifier ses comportements, attitudes et en quelque sorte anticiper sur ce qu'elle va faire, va dire. Mais est-ce que je suis en possession d'une technique ? A vrai dire, je rassemble en mémorisant ce que j'ai observé sans vraiment m'en rendre compte. Et un jour, je vois dans quel contexte telle expression a été utilisée, telle attitude mentale a été feinte... Pour autant, je ne lis pas dans les états mentaux d'autrui.

07 juin, 2009

Petites villes de Normandie !


Un ami de longue date Bruno Sintic vient de publier Petites villes de Normandie à la fin du Moyen-âge; Pont-Audemer, Harfleur, Louviers, Neufchâtel (1450-1550); Publications des Universités de Rouen et du havre. Bruno est un spécialiste du moyen-âge; c'est un travail précis et minitieux; nous avons aimé (ses amis !) sa thèse.

02 juin, 2009

Des philosophes masculins et féminins !



Je propose donc la classification suivante dans le domaine de la philosophie:


il y a les philosophes du concept, de la logique; les purs quoi: Hegel, Kant, Descartes


Puis les philosophes en finesse, en subtilité, bref les philosophes féminins: Pascal, Hume, Nietzsche, Rousseau




Vous pouvez continuer...

Qu'est-ce que la virilité ?!


J'ai écouté mercredi dernier une émission amusante sur le site "Les temps qui courent". La question est donc bien de savoir s'il existe des traits objectifs pour caractériser la virilité masculine. Ce que j'en pense: c'est une représentation de l'autre construite sur ses désirs. Et finalement, dans les pays démocratiques les femmes ont obtenu des droits et des situations sociales confortables. Alors aujourd'hui, il est difficile d'être un homme tant la pression sociale est forte !


"La virilité n'est pas une affaire d'hommes

Détail de "Virilité. A quoi rêvent les hommes?" [larousse]
La virilité: un concept philosophique?
Mais qu'est-ce donc que la virilité? Les biscotaux de Schwarzenegger? La gouaille cynique de Bogart ou le charme buriné de Clint Eastwood?
La virilité, dans ses usages actuels, paraît moins être un concept philosophique qu'une notion commune, largement partagée. D'un côté, elle ne serait pas une idée, mais une idéologie, conservatrice et réactionnaire qui exige des hommes qu'ils soient tels ou tels. De l'autre, décider ou non de la virilité de tel ou tel, cela semble relever du domaine strict de l'opinion, des goûts et des couleurs individuels.
Mais à travers les représentations individuelles se donne à lire autre chose: des matrices sociales du désir et des valeurs, des structures mentales, des représentations collectives qui transforment les corps et informent nos conceptions du viril. Ce serait moins un objet philosophique qu'une composante de l'expérience commune que toutes les sciences humaines auraient en partage et qu'il faudrait se borner à enregistrer. Toutes ont des prétentions légitimes à dire quelque chose de la virilité. Mais la philosophie?
Thierry Hoquet dans La virilité. A quoi rêvent les hommes? Larousse, collection "philosopher".
Avec Thierry Hoquet.
Par Philippe Zibung