30 septembre, 2007

Du foot au rugby !


Le rugby est né en Angleterre d'une curieuse façon: un joueur, sans doute épuisé par un match de foot, décida de prendre le ballon dans ses mains. Et voilà. De la transformation des règles de jeu, un autre sport a fait son apparition !

Nous ne mettrons pas nos enfants à l'Université tant que ...

Dans son Blog, Laurent Bouvet critique le modèle français de l'Université. Je partage ce point de vue. En effet, beaucoup d'étudiants se dirigent vers l'Université par goût, par absence de choix...Mais les étudiants -sans vouloir en faire une généralité- de ces filières sont souvent en difficulté (manque d'autonomie, problème de maîtrise de la langue écrite..). Et paradoxalement, l'université accentue ce processus de "destruction" par manque de moyens. En revanche, les grandes écoles, les IUT, les BTS sont beaucoup mieux adaptés à la réussite des étudiants.
Que faudrait-il faire ?
- refus de la division entre grandes écoles et Universités; évitez de fabriquer des "robots".
- Entrée des grandes écoles à toutes les catégories sociales (je crois que les choses vont "un peu" en ce sens.)
- Motivation des étudiants et des professeurs de l'Université. Je n'emploie pas le mot "sélection"; mais je crois qu'il est hypocrite de faire comme si les problèmes n'existaient pas.
Nous ne mettrons pas nos enfants à la Sorbonne !
"L’université française remplit mal ses principales missions. D’abord, elle ne prépare pas autant qu’elle le devrait à la vie professionnelle : de nombreuses formations sont inadaptées aux besoins de la société, les cursus professionnels sont insuffisants, la formation continue est très insuffisante et la distinction entre universités et grandes écoles a de nombreux effets pervers. Ensuite, elle n’est pas, comme c’est le cas à peu près partout ailleurs, le lieu privilégié de la recherche, avec une séparation atypique entre enseignement supérieur et recherche, une autonomie de gestion et de projet des organismes de recherche et une dissémination des moyens financiers et humains. Enfin, elle n’assure pas suffisamment son rôle d’ascenseur social, mais au contraire reproduit les inégalités dans l’accès, le choix et la réussite des études.
Elle pâtit aussi d’un grave déficit de moyens : elle est sous-financée à la fois par rapport à l’enseignement secondaire, privilégié à son détriment ces dernières décennies, par rapport à ses homologues étrangères et par rapport aux autres institutions de l’enseignement supérieur (grandes écoles, STS, IUT). Elle rencontre également un problème d’organisation et de direction en raison d’une absence d’autonomie, d’une gestion centralisée et uniforme, d’une taille souvent trop petite des établissements, d’une obligation d’accueillir tous les bacheliers sans moyens d’orientation et d’un cloisonnement entre disciplines et entre filières. Enfin, elle se caractérise par une piètre gestion des ressources humaines marquée par une rigidité statutaire des enseignants-chercheurs, une faible attractivité de la carrière en termes de rémunérations et de mobilité, une insuffisance du personnel d’encadrement administratif et une faible prise en compte de la différenciation des tâches des enseignants-chercheurs."

28 septembre, 2007

La bêtise ,suite

Voici une analyse de la bêtise : ne serait-elle pas de l'ordre du conformisme ?
Journal Libération
Essai
Bêtise de l'intelligence
Belinda Cannone démonte joyeusement conformismes et raccourcis.
Par Didier POURQUERY
QUOTIDIEN : jeudi 27 septembre 2007
BELINDA CANNONE La bêtise s'améliore Stock, 212 pp., 18,50 €.

"Ecartons tout de suite un malentendu. L'ouvrage de Belinda Cannone ne nous parle pas de l'imbécillité ou de la stupidité. Ce serait trop facile, même si c'est toujours réjouissant. Il s'agirait tout au plus de dépeindre ce que Clément Rosset nous décrit comme cette incapacité à comprendre le réel, à admettre la réalité, par un défaut de perception, un manque de tolérance aussi (1). Ce serait par exemple, l'imbécillité du hooligan, ou celle du lettré qui trouve le supporteur de foot forcément idiot. Ou la stupidité d'innombrables fausses bonnes idées et autres inventions idiotes (2). Là, ce dont il s'agit est plus commun. Hélas. Nous sommes tous concernés puisque ce livre met en lumière, pan par pan, les lacunes de l'intelligence, ces zones aveugles où par des voies diverses nous démissionnons face à l'analyse.
Parce qu'elle est aussi romancière, Belinda Cannone adopte pour son essai la structure du dialogue, dans un cadre urbain contemporain. Il y a le narrateur, son meilleur ami Gulliver et la belle Clara, amante du narrateur, qui fort plaisamment échangent autour d'un thème vite obsessionnel : la bêtise de l'intelligence. On sait, depuis le superbe Sentiment d'imposture (Calmann-Lévy, 2005) que l'auteur excelle à débusquer dans les textes des grands écrivains ­ Flaubert, Musil... ­ des histoires qui nourrissent la réflexion, plus directement (pour le grand public) que certains ouvrages de philosophie austère.
C'est ainsi qu'elle éclaire d'un jour cru quelques unes des sources de la «bêtise intelligente» : la pensée réflexe, la pensée mode, la paresse de l'esprit, l'amalgame, le bon sentiment. Chaque fois, le même mécanisme est à l'oeuvre. Au lieu d'analyser, de chercher à discerner, nous nous réfugions dans le raccourci, le lieu commun, le cliché. Nous crions à la censure quand elle est morte depuis longtemps, nous voyons des réactionnaires, ou des fascistes partout, nous hurlons avec les loups amateurs de «rupture» ou de changement pour le changement, nous faisons passer la compassion avant le raisonnement. Si elle évoque dans sa démonstration des polémistes comme le regretté Philippe Muray, grand pourfendeur de la pensée molle fin de siècle, elle évite la facilité de convoquer au tribunal de la bêtise le débat sur le «politiquement correct». Montrant qu'il s'agit d'un nouveau moralisme, elle souligne que parler de «politiquement correct» pour un oui ou pour un non est une manière comme une autre de faire l'économie d'une pensée. Distinguo rafraîchissant.
Agréable aussi sa manière de décrire nos snobismes face à l'art contemporain officiel ou la façon «scientifique» de réduire l'art à des systèmes et des structures. On en vient d'ailleurs à se demander si chaque fois que nous tentons de réduire par trop vivement la complexité des phénomènes sociaux ou culturels (réflexe issu de la pensée systémique si prégnante encore aujourd'hui), nous ne côtoyons pas de près une forme de bêtise intelligente.
Tout cela est vertigineux, mais ce livre au bout du compte remplit son office, qui est de nous faire douter de nos raccourcis commodes (mais si confortables socialement, reconnaissons-le). Par le biais aimable d'un petit ouvrage dialogué, on en vient finalement à regretter de parler trop. Ce qui n'est pas si mal."
(1) «Le Réel. Traité de l'idiotie» (Minuit, 2004).
(2) On lira sur ce thème le bel ouvrage de Matthijs Van Boxsel, «l'Encyclopédie de la stupidité», publié ces jours-ci par Payot (272 pp., 20 €).

26 septembre, 2007

L'adolescence, l'âge des possibles


Il existe d'après le sociologue Michel Fize une idée reçue quant à la période de l'adolescence: ce serait le temps des crises. Mais en fait, nous sommes prisonniers de nos propres représentations. Il s'agit bien au contraire du plus bel âge de la vie.

C'est en effet l'âge des possibles: ce sont les expériences cruciales et les premiers émois amoureux ! Je ne puis m'empêcher de citer Rimbaud:


" On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.

- Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,

Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !

- On va sous les tilleuls verts de la promenade."


Magazine Sciences Humaines; septembre-octobre-novembre 2007.

25 septembre, 2007

De la légitimité de la philosophie ?


Il est parfois navrant de constater à quel point les philosophes montrent de l'arrogance aujourd'hui: il semble que le souci principal consiste à prouver que l'on a raison. De ce fait, le recours à l'argument sert d'alibi facile; ou bien autre chose se produit: le discours philosophique devient révélation d'un impensé.

Philosophes continentaux, philosophes analytiques, un peu de modestie ! Vous faîtes rire vos maîtres !

égalité ou dignité ?

Dans l'oeuvre Enquête sur les principes de la morale, Hume affirme:
" La moralité consiste dans la relation des actions à la règle du bien, et on les dénomme bonnes ou mauvaises en fonction de leur accord ou désaccord ou désaccord avec elle. Quelle alors cette règle du bien?"
Il semble que l'on ne puisse parvenir à une science de la morale parce que celle-ci ne consiste pas en relation. La notion de circonstance y joue un rôle essentiel.
Dans cette perspective, il serait intéressant de se demander s'il est justifié de parler d'une" atteinte à la dignité." Dès lors, il appartient à la Justice de légiférer dans tous "les cas possibles". Mais quelle est la nature du raisonnement juridique ? Comment peut-on faire un usage juridique des concepts moraux ?

21 septembre, 2007

L'aveu: Raskolnikov et sonia

Raskolnikov veut avouer son terrible crime à Sonia. Mais l'épreuve est douloureuse:
-"Assez Sonia, assez. Ne me tourmente pas."
Dans un élan d'amour, elle lui répond qu'il n'y a pas d'homme plus malheureux que lui. Mais sait-elle vraiment ?
- "Je n'ai peut-être pas encore envie d'aller au bagne."
Elle se met à douter; elle ne comprend pas.
-" Eh bien, pour voler, Sonia."
Un espoir apparaît dans la réaction de sonia:
- " Tu avais faim ! C'était pour venir en aide à ta mère ? Oui ?
Si Raskolnikov pouvait répondre "oui":
- "Non, Sonia, non...Je n'avais pas si faim que ça...et voulais en effet venir en aide à ma mère...mais...ce n'est pas tout à fait cela; ne me toumente pas Sonia."
Il cherche à comprendre la raison de son acte. Il refuse de lui mentir, de lui paraître excusable:
- "Sais-tu Sonia...Sais-tu ce que je vais te dire ? Si la faim seule m'avait poussé à commettre cet assassinat, je serais maintenant...heureux, sache-le bien !
Il faut que Sonia le comprenne et cesse de lui montrer de l'indulgence.
Mais elle ne peut vraiment se résoudre:
-" Et ne souffres-tu donc pas, toi aussi ?"
Il essaie toujours d'élucider son acte. Il n'est pas anodin; il témoigne de sa méchanceté:
-" Sonia, j'ai le coeur mauvais; prends-y garde; cela explique bien des choses."
Mais Sonia, admirable, veut savoir.Il répond:
- "Oui, je voulais devenir un Napoléon, voilà pourquoi j'ai tué...Comprends-tu maintenant ?
Les explications de Raskolnikov résultent de sa tentative de justifier son action. Après tout, au regard de l'action des grands hommes de l'histoire, le meurtre d'une vieille usurière est fort peu de chose. Mais est-ce suffisant ? Sonia n'est pas dupe. Raskolnikov s'en rend compte:
- "Tu as encore raison, Sonia. Tout cela est absurde, du bavardage tout simplement."
Est-ce la seule méchanceté qui peut seule expliquer son acte odieux ? Est-ce son orgueil et sa soif de réussite qui causent la chute de Raskolnikov ? Le mal s'est-il emparé de son âme ? Et il évoque les ténèbres:
-" Je sais bien que c'est le diable qui m'a entraîné."
Raskolnikov évoque "un droit de tuer".
Mais Sonia veut le sauver.
Ce chapitre IV de la cinquième partie constitue une découverte des motifs du héros. Or, cette découverte n'est pas immédiate. C'est pourquoi, la justification appararaît de manière retrospective. Il est toujours possible pour un homme de vivre dans l'illusion de ses propres raisons d'agir.
Mais agit-on toujours avec de clairs motifs ? Faut-il distinguer les "mobiles" des "motifs" ?
Crime et Châtiment; Cinquième partie, Chapitre IV.

18 septembre, 2007

L'ours raisonne-t-il bien ?


Je vais tenter dans les prochains billets de m'interroger sur la rationalité ou irrationalité de la volonté. Je dois en effet répondre aux objections de Elias (billet précédent). Dans quelle mesure une volonté surhumaine ne pourrait pas être qualifiée d'irrationnelle ? Comment est-il possible de distinguer l'idée d'engagement préalable ( Elster) de l'idée de désir de second ordre (Frankfurt) ? Il faut par ailleurs s'entendre sur les normes de notre rationalité.


En attendant, je vais me procurer le dernier livre de Descombes à propos de l'ours de la fable !

14 septembre, 2007

Rationalité de la décision ?


Il est intéressant de montrer comment le sujet humain peut faire un usage de sa liberté. D'après Aristote, la marge de liberté de l'homme réside précisément dans sa capacité à faire des choix prudents. Le monde humain n'est pas régi par la nécessité des lois naturelles. Mais il est possible d'agir en connaissance de cause à condition de choisir les moyens appropriés à la fin visée. Toutefois, il vrai que l'homme faible agit à l'encontre de son raisonnement. C'est ainsi la figure de l'akratique qui apparaît.


D'après Descartes, la liberté de faire le mal est l'expression d'une volonté sans limites. Cependant, il est en notre pouvoir de nous conformer à notre décision: c'est l'image de la ligne droite que le promeneur égaré suit. Une volonté assumée consiste donc bien à rester ferme dans son jugement et persévérant dans sa volonté: c'est la générosité.


J. Elster semble briser cette image classique de la délibération et de la décision rationnelle: le renard de la fable adapte ses préférences. Mais comment alors pouvons concevoir une rationalité humaine ? Notre capacité à prévoir peut-elle amoindrir notre faillibilité ?

13 septembre, 2007

La rationalité limitée, suite


Partons du principe de maximisation de Bayes:


" dans une situation donnée, le décideur devrait choisir l'option qui maximise l'utilité espérée."


Or, il importe de comprendre la relation des préférences / options. Théoriquement, il est possible d'envisager toutes les stratégies possibles. Mais il faut aussi maîtriser la connaissance de tous les états du monde ainsi que les informations venant de l'environnement.

Il n'est donc pas certain qu'il existe une stabilité entre les préférences et les choix.

Si la décision est un problème à résoudre et non une simple anticipation, alors plusieurs étapes du raisonnement sont à distinguer:


- information sur ce qui est désiré

- information initiale sur les ressources

- information sur les informations possibles

11 septembre, 2007

La rationalité limitée !


L'idée d'une prévision optimale ou d'une anticipation rationnelle se fonde sur la possibilité d'une adéquation entre la fin et les moyens. C'est précisément dans le contexte de la théorie des jeux que la rationalité instrumentale opposée à la rationalité cognitive remplit cette fonction: l'acteur se trouve en environnement incertain et maximise son utilité en fonction des contraintes. Si l'exigence de choix optimal n'est pas maintenue - du fait des capacités limitées de traitement de l'information -, l'acteur renoncera à cette perspective et se contentera de faire des choix répondant au critère du satisfacing .



Dans quelle mesure est-il possible de modéliser une décision rationnelle ?



P. Demeulenaere; Homo oeconomicus, PUF, 1996;


R. Fillieule; La question de la rationalité dans les sciences sociales, thèse de Doctorat,1994.

08 septembre, 2007

Réagir à la faiblesse de volonté


Il est sans doute rationnel de se prémunir des effets de sa propre faiblesse. La volonté n'est pas un muscle - pour reprendre l'expression de Jon Elster - qu'il s'agit de doper. C'est donc par des moyens indirects que l'on parvient à obtenir ce que l'on voudrait ou au contraire à éviter ce que l'on voudrait fuir.
Usons donc d'une métaphore: l'ennemi du moi, c'est bien évidemment l'extension des différents "moi" dans le temps; et on n'y peut rien. Ainsi en est-il de ces femmes aimées puis reléguées au rang de "collection" dans l'oeuvre de Proust.


Pour se prémunir de l'instabilité de notre volonté, encore convient-il de recourir à plusieurs stratégies:


- éliminer certaines actions faisables (le cas du joueur, du fumeur)

- se dérober à la connaissance de certains faits: le manque d'information peut paradoxalement ne pas déclencher une réaction brutale, émotive

- rendre certaines actions plus coûteuses: ne pas aller voir sa vieille tante demain rendra l'action pénible plus tard

-récompenser davantage certaines actions: différer un plaisir immédiat pour un plaisir futur est cause de satisfaction

- changer l'évaluation des biens futurs: en quelque sorte, il s'agit de rendre désirable ce que l'on risque de considérer avec indifférence avec le temps


De là, Elster s'interroge sur les politiques mises en place pour protéger l'individu contre lui-même. Est-ce du paternalisme ou autre chose ?


La seule question que je me pose est de savoir ce qui constitue la force motivationnelle de telles stratégies.

07 septembre, 2007

Agir contre soi


Il peut sembler paradoxal d'agir contre soi:

une conduite ordinaire semble exiger de la part de l'agent des motivations rationnelles. On pourrait bien évidemment compliquer le schéma de l'action et évoquer la fameuse faiblesse de la volonté. Toutefois, il est complexe de comprendre pourquoi un agent, après avoir délibéré, ne suit pas ses meilleures raisons. La surdité ou la myopie à l'égard de ses propres motivations reste une hypothèse mais seulement une hypothèse. Ainsi:


1 L'agent a des raisons de faire X

2 L'agent a des raisons de faire y

3 Dans le jugement de l'agent, les raisons en faveur de X sont plus fortes que les raisons en faveur de Y

4 L'agent fait y


Mais il faudrait être capable selon Jon Elster de proposer "un mécanisme psychologique capable de produire l'akrasia synchronique."


Il est donc intéressant de montrer, par une analyse des mécanismes causaux, comment la faiblesse de volonté est possible.


Jon Elster; Agir contre soi, Odile Jacob, juin 2007


Gérard Reach ; Pourquoi se soigne-t-on ? , Le bord de l'eau, mai 2007


03 septembre, 2007

Philodélibération: une liste de discussion !


En ce jour de rentrée des enseignants, je viens de créer une liste de discussion: Philodeliberation.Pour vous inscrire, rien de plus simple, il suffit de se rendre au site du groupe:

et de rejoindre groupe

puis de créer un compte yahoo.

J'espère pouvoir disposer d'un public large, avec des compétences différentes. Je viens juste d'en parler à mes collègues de lycée.

N'hésitez pas à en parler autour de vous: travailleurs, étudiants, citoyens...

01 septembre, 2007

Crime et châtiment


La découverte de ses propres motifs ne constitue pas une évidence. Nous nous proposons dans les billets suivants d'analyser les mécanismes causaux de la volonté.

F. Waismann - volonté et motif-revient sur les étapes de Raskolnikov,héros tragique de "Crime et châtiment", dans la compréhension de ses prores motifs. Je cite un extrait de la cinquième partie du chapitre IV:


"Tout à coup, une sensation étrange et surprenante de haine pour Sonia lui traversa le coeur. Etonné, effrayé même de cette découverte bizarre, il releva la tête et considéra attentivement la jeune fille..."



F. Waismann; Volonté et motif, Trad franç C. Bonnet, PUF 2000

F. Dostoïevsky, Crime et châtiment (P189-213), Folio, Trad franç V. Pozner