17 mai, 2013

09 mai, 2013

28 avril, 2013

Les droits des animaux

 Il faut signaler la traduction par Enrique Utria du livre fondamental de Tom Regan, Les droits des animaux.
 Je consacrerai un peu plus tard une analyse de ce livre -événement !
Voici la présentation de l'éditeur:
 
PRÉSENTATION :
Les animaux ont des droits. C’est la thèse que défend Tom Regan dans cette œuvre fondatrice, contribution majeure à la réflexion morale contemporaine.
Loin d’être sans pensée, comme l’affirmait Descartes, les animaux que nous mangeons, chassons ou livrons aux expériences scientifiques sont conscients du monde. Leur esprit est empreint de croyances et de désirs, de souvenirs et d’attentes. Ce sont, à ce titre, des êtres dotés d’une valeur morale propre, indépendamment de l’utilité qu’ils peuvent avoir pour nous. Ce n’est pas simplement par compassion pour leur souffrance, mais par égard pour leur valeur que nous devons les traiter avec respect.
La théorie de Regan est la formulation philosophique la plus élaborée et la plus radicale d’une éthique des droits des animaux. Elle pose une exigence de cohérence : si nous refusons l’exploitation des hommes, il nous faut également dénoncer l’exploitation des animaux non humains. L’abolition de l’élevage, de la chasse et de l’expérimentation est requise par la justice.

AUTEUR :
Tom Regan est professeur de philosophie à la North Carolina State University (Raleigh).


21 avril, 2013

Vivisection et méthodes alternatives !

Il existe aujourd'hui d'autres méthodes alternatives qui permettent de mettre fin à la vivisection ou expérimentation animale. La science ne devrait pas cautionner des pratiques injusfiées moralement et surtout inutiles.
Il faut prendre connaissance du comité scientifique "Aintidote europe":
 
 

18 avril, 2013

Journée mondiale des animaux en laboratoire

La manifestion contre la vivisection est prévue samedi 20 avril dans la ville d'Avignon: nous y serons pour protester contre cette pratique barbare et inhumaine:
http://www.stop-animaux-labos.org/journee-mondiale-animaux-labos-annonce/avignon-20-avril-2013/#eme-rsvp-message

13 avril, 2013

Sensibilisation aux primates en lycée

Ma collègue de Nantes, primatalogue et psychologue, est intervenue auprès de nos élèves du lycée sur la connaissance des primates durant deux jours. Il est important de prendre conscience des effets de l'exploitation des ressources sur l'environnement et  sur l'habitat des animaux. Cette conférence s'est achevée par un documentaire de Patrick Rouxel  sur le sort des orangs-outans. Le film "Green" constitue un témoignage poignant des activités humaines liées à l'huile de palme. Or, il existe d'autres alternatives, d'autres politiques que la seule exploitation irresponsable de la nature; notamment au Congo.
"Green" est la femelle orang-outan...
 

29 mars, 2013

Mélodie, chronique d'une passion !

Le livre d'Akira Mizubayashi Mélodie, chronique d'une passion, donne des frissons par sa beauté, sa vérité. La mort de son chien fidèle rappelle celle de son père...L'auteur ne peut assister aux derniers jours de ces deux êtres. Le livre est écrit comme un conte musical. Le maître devient élève et apprend de son animal. Les pages consacrées à l'attente, à l'amitié entre un animal et un être humain sont superbes:
 
"Mélodie fut pour moi - je mets à part les deux chiens de mon enfance - l'être le plus totalement réduit à un état d'impuissance constante. Et par cette vulnérabilité extrême, elle a occupé, tout au long de son existence qui se confondait avec la mienne, la position de maître, et moi celle d'élève. Elle a été comme un grand maître d'un art traditionnel japonais dont l'enseignement consiste à ne rien dire de son art, mais à laisser son élève en deviner la quintessence." (P 236)
 
"Elle attend. Mélodie, c'est un être qui attend, qui ne fait qu'attendre. Sa vie aura consisté à attendre. Mais attendre quoi ? Attendre le retour de celui à qui elle se sent attachée."  (P 145)
 
Akira Mizubayashi, Mélodie, chronique d'une passion, Gallimard janvier 2013


19 mars, 2013

Martha Nussbaum

 
Un article de Fabienne Brugère à propos de cette grande philosophe américaine Martha Nussbaum. Je cite souvent cette philosophe dans ma réflexion sur la vulnérabilité: comment faire de la philosophie précise et rigoureuse sans délaisser la réalité ?

03 mars, 2013

De retour d'Inde

Bien-sûr, il est difficile de se faire une idée de l'Inde tant ce pays est immense. J'ai donc découvert une partie du Sud-Est de l'Inde - le Tamil Nadu: j'ai pris conscience du caractère gigantesque de Chennaï, de la beauté des temples de Mahabalipuram, de la forteresse de Gingee  et enfin, j'ai pu  découvrir Auroville et Pondichéry côté indien, côté français.
 Auroville, c'est le rêve d'une cité universelle et idéale: la galaxie tournante d'Auroville symbolise l'unité. C'est Sri Aurobindo et la Mère qui en sont les "créateurs"; reste à savoir si le rêve d'une communauté idéale tient la route (en 1968). Il est complexe de savoir si ce projet est authentique tant les propos des uns et des autres sont divers et contradictoires parfois.
 Il reste que voyager bouscule nos repères et nous invite à observer attentivement ce que nous voyons ! Ensuite, il faut digérer lentement...
 


 

16 février, 2013

07 février, 2013

Recension ouvrage

Je remercie Vincent Billard pour la recension de mon ouvrage -"Agir gratuitement, la grande illusion":
 
http://iphilosophie-vincentbillard.blogspot.fr/

 En effet, je tente de faire en sorte de partager un savoir:

"Savoir se mettre à la portée du lecteur, pas forcément philosophe mais désireux par exemple d’approfondir les liens profonds existant entre le monde animal et l’être humain, au travers d’un propos clair et informé, voilà sans doute une qualité fondamentale pour un philosophe contemporain."

05 février, 2013

Les chiens du Macadam

Voici une recension qui se veut modeste d'un reportage de Florence Gaillard  "Les chiens du Macadam":

Florence Gaillard, dans ce reportage soutenu par « France Télévisions », part à la rencontre de trois jeunes SDF à Nantes et à Paris : Jérémy, William et Jérôme sont accompagnés de leurs chiens. Las de mener une vie d’errance, ils éprouvent tous les trois le besoin d’une réinsertion, d’une vie qui ait du sens. Florence Gaillard est journaliste, reporter d’image. Elle se propose dans ce documentaire de rendre compte de la relation entre les marginaux et leurs animaux. Elle a, au cours de ses enquêtes, rencontré des éducateurs, des vétérinaires et des chercheurs en sciences sociales intéressés par cette problématique.

Toutefois, ces trois jeunes garçons à la fois vulnérables et lucides entretiennent des relations très fortes avec leurs animaux. La question posée au début du reportage est de savoir si ces jeunes éprouvent le besoin d’être protégés ou tout simplement d’exister dans le regard de l’autre. Il va de soi que l’attachement des jeunes à leurs chiens reste un moyen de s’en sortir, d’être « sauvé » comme l’affirme l’un d’entre eux.

 Or, la société n’accepte pas toujours les SDF avec leurs chiens : force est de constater qu’il n’existe en France que trois structures d’accueil pour les personnes ayant des animaux. Dans ce reportage, nous prenons connaissance du travail remarquable réalisé par l’institut « Saint-Benoit » à Nantes et « Les Enfants du canal » à Paris.

 Commençons par raconter l’histoire de Jérôme (28ans) et de ses deux chiens : il a connu l’errance depuis l’âge de 12 ans et cherche à s’en sortir. Il a sombré dans l’alcoolisme une partie de sa vie et il estime qu’il doit trouver sa place dans la société parce que ses deux chiens affectueux lui donnent la force de le faire. Il accepte donc les conseils d’un vétérinaire afin de mieux éduquer ses chiens et ainsi espère vivre dans un appartement. Toutefois, Jérôme reste un rebelle et souffre d’un manque de liberté à l’intérieur de la structure d’accueil. Les règles à l’intérieur de l’établissement sont strictes ; Jérôme, jugé agressif lors d’une bagarre sera expulsé. Il se retrouve donc dans la rue avec ses éternels compagnons ! Pourtant, nous remarquons le désespoir dans ses yeux lorsqu’il est contraint de dormir sous sa tente ! Là encore, on peut se demander si sans ses deux chiens ce jeune homme aurait le courage de tenir !

 Ensuite, Jérémy (22ans) qui entretient une relation très protectrice avec son berger allemand. Il peut grâce à une structure d’accueil continuer sa formation de tailleur de pierre. Bien-sûr, avec amour, il pense que son chien « mérite mieux que la rue et lui aussi » ! Là encore, l’animal donne une raison à son existence ; du moins l’empêche de « braquer » quand il le souhaiterait par manque d’argent. Jérémy envisage de construire sa maison et songe à devenir berger. En grand solitaire, il rêve de devenir berger accompagné de son chien. Mais il reconnaît que c’est « bien de causer avec son chien » mais il faut des humains « pour avoir une conversation » ! Et c’est vrai que Jérémy parvient à s’intégrer, à supporter les longues journées de travail parce que son chien est en quelque sorte une boussole. Par l’attention que Jérémy prodigue à son animal, les éducateurs peuvent admirer ses qualités humaines.

 Les éducateurs sociaux, interrogés dans ce reportage, montrent bien la nécessité d’une relation avec un autre même si cet autre est un chien. Car cela permet à l’individu, en perte de repères, de se structurer, de mettre de l’ordre dans ses souvenirs ; bref l’animal, est une « borne biographique ».

Enfin, William est parti de chez lui à 16ans parce qu’il s’estimait trop « couvé » par sa mère. Il souhaite vivre sa vie et c’est avec sa chienne qu’il apprend à se découvrir, à maîtriser ses propres émotions. Car William est un éternel inquiet qui redoute l’agressivité de sa chienne sur les autres animaux. Mais l’animal est aussi le miroir de ses propres angoisses, de ses propres frustrations. Progressivement ce jeune homme prend confiance en lui et accepte comme il l’affirme lui-même, « une prise de risque » : il envisage de vivre avec une personne et son bébé. Sans doute, sa chienne lui aura permis de « vivre et de se sentir vivant » par l’affection reçue, même si William reconnaît que l’amour pour un chien n’est pas le même que pour un humain !

Il serait temps que les structures d’accueil prennent en compte le besoin des individus d’avoir des animaux. Car - ce reportage le montre avec beaucoup d’intelligence -, le chien par sa sociabilité et sa fidélité, participe à la stabilité mentale de l’individu. Mais il existe un véritable paradoxe dans cette marginalisation des jeunes exclus : la société ne prend pas en compte les besoins des exclus ce qui accentue leur marginalisation.

27 janvier, 2013

Le choix d'être végétarien !

 Parce qu'elle estime le droit de respecter, comme beaucop de végétariens, les animaux, Marcela Iacub explique son choix de ne pas manger de viande. Il ne s'agit pas d'une mode, mais d'une prise de conscience:
http://www.lepoint.fr/societe/marcela-lacub-les-animaux-nous-apprennent-ce-qu-aimer-veut-dire-18-01-2013-1616782_23.php

26 janvier, 2013

Stop vivisection

Stop vivisection est une initiative citoyenne qui a pour but de faire cesser l'expérimentation animale; cruelle et souvent inutile:
http://www.stopvivisection.eu/fr